Les corbeaux se perchent sur des rubis
Ici, c’est tellement la tempête que... Les pétales de fleurs du cerisier du japon du jardin se retrouvent sur la route devant la maison, écrasées par les gouttes de pluie et les pneus passants. Le tronc derrière la balançoire qui fleurissait du poison s’est déraciné. Le parc public est fermé jusqu’à nouvel ordre. Le cerisier du japon se balance, ses branches grincent contre le mur de ma chambre, nuit et jour. Je ne suis pas chez moi dedans, je ne suis pas chez moi dehors. Mais j’observe les corbeaux surpuissants avec beaucoup d’attention : Ils tracent le ciel, avant de glisser à travers les courants d’air et de se poser sur les rubis Répondant à l’appel des sorcières du vent. Incantations, ou divinations, s’il s’agit de magie Je crois que je n’ai plus peur D’aller embrasser les bourrasques depuis le pont à l’entrée de l’Océan.








