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Jack le FATalist
Pistes pédagogiques pour enseigner avec la nouvelle orthographe
La nouvelle orthographe (ou la réforme de l’orthographe ou les rectifications de l’orthographe ou l’orthographe simplifiée) est désormais citée dans les programmes scolaires belges et français comme la référence à enseigner. Voici quelques pistes pédagogiques pour les enseignants désireux d’enseigner avec la nouvelle orthographe.
PLAN DE L’ARTICLE
A. Interpréter les programmes
A.1. Aucune des deux graphies ne peut être comptée comme erronée
A.2. Les graphies réformées doivent être enseignées en priorité
B. Pistes pédagogiques
B.1. Sensibiliser les élèves au phénomène de la variante orthographique
B.2. Réaliser des leçons d’éveil historique sur la création et l’évolution de l’orthographe
B.3. Aiguiller vers les graphies réformées
B.4. S’équiper de manuels “rectifiés”
B.5. S’entourer de référentiels au sujet de la nouvelle orthographe
A. Interpréter les programmes
Les programmes scolaires donnent deux lignes de conduite.
1. Aucune des deux graphies ne peut être comptée comme erronée.
Cela signifie que peu importe l’orthographe choisie (consciemment ou non) par un élève pour un mot donné, on doit l’accepter. La volonté est là d’ouvrir au phénomène de la variante orthographique (un mot peut avoir plusieurs orthographes ; cela arrive parfois au sein d’un même dictionnaire !). Depuis que les nouvelles éditions des dictionnaires de référence prennent en compte les graphies rectifiées, compter l’une ou l’autre orthographe comme fautive devient d’ailleurs difficilement tenable et peu justifiable auprès des élèves.
2. Les graphies réformées doivent être enseignées en priorité.
Voir infra.
B. Pistes pédagogiques
1. Sensibiliser les élèves au phénomène de la variation orthographique
Tout comme les enseignants, les élèves ne sont pas toujours conscients du fait que les dictionnaires ne sont pas toujours d’accord entre eux. En outre, certains dictionnaires proposent deux (ou plus !) orthographes pour un même mot (igloo et iglou, par exemple). Pour observer cela, il est intéressant de disposer d’une flotte diversifiée de dictionnaires au sein de la classe (VS tous le même dictionnaire !).
2. Réaliser des leçons d’éveil historique sur la création et l’évolution de l’orthographe
L’orthographe a une histoire. Il s’agit d’une construction humaine, avec ses erreurs et ses trouvailles. Dès la fin du primaire, il est possible de proposer des leçons sur l’histoire de l’orthographe. Cela sensibilisera les élèves au fait que l’orthographe n’est pas une donnée intouchable et figée dans le temps. En outre, en s’arrêtant sur l’explication historique des pluriels en /x/, des exceptions et de l’accord du participe passé, les élèves comprendront l’orthographe. Ils se rendront vite compte que l’orthographe est COMPRÉHENSIBLE, que tout ne doit pas être retenu par cœur.
3. Aiguiller vers les graphies réformées
Deux cas de figure :
Lorsque l’on enseigne une nouvelle règle (accord au pluriel, conjugaison, les numéraux composés…), il s’agit d’étudier les règles avec les rectifications.
Lorsqu’un élève commet une erreur, quand c’est sur un mot ou une règle touchée par la réforme, il s’agit d’orienter la correction vers la nouvelle orthographe. Ainsi, un élève qui aurait écrit un oniont, on le corrigera en un ognon.
4. S’équiper de manuels scolaires rédigés en respectant la nouvelle orthographe
Last, but no least. Si on veut enseigner AVEC la nouvelle orthographe, il s’agit de vérifier que les manuels scolaires (si on en utilise!) présents en classe sont rédigés en respectant la nouvelle orthographe. On peut aisément le vérifier sur le site des éditeurs scolaires, dans la préface de l’ouvrage ou sur sa couverture. En effet, généralement, l’éditeur fait de la nouvelle orthographe un argument commercial et impose la pastille suivante sur la couverture de l’ouvrage.
5. Avoir un référentiel reprenant les règles de la nouvelle orthographe près de soi
Lorsque l’on se décide à employer au quotidien la nouvelle orthographe, il est utile d’avoir à sa disposition une liste des mots les plus fréquents touchés par les rectifications et un récapitulatif des “nouvelles” règles.
En voici des exemples :
L’oignon perd son i mais est-ce qu’on lui a demandé son avis? par Marie Bretin
omd noooon !!! if I submit my thesis at the *end* of sept., will I have to use the orthography reforms ??
sure, not all the circumflexes are to be scrapped, but all of them -- as well as the ‹ph› digraph -- are important for either etymological or phonological reasons.
don’t care much for the hyphens, though