Quand ma moitié porte un amour fou pour les animaux et qu'elle ne peut s'empêcher de remplir sa ménagerie, voici ce que cela a déclenché chez moi... Suis-je la seule à réagir ainsi ? Vos témoignages sont les bienvenus.
J’imagine que je te prends par la main et que je t’emmène dans la chambre.
Que doucement nous nous déshabillons, nos regards l’un dans l’autre, impatients que nos deux corps se touchent, alors que le désir s’installe.
Que je t’allonge sur le lit et me pose le long de ton corps, tandis que le désir monte.
Que nos peaux se caressent et que nos mains, nos lèvres, nos pubis se rejoignent.
J’imagine nos corps se consumer, fondre, crier librement de plaisir avant de s’évanouir.
J’imagine car il y a eu un mouvement sur l’échiquier de notre vie qui m’a déplacée.
Car tu as disposé trois nouveaux pions poilus que tu aimes déjà, et que je ne rejette pas.
Car je me suis sentie bousculée, même si je sais garder l’équilibre et que je suis toujours dans la place, quelque part. Mais où ?
Car je n’ose plus faire de mouvement pour me positionner. Où me positionner ?
J’imagine ce qui pour l’instant me reste.
Je t’imagine me prendre par la main et m’emmener dans la chambre.
Pour me réconforter dans notre espace.
Pour me montrer que j’ai ma place.
Pour faire sauter nos positions.
Je t’imagine réaliser mes rêveries.