🇺🇸 à New York, ce groupe de religieuses s’offre une belle partie de basket 🏀
Alors que l’hiver se termine et laisse place au printemps, nous nous réjouissons du renouveau
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🇺🇸 à New York, ce groupe de religieuses s’offre une belle partie de basket 🏀
Alors que l’hiver se termine et laisse place au printemps, nous nous réjouissons du renouveau
Procné trouve un lieu où lui retirer les signes sacrés, découvre le visage honteux de sa pauvre soeur, veut l'embrasser, celle-ci ne supporte pas de lever les yeux, elle se croit rivale de sa soeur, elle jette au sol son regard, à elle qui veut jurer et prendre à témoin les dieux que par violence elle a vécu la honte, la main sert de voix. Procné brûle, ne contient pas sa colère et les pleurs de sa soeur, elle attaque : "on ne peut rien faire avec des larmes, dit-elle, mais avec le fer - ou alors tu as quelque chose de plus fort que le fer ? à toute barbarie, moi, ta soeur, je suis prête. Moi, avec ces torches je vais cramer le toit du palais royal, je jetterai Terée, le coupable, dans les flammes, ou bien sa langue, ou ses yeux, ou les parties qui ont pris ta pudeur, je les trancherai au fer, par mille blessures je chasserai sa vie de meurtrier. Je suis prête à tout, au pire. A quoi, je ne sais pas encore."
Ovide, les Métamorphoses, "Philomèle et Procné", Livre VI, trad. par Marie Cosnay, Editions de l'Ogre, 2017.
Croire qu’on n’aurait qu’une seule âme-sœur pour toute une vie, ce serait comme penser qu’il n’y aura plus jamais de soleil après la pluie ou de printemps après l’hiver…
V. H. SCORP
Sororité
Allongées au creux du clic-clac, nos caquètements sucrés-salés réveillent la reine-mère taciturne
Attablées devant tous les pains du monde, à essayer de comprendre ensemble comment le refaire passionnément
Adossées à la fontaine, les yeux sur nos jambes tendues, les confidences aussi tendres que les tommettes du fromager d’à côté
Accoudées au comptoir de granit domestique, les secrets, les olives, les monosyllabes enfantines, les concepts et les miettes de hareng se mélangent délicieusement
Perchées sur le ponton-forteresse léché par l’eau turquoise, un pique-nique patchwork à nos pieds, les muscles de l’une et les rires de l’autre scintillent au soleil couchant
Postées devant l’antre-bibelot, nos rêves, nos peurs et nos peines féministes aussi bigarrées et persistantes que les chats affamés qui se frottent à nous, le soir venu
Elle a toujours su que les maisons étaient des corps, et de bien des façons, son corps lui aussi était une maison.
“Sœurs”, Daisy Johnson, Stock, coll. La cosmopolite, 2021, p. 109
2 Sisters N&B
Illustration Slava Tachakaloff
Je suis une lionne Jamais mon destin ne servira de refuge : Je ne me le permettrai pas. Et si je me laisse tenter. Je n’estimerai pas le bâtard. Quand - Oh ! - à une horde de lions, j’ai été insensible.
— Aïsha bint Ahmad al-Qurtubiyya - La lionne (source revue Soeurs)
Tapisserie de soeur à soeur
traduction de deux peintures de ma soeur et artiste Ema Duval
jeu rayures improvisées entre les deux panneaux.
juin 2020