source : @cheminer-poesie-cressant
en nous, il n’y a que la lumière qui arrive par moment à se faire menhir ; la pensée parfois ; le corps lui est toujours condamné à se plier sous les arches de la vie
© Pierre Cressant
(samedi 13 avril 2024)
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source : @cheminer-poesie-cressant
en nous, il n’y a que la lumière qui arrive par moment à se faire menhir ; la pensée parfois ; le corps lui est toujours condamné à se plier sous les arches de la vie
© Pierre Cressant
(samedi 13 avril 2024)
Karl Liebknecht & Rosa Luxemburg, tous deux assassinés dans la nuit du 15 au 16 janvier 1919
source : @cheminer-poesie-cressant
en travertin la ville poursuit son objectif de temps long parmi les ailes des regards qui en vain la poursuivent ; les portes n’ouvrent qu’un passage pour ne plus avancer
© Pierre Cressant
(samedi 2 septembre 2023)
le temps ici n'appartient qu'aux pierres, absorption de faille, écorce dure et colorée, carapace pour absorber le grand soleil ; résistante aux aiguilles du coucher, la ville s’imagine ainsi ; reçu dans les enfonçures, abandonnées dans les creux et les interstices, les aspérités qui repoussent la virtualité de l’immuable ; le silence qui s’effrite sous mes pas, qui craque comme un tapis de feuille
© Pierre Cressant
(jeudi 20 avril 2006 - dimanche 15 janvier 2023)
dans l’attente de l’éphémère, saisi le durable ; tension qui densifie l’image jusqu’au feu ; sur-lumière comme un instinct qui emprisonne et amplifie déjà ce qui n’est plus, qui le prolonge, qui le projette, dans une mémoire qui vient d’une autre mémoire
© Pierre Cressant
(samedi 23 mars 2013)
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le premier appareil photo est notre esprit ; ainsi en voyant le pont Neuf, le mien en cet instant retrouve toutes les plaques de mémoire où cette image s’est un jour déjà fixée et qui forment alors un écho d’instants différents, que je ressens profondément, en observant le monument, comme si je retrouvais là le temps long de ma vie, le passé incarné ; les monuments ont cette capacité extraordinaire, pour peu qu’ils soient exceptionnels (car la beauté par son enchantement qui peut se répéter à volonté se moque bien du temps, elle est de tous les instants), de nous transporter dans un autre temps, simplement parce que nous les avons déjà admiré depuis des années, et les voir ce n’est pas voir le présent mais tous ces instants anciens, réanimés alors sous l’image du monument qui se dresse face à nous
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the first camera is our mind; thus, when I see the Pont Neuf, mine at that very moment retrieves all the memory plates on which this image was once imprinted, forming an echo of different moments that I feel deeply as I contemplate the monument—as if I were rediscovering there the long span of my life, the past made flesh; monuments have this extraordinary power, provided they are exceptional (for beauty, through its enchantment that can be repeated at will, cares little for time—it belongs to every moment), to transport us into another time, simply because we have admired them for years; and to see them is not to see the present, but all those former moments, revived beneath the image of the monument rising before us
© Pierre Cressant
(mardi 24 octobre 2012)
je m'épanouis dans la durée longue ; aussi je dois renoncer à ceux qui n'y sont pas conviés, qui ne vivent que dans l’air du temps
© Pierre Cressant
(dimanche 15 janvier 2012)
repéré dans la lumière du quotidien les gestes millénaires que l’on retrouve perdus au milieu des gestes familiers du jour ; ceux que l'on a oublié, ceux qui ont résisté, que l’on croit venir d’hier alors qu’ils remontent à des temps anciens que l’on ne soupçonne même pas ; gestes de fondation, chant du monde, chant du temps que l’on répète sans le savoir, que l’on emprunte à ceux qui nous ont précédé ; en faire la typologie comme un acte religieux, un devoir de cheminement, de croyance
© Pierre Cressant
(mercredi 1 février 2012)