Voir le positif dans chaque juif
“Voir le positif dans chaque juif” est un enseignement hassidique qui m’a aussi bien influencé qu'intrigué. Il semble en effet surprenant que l'on puisse faire usage de son regard de diverses façons : Mes yeux ne reflètent ils pas simplement ce que je vois ? Si tel n'est pas le cas ce n'est pas seulement mon rapport à l'autre qui pourrait être remis en question mais l'ensemble de ma personnalité.
"Le pessimisme est un luxe qu'un juif ne peut se permettre" déclarait Golda Meïr*. Inversement proportionnel, le juif se doit d'être optimiste, arriver à voir l'aspect positif des choses. Être optimiste implique alors que l'environnement dans lequel je me tiens n'influence pas ma philosophie de vie. Je ne définie donc pas ma façon de voir les choses par le regard mais par l'état d'esprit que je me suis imposé.
Il en est de même dans ma relation avec l'autre. Je le vois selon l'état d'esprit dans lequel je choisis d'être lorsque je suis face à lui. Certains se contenteront de préjugés en s'appuyant sur ce qu'il se dit sur lui. D'autres feront sa connaissance pour se faire une idée, l'objectif étant alors de se faire leur propre jugement. La question est alors de savoir comment est-il possible de rencontrer l'autre sans le juger d'une quelconque façon que ce soit.
La vue permet à tout être humain de regarder par le même organe. Seulement, c'est l'interprétation de mon regard qui déterminera ce que je vois. Celui qui a des préjugés sur son prochain a alors été influencé par son environnement et ce que l'on pouvait raconter autour de lui. Rester fidèle à l'état d'esprit que je me suis fixé c'est contrecarrer un quelconque jugement et ainsi influer sur ce que je vois à travers l'autre : Son coté positif.
* Ex-premier ministre d'Israël











