Rouge Amour
La pièce était immaculée d’un blanc. Un blanc parfait où les traces rouges auraient dû être proscrites. Ce blanc languissant vers un vert infini. Un vert un peu fougère, où le soleil aimait venir s’y reposer. Sous la cime des arbres, et les pins des sapins.
C’était le résultat d’une histoire dans ma tête qui prenait notre vie. D’une sentence qui s’était créée. D’un soupçon perdu dans mes pensées, de prémonitions vaines.
Tant de fois, je l’avais appelée, tant de fois, j’avais descendu ces quelques marches qui conduisaient à son lit trop bien soigné, où les draps sentaient toujours trop bon et aucun pli n’ornait le tissu de son lit.
La peur me tordait les viscères. Je toquais. Juste avant d’entrer, je voyais du rouge partout sur les murs. Une corde trônant devant ce paysage magnifique, où les sapins resteraient pour toujours fidèles à la terre.
Une princesse triste à perpétuité, qui s’était trompée de chemin. Qui s’était jetée partout où l’on aurait bien pu la rattraper. Jusqu’à ce moment, où en dépit de tous ces bras bien trop bras, bien trop lourds de mensonges qui n’en finissent pas, elle avait fini par succomber à ce tendre appel du ciel.









