Exécution sommaire de gardes SS dans un dépôt de charbon de Dachau par des éléments du 3e bataillon du 157e régiment de la 45e division d’infanterie de la 7e armée US lors de la libération du camp – Massacre de Dachau – Allemagne – 29 avril 1945
Photographe : Arland B. Musser
©National Archives and Records Administration - 208765
Le Lieutenant-Colonel Felix L. Sparks, commandant du 3e bataillon, s'interpose pour mettre fin à l'exécution sommaire des gardes SS en usant de son arme de poing – 29 avril 1945
Le matin du 29 avril 1945, le 3e bataillon du 157e régiment de la 45e division d’infanterie de la 7e armée américaine reçut l'ordre de prendre le camp de Dachau. Aux abords du camp, le bataillon découvrit un convoi ferroviaire de 39 wagons provenant de Buchenwald, remplis de cadavres. 4 gardes SS qui se rendaient furent conduits vers le train et abattus. Selon un rapport d'enquête, la formule « Ici nous ne ferons pas de prisonniers ! » aurait circulée dans les rangs des américains.
Arrivés près de l'hôpital militaire à l'entrée du camp, les soldats américains extrayèrent une centaine d'allemands. Les gardiens SS, sur sélection d'un prisonnier polonais, furent emmenés vers le dépôt de charbon près de l'hôpital et adossés au mur face à une mitrailleuse en batterie.
Les témoignages divergent sur la suite des événements. Les SS se précipitent-ils sur les américains ? La photo laisse penser le contraire, ou alors affrontent-ils le feu tranquillement debout face aux américains ?
Le servant de la mitrailleuse a tiré plusieurs rafales en direction des prisonniers et trois ou quatre autres soldats américains tirèrent sur ceux-ci avec leurs fusils. Les hommes touchés s’écroulèrent au sol et beaucoup d’autres qui n’avaient pas été touchés se laissèrent également tomber. Une poignée de SS restèrent debout mains levées. En raison d’un enrayage de la mitrailleuse, la fusillade ne dura que quelques secondes. Le Lieutenant-Colonel Sparks, commandant du bataillon, survint peu après et s'interposa pour mettre un terme aux exécutions en usant de son arme de poing.
Au fur et à mesure de la libération du camp, d'autres exactions eurent lieu de la part de soldats américains comme de prisonniers vis-à-vis des SS, des kapos et des collaborateurs.
La commission d'enquête sur le processus de libération du camp requit cinq procédures de traduction en cour martiale pour meurtres et non assistance à personne en danger. Aucun des soldats mis en cause n’eut à affronter un procès militaire.