Denis BILLAMBOZ, “Léo Ferré, le poète vagabond” : ...« l’alexandrin est un moule à pieds. On n’admet pas qu’il soit mal chaussé, traînant dans la rue les semelles ajourées de musique. » (Extrait de la préface de “Poète.. vos papiers !”)... ...Chez Léo la rigueur de l’alexandrin s’accouple avec l’anarchie du texte dans des vers d’une grande sensualité, des vers charnels, des mots qui font l’amour, des rimes qui chantent. Des mots comme des gifles, comme des lamentations, comme des caresses, comme des pleurs, des vers qui copulent en une orgie littéraire, en une danse païenne comme un ballet de « Walpurgis », des vers à faire pleurer sur des airs de jazz ou de blues ou des vers guillerets à faire valser sur un air d’accordéon. Des vers qui crèvent la faim et qui veulent pendre les bourgeois à la lanterne... Léo Ferré, le poète vagabond - Le blog interligne d' Armelle ...