Ătre ou ne pas ĂȘtre, telle est la question [Partie 2]
Conseil: Lire au préalable la Partie 1
Que ce soit en couple, en famille, entre amis ou au travail, le contact avec l'extĂ©rieur nous impose une attention toute particuliĂšre Ă notre apparence. En marketing, un produit est prĂ©sentĂ© dans son emballage que l'on appelle packaging. Des Ă©quipes entiĂšres sont investies dans sa conception qui se doit ĂȘtre agrĂ©able et attractive pour l'oeil du client. Notre corps est ce packaging.
Une question se pose alors : Pourquoi différencier mon corps et mon moi, ne suis-je pas mon corps et mon corps n'est-il pas moi ? La réflexion qui va suivre tentera de démontrer que mon corps n'est qu'un complément mais que fondamentalement je peux ne me définir que par mon moi.
La sociĂ©tĂ© de consommation liĂ©e Ă celle du paraĂźtre des individus a donnĂ© jour au marketing. Le corps en est le premier bĂ©nĂ©ficiaire : La mode et les tendances, dĂ©finies par la sociĂ©tĂ©, nous incite Ă soigner ainsi notre apparence par l'achat de vĂȘtements hors de prix Ă en oublier qu'Ă l'origine l'on se vĂȘtit pour simplement se couvrir. Par ailleurs, la sociĂ©tĂ© moderne nous incite au sport et au rĂ©gime pour garder la ligne et prĂ©server une silhouette "idĂ©ale", Ă en oublier qu'Ă l'origine il est question de santĂ© lorsqu'on fait attention Ă son alimentation.
Les religions monothĂ©istes, la croyance en un seul D'ieu crĂ©ateur, ont longtemps inspirĂ© les hommes. Le judaĂŻsme avec la Torah puis notamment le Talmud ont influencĂ© considĂ©rablement le monde, l'a aidĂ© Ă Ă©voluer pour enfin crĂ©er ce que l'on considĂšre aujourd'hui comme la morale (Ne pas tuer, ne pas voler, etc.). MalgrĂ© des folies faites au nom de D'ieu Ă travers les siĂšcles, la religion a dans son ensemble accompagnĂ© les hommes et aidĂ© Ă Ă©tablir un ordre sociĂ©tal.Â
La société moderne s'est alors organisée à partir de valeurs et principes religieux découlant des commandements de D'ieu et des réflexions de nos Sages.
Aujourd'hui, l'ordre sociétal étant définitivement établi, chacun semble trouver sa place dans le systÚme capitaliste actuel, comme si que le travail et le foyer donnaient du sens à la vie. Une idée fondamentale est à retenir ici : L'homme pense que c'est la société qui a donné un sens à sa vie. Nous ne sommes donc plus dans une relation homme-D'ieu mais homme-société.
Ainsi l'homme, ayant fait abstraction de D'ieu, veut dorénavant connaitre l'origine de l'humanité, non pas en se référant à la religion mais à la science. La société prÎnant le culte du corps, l'esprit n'existe donc plus. Tout comme les scientifiques le font pour les animaux, ils expliqueront la création de l'homme par une suite de phénomÚnes naturels.
Une rĂ©flexion me vient alors Ă l'esprit : Si l'on cherche une origine naturelle commune Ă l'homme et Ă l'animal, les deux ne sont plus diffĂ©renciĂ©s, les raisons de leurs crĂ©ations sont similaires, l'homme est donc rĂ©duit Ă un simple ĂȘtre vivant tout comme l'est l'animal. Pourtant en philosophie l'homme se distingue de tout autre ĂȘtre vivant par sa conscience d'exister. Pourquoi alors la nature aurait-elle donnĂ© seulement Ă l'homme cette conscience ? Nous rencontrons ici les limites de la science qui ne peut donc tout expliquer.
RĂ©sumons : La sociĂ©tĂ© prĂŽne le paraĂźtre, le culte du corps et explique ses origines par la science. ParallĂšlement, il en est terminĂ© de l'ĂȘtre, de l'esprit, de la religion et de D'ieu.
L'ordre sociĂ©tal a dĂ©veloppĂ© la division du travail telle que l'ont dĂ©crit Adam Smith, Ămile Durkheim, Karl Marx pour ne citer qu'eux. Les trois hommes s'accordent pour dĂ©finir la division du travail telle une rĂ©partition toujours plus spĂ©cialisĂ©e du processus de production d'un produit. A l'Ă©chelle macro-Ă©conomique, il s'agit de la spĂ©cialisation des hommes dans un secteur d'activitĂ© donnĂ©.
Cette division du travail est poussĂ©e aujourd'hui Ă son paroxysme. En effet, aprĂšs nous avoir rĂ©duit Ă l'Ă©tat d'ĂȘtre vivant sans conscience donc sans rĂ©flexion, la sociĂ©tĂ© moderne dĂ©finit l'intellect tel un secteur d'activitĂ© rĂ©servĂ© aux intellectuels, Ă l'image des scientifiques accĂšs sur la science.
Revenons aux sources et faisons abstraction de notre environnement : L'intellect est en chacun de nous, preuve en est vous lisez, comprenez et analysez ce que j'Ă©cris. Ne considĂ©rez plus la rĂ©flexion comme Ă©trangĂšre Ă vous. Faites l'effort de rĂ©flĂ©chir et de vous poser des questions, il s'agit simplement d'un entrainement de l'esprit. Oubliez quelques instants vos besoins et soucis matĂ©riels exprimĂ©s par votre corps. Ne prenez plus compte de ce que votre entourage ou la sociĂ©tĂ© exige de vous. Concentrez vous sur vous mĂȘme.
Ăa y'est, vous l'avez fait. Vous avez atteint votre "Moi".
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