Vous n’avez pas de formation en tant que formateur de langue. N’essayez donc pas d’imiter les formateurs professionnels, mais concentrez-vous sur ce que VOUS savez faire.
Contentez-vous de leur proposer une forme d’aide linguistique « légère » et sans contraintes.
- La personne qui explique et informe : vous savez comment fonctionne la société d’accueil et quel registre de langue utiliser dans une situation donnée. Certaines formulations peuvent être très utiles (Comment ça s’appelle ? Combien ça coûte ? Où est-ce que je peux trouver … ?).
- La personne qui guide vers les « choses » au moyen de la langue : travailler sur le vocabulaire et visiter ensemble des institutions (lors d’excursions) figurent donc parmi les principales activités à proposer dans le cadre du soutien linguistique des réfugiés.
- La personne avec qui communiquer et qui a et le TEMPS, et la PATIENCE, et la capacité d’ECOUTER. Par conséquent, n’essayez pas de suivre un programme, mais adaptez-vous aux besoins des réfugiés qui viennent vers vous.
- La personne sur qui l’on prend exemple pour s’exprimer : il ne s’agit pas d’enseigner la grammaire, mais que les réfugiés puissent vous imiter et s’exercer à utiliser des mots et des tournures utiles.
référence : Hans-Jürgen Krumm, université de Vienne (Autriche), membre du groupe de coordination ILMA - Intégration linguistique des migrants adultes
https://www.coe.int/fr/web/lang-migrants