Septembre, je t’épure; je te funambule sur la ligne la plus fine possible de tes (trop) pleins et déliés pour ne retenir que l’allégresse dénudée du vertige, là tout au bord du monde, sur la crête loin de la cohue, du tohu-bohu triomphant et des remugles bouillonnants, pour voler, voler, voler entre les lignes claires du nouveau roman à venir qui pousse ses ramures sur les bois éternels, je le sens, il vibrionne, poudroie dans des myriades de bouquets d’étoiles à cueillir, mûres, irréelles et tactiles, si proches d’une vérité qui affleure de peaux et de chairs le chevalier fou bravache, hardi devant ce vide qu’il décompose, recompose, le regard tourné à l’exact opposé des frénésies brouillonnes et écumantes d’ici-bas, des pétales d’uncinia - les plus légers du monde - tout au bout des ultimes stimulus des doigts des fées. Septembre nu, d’ambre, se cambre jusqu’à l’acmé exaltée des petits mots chuchotés sur le papier de soie gracile, agile de ses esquives entre les vagues, petit poisson volant argenté fendant de célestes horizons aux amours infinies entre les nuages-escargots.










