A deux reprises au cours du développement individuel surviennent des renforcements considérables de certaines pulsions, à la puberté et aux environs de la ménopause chez les femmes. (…) Le domptage des pulsions, qui avait réussi lorsque celles-ci avaient une force moindre, échoue maintenant lors de leur renforcement. Les refoulements se comportent comme des digues contre l’assaut des eaux. Le même résultat peut être produit de façon irrégulière à tout autre moment de la vie par des influences accidentelles. On en arrive à des renforcements pulsionnels par de nouveaux traumatismes, des frustrations imposées, des influences collatérales des pulsions les unes sur les autres. Le résultat est chaque fois le même, il confirme la puissance irrésistible du facteur quantitatif dans la causation de la maladie.
S. Freud, L’analyse avec fin et l’analyse sans fin, 1937 (Résultats, idées, problèmes – II, PUF 1985, p. 241).










