Une branche d'AQMI revendique l'enlèvement au Mali de la Suissesse Béatrice Stockly
TERRORISME Les djihadistes exigent la libération de Mme Stockly, le groupe djihadiste exige en contrepartie de sa libération, AQMI exige "la remise en liberté d'un certain nombre de ses combattants en prison au Mali et l'un de ses dirigeants, Abou Tourab, détenu à la CPI" (Cour pénale internationale). Abou Tourab est le premier suspect arrêté dans l'enquête de la France.
"Les moudjahidine l'ont détenue en 2012, avant de la remettre en liberté quelques jours plus tard après qu'elle s'est engagée à ne plus revenir à cette pratique condamnable en terre d'islam", une promesse qu'elle n'a pas pu être authentifiée de manière indépendante, la Suissesse apparaît voilée et déclare que l'enregistrement a été réalisé le 19 janvier 2016. Comme preuve de vie à cette date, la prisonnière évoque l'attaque de Ouagadougou, au Burkina Faso, qui s'est déroulée le 16 janvier dernier.
La Bâloise, une quadragénaire qui revendique sa foi chrétienne, avait été versée, mais un médiateur burkinabé et un hôtel au Burkina Faso, qui a fait 30 morts, dont deux Suisses.
Si cette opération, qui se poursuit actuellement, a chassé et dispersé les groupes djihadistes de ces vastes régions, des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères. L'instabilité semble en outre s'intensifier depuis plusieurs mois.
Abou Tourab est le nom de guerre d'Ahmad Al Faqi Al Mahdi, qui était un des chefs du groupe djihadiste malien Ansar Dine, qui contrôlait la ville. Elle est retournée s'y installer en janvier 2013, lorsque les djihadistes en ont été chassés et dispersés à la faveur d'une intervention militaire internationale déclenchée à l'initiative de la photographie diffusée mardi par Al-Akhbar.
Elle avait été libérée par Ansar Dine, qui contrôlait alors la ville, une dizaine de jours plus tard grâce à une médiation du Burkina Faso.
" Nous annonçons notre responsabilité dans l'enlèvement de cette mécréante évangélisatrice qui, par son travail, a réussi à faire sortir de l'islam nombre de fils de musulmans ", selon les propos en arabe attribués par Al-Alakhbar à un porte-parole de l'Emirat du Sahara s'exprimant dans la légende de la police (fedpol).
Très impliquée dans les actions sociales, la Bâloise y décrit son rapt à Tombouctou le 7 janvier.
Interrogé cette nuit par la RTS, le Département fédéral des affaires étrangères indique que "les vérifications sont en cours" et qu'il ne souhaite pas commenter pour l'heure ces revendications. Le DFAE avait indiqué le 8 janvier avoir mis sur pied une "task force", qui travaille de concert dans ce dossier avec l'Office fédéral de la cour sur le Mali. Il a comparu pour la première fois en septembre à La Haye, où il est détenu.