Mean, green, bad!
seen from Taiwan
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Mean, green, bad!
Battle with the Lions. Queen Tomiris. Oil, canvas.
Photo dump from ts day! First the wait..
Then suddenly noticing others shopping. Had to restart
Glad i had candles stocked up~
Met @saqnupuas !
So cool! We played a bit with my other friend from russia
Did some much needed refill on the wax
Closed up with some good wiki peeps and a rando
La SAQ: la meilleure alliée des vins français
La SAQ, Société des Alcools du Québec, est un élément inconnu au bataillon en France mais un moyen essentiel au Québec pour arroser ses repas. En 2020, cette société de juridiction provinciale a acheté tant de vins français qu'elle a permis de sauver des vignobles.
La SAQ au Québec, c'est là qu'on achète le vin et alcools fort, tandis qu'on "magasine" la bière au dépanneur ou au supermarché. En France, en effet, tous les alcools, spiritueux et vins s'achètent en supermarché autant que chez le caviste. Quand vous allez vous acheter un poulet et des légumes donc, vous avez accès à plus de trois rayons dédiés aux dites bouteilles. Et autant vous dire qu'il y a du stock.
Si je parle autant de vin, c'est non seulement que je suis Française, mais aussi car mon père m'a transmis sa passion pour l’œnologie. Je me souviens encore de nos marches, moi toute jeune du retour du centre équestre, à travers des cultures d'arbres fruitiers. Il me donna une unique framboise qu'il cueillit sur un arbre, en me conseillant de la laisser fondre sur ma langue. Il me montra la démarche, ses mâchoires immobiles, laissant les arômes du fruit lui dire toute la symphonie de la terre dans laquelle il avait poussé.
Cette petite anecdote m'a toujours suivie, car qu'est-ce que du vin si ce n'est du raisin. Dès lors que j'avais l'âge de boire, mon père me fit donc part des autres répertoires fruités, alcoolisés cette fois-ci, mais toujours dans la noblesse du produit, et la mesure. Collectionnant les vins depuis plusieurs décennies, il ne manqua jamais de m'envoyer ses meilleurs nectars afin qu'on puisse les partager et s'en délecter.
Il est très intéressant pour un québécois de comprendre la culture du vin en France. Avant l'industrialisation, à pied ou à cheval, un voyageur français tenait trois choses dans sa poche: une miche de pain, un bout de fromage, et une bouteille de vin. Dilapidés en trois jours de marche, mangés et bu à chaque repas.
Le Français aujourd'hui répond au même principe même s'il est doté d'une oreillette bluetooth et d'une trottinette électrique qui lui permet de rendre visite aux bistrots ou au supermarché pour sa pitance. On boit du vin à table, à la maison ou au restaurant, en apéritif ou pour accompagner tous les plats -de l'entrée au dessert-. Tous les vins sont choisis pour accompagner les saveurs, donc un saut d'une bouteille à l'autre peut vite être légitimé (du blanc pour une entrée à la Saint-Jacques n'accompagnera pas un rôti au plat principal, qui laissera place à un rouge).
En 2020, pendant le confinement en France, on ne pouvait plus aller au restaurant ni au bar, comme partout. Or, le Français lambda boit déjà du vin chez lui, et a donc bien souvent des bouteilles d'avance. Les vignerons ont perdu une grande partie de leur recette française, qui se faisait dans les bouteilles bues au restaurant ou au bar.
Heureusement, la SAQ est arrivée à la rescousse. Les québécois n'ont jamais acheté autant de vins et spiritueux français que l'année passée: en tout, 621 millions d'euros de recettes ! Pourquoi ? Parce que la SAQ est le seul organisme qui vend de l'alcool au Québec, et qu'il était surtout le seul ouvert pendant les confinements.
Les québécois boivent d'ailleurs chaque année 75% des vins français importés au Canada. 1500 producteurs français sont référencés à la SAQ, un beau florilège !
Mais alors d'où vient la SAQ, qui fête cette année son centenaire ?
Une carte postale éditée pendant la prohibition. Source: collection du centre d'histoire de Montréal.
En 1919, alors que la prohibition touche les États-Unis, les douze provinces canadiennes décident de voter si l'alcool restera légal ou non. Dans la province du Québec, c'est le oui qui l'emporte. La vente et la consommation d'alcool restent donc autorisés, sans pour autant être libre: un monopole d’État est mis en place. C'est ainsi en 1921 que nait l'ancêtre de la SAQ: la Commission des Liqueurs.
Or, l’Église à cette époque est encore très influente. On cache les bouteilles, et on met en place des grilles sur les comptoirs, qui rappellent les confessionnaux.
C'est seulement en 1961, avec l'arrivée de la Révolution Tranquille (une période de réformes et de modernisation du Québec), que la fameuse société des alcools change de visage. L’Église perd de son influence, on change de nom et de visage: la Commission des Liqueurs devient la Régie des Alcools du Québec. Les bouteilles ne sont plus cachées, et les grilles de confessionnal sont retirées. Par contre, la vente se fait encore derrière un comptoir, où sont rangées les bouteilles.
Source: Radio Canada
Les employés de la Régie des Alcools du Québec sont d'ailleurs les premiers à se syndiquer. Ils réclament certes de meilleurs salaires, mais aussi de mettre en place des formations.
Les nombreuses grèves menées pendant les années 60 mettent à l'épreuve les québécois et leur soif, à tel point que les caricatures fleurissent dans tous les médias.
Source: BAnQ, Fonds Jean-Pierre Girard via Radio Canada.
En 1968, un scandale éclate après que des camions remplis de milliers de bouteilles sont interceptés par la police près de Québec, dans le quartier Vanier. On apprend alors que c'est la Régie des Alcools du Québec elle-même qui en est responsable: elle continuait de passer l'alcool alors que ses employés étaient en grève.
Une commission d'enquête est mise en place pour trouver un moyen de transformer la société d’État. Suite à cette enquête, menée par le juge Thinel, l'âge légal pour consommer de l'alcool passe de 20 à 18 ans. La Régie des Alcools est aussi scindée en deux:
- La Régie des alcools, des courses et des jeux: qui est en charge de l’aspect légal et des permis.
- La Société des alcools du Québec: en charge du commerce.
En 1971, la SAQ voit son premier président prendre sa tête, Jacques Desmeules. Sa première mission: transformer la SAQ en espace libre-service, où les clients peuvent enfin choisir et emmener leur bouteille.
Source: SAQ via Radio Canada
Si les supermarchés en France vendent tous du vin, ici au Québec, seulement quelques comptoirs détiennent les droits de la SAQ de vendre de l'alcool. Une solution pour couvrir les besoins dans certaines régions au lieu d'ouvrir une succursale.
Toutefois, c'est seulement en 1970 que les ventes de vin dépassent celles du gin, le petit chouchou des québécois ! Il faudra également attendre 1996 pour voir le premier vin de fabrication québécoise arriver sur les étagères de la SAQ: les vins de l'Orpailleur.
Tout cela m'a donné soif, je vais aller faire un petit tour à la SAQ de Baie-Comeau, qui détient des bouteilles bien familières à mon palet.
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Desenho amarelo: gift your friend with drawing
Hoho~ It was fun :D
More 10 to go-
<Part 1 <
>Part 3 >
Me answering my APUSH SAQs
Regarding the SAQ - is it always necessary to complete this in addition to the UCAS Personal Statement and what sorts of things should you say in it? Thanks!
Yes, the SAQ as a whole is a questionnaire you need to fill out with extra information that Cambridge need which wasn’t covered in your UCAS application. There’s more to it than the extra personal statement and while that part is optional, the rest like inputting your UMS marks, what sorts of topics you learnt about, etc. is not optional. I hope this makes sense!Reasons you might fill in the optional personal statement could be that the subject you applied for at Cambridge doesn’t fully align with the subjects you applied for elsewhere; so you have a chance in the SAQ personal statement to be more specific and go into depth about why you like the course at Cambridge in particular.