Rêve. Dans un trou j’avance, d’un tunnel à l’autre. Des rails, des wagons, les tubes d’un métro aux écarlates carreaux de salle de bain. J’avance avec celui qui sait. Dans une grotte, ancienne mine, catacombe exsangue ou les iniquités s’absorbent dans les murailles, l’ogre qui me devance est sorcier. Il change de forme, rat géant d’abord puis femme étrange et finis par me suivre invisible jusqu’à une porte. Je descend seul, la bête mythique s’est fondu dans l’obscurité. Le labyrinthe donne sur un escalator, d’où une lumière aveuglante jaillit. J’atterris dans une boutique colorée, lumineuse, un magasin de bonbons. Il y’a foule, c’est une souricière je ne reste pas. Dehors Un monde vaste au ciel turquoise et aux montagnes hallucinées m’invitent au voyage, mais un monde vaste au relent de parc d’attraction, un monde vaste qui je le sais maintenant, s’avère factice.













