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The elusive bunny tongue!
Last summery moment.
#EzRepost @dealenihan with @ezrepostapp Claire made my morning by working on a picture from The Artist’s Edition of THE BUNS! @clairecolourista those bubbles are just amazing! Thank you! #bubbles #thebuns #thebunsartistsedition #socute #ilovetocolor #bunnies #bunniesofinstagram #coloringbook #colouring #sundayfunday #sundayvibes # https://www.instagram.com/p/BrvhogPAfMa/?utm_source=ig_tumblr_share&igshid=eqehiuckjsym
Italia
Italy tour, round 3 (by June) !!!
Jour #1 : GOB, Viareggio, Toscane
Hey ! Ça y est, c’est reparti, premier jour de la troisième tournée italienne ! Après la tournée du Nord et celle de la Sicile, on part cette fois à la découverte du centre, des Pouilles, de la Calabre et de la Sicile. Ouais, ça s’annonce mal…
Et grande nouveauté, on part à 3 ! Après désistement de dernière minute de notre premier chauffeur, c’est la délicieuse Morgane, une amie d’ami qu’on a rencontré une heure, qui nous accompagnera pour conduire le Citroën C3-tour-bus.
On a loué la voiture à Nice pour s’éviter trop de route. On débarque donc à Nice le matin, on charge la caisse à rabord (en s’inquiétant déjà d’où on va mettre la mozza pour le retour) et on décolle pour la première date à Viareggio, à 5h de route.
Tout le trajet se déroule sous le brouillard et la pluie battante qui laissent à peine entrevoir la côte méditerranéenne et les premières collines toscanes. Hormis les pins parasols on se croirait expédiées dans la campagne anglaise de Jane Austen. Je verrais bien Mr Darcy débarquer à notre concert et pogoter au premier rang...
On arrive à la salle trop tard pour les balances alors on fera un linecheck juste avant de jouer. On s’installe dans l’endroit où on est censées dormir, juste à côté de la salle. C’est une sorte de mini-loft dans un mini-hangar à bateau, avec un toit en tôle, des lits superposés, une représentation de Jésus et un poster du Ché, déco catho-révolutionnaire, pourquoi pas…
Il pleut toujours des trombes d’eau, un lac s’est formé entre la chambre et la salle, les accès deviennent difficiles. Le premier groupe finit de jouer, on commence à s’installer et paf : coupure de courant. C’est général, dans toute la zone. On nous propose alors de faire un concert en acoustique, à la bougie, mais finalement l’électricité revient. Le concert commence et on retrouve aussitôt la chaleur et la générosité du public italien… we missed you guys !
Nos douces voix n’ayant pas du tout calmé le déluge, l’organisatrice du concert nous propose d’aller dormir chez un ami. On finit donc la soirée chez Lorenzo, qui nous fait des pasta à la tomate maison, « désolé j’ai fait avec ce qui me restait», c’est ça ouais, c’est une tuerie… il nous installe des lits et on finit par regarder tous ensemble une série débile dans son canapé, trop mignon.
Day #2, The Yellow Bar, Roma
Viareggio-Roma, 3h, ça nous laisse le temps de déjeuner à Pise ! On fait des photos en posant comme si on tenait la tour avec nos bras, on ne peut pas s’en empêcher, on a déjà chopé le virus du « touriste de base ». On mange des pâtes (cette phrase reviendra souvent, étonnamment) et on repart.
Roma, 16 degrés, c’est le printemps. La scène du Yellow bar est situé sur une sorte de mezzanine, à 2m du sol, ce qui fait que personne ne nous voit. Et vu le temps, tout le monde est dehors… Malgré la gentillesse de l’ingé son et des barmen, ce sera le concert le plus difficile de la tournée. On oublie, on continue.
Day #3, la Traccia Nascosta, Manfredonia, Les Pouilles
Après un petit déj à l’anglaise (avec du gras, du gras, et un peu de sucre), on part faire une visite express de Rome (Piazza di Spagna, piazza Navona, Campo di fiori) avant de reprendre la route vers les Pouilles.
Je rêve d’aller dans les pouilles depuis des années ! Mais comme il fait nuit à 16h30, on ne voit rien du tout. Alors on achète des parts de pizza et du chocolat sur toutes les aires d’autoroute pour combler notre frustration (la bonne excuse…).
Gigi (l’amoroso) et Maria nous accueillent merveilleusement bien, leur bar est très cool et on joue devant 80 personnes super motivés, un vrai bonheur ! Un homme me demande en mariage à la fin du concert, ses amis me disent qu’il est déjà marié, ça sent l’arnaque…
Gigi et Maria nous prêtent une maison, sorte de réplique de villa californienne, rose et verte, charmante.
Day #4, il Bebop, Tarento, les Pouilles
On repart en suivant la route de la mer. Très difficile de trouver des restos ouverts à cette période de l’année, on traverse beaucoup de villes fantômes… on finit par en trouver un, et on commande avec Molly des peccheri a la vongole, c’est à dire des pâtes aux palourdes. Les pâtes nous sont servies, mais sans palourdes… intéressant comme concept… on essaie d’avoir les explications du chef, qui ne parle pas un mot d’anglais ni de français : il nous fait comprendre qu’il a oublié de les mettre et qu’il est désolé, et c’est tout. No stress le mec… puisqu’on insiste un peu quand même et qu’on y tient à nos vongole, il finit par nous en ramener un petit bol. Magique ce resto. Si vous cherchez une bonne pasta bolognaise, mais sans viande ni tomate, je vous le recommande !
C’est reparti, on prolonge vers le sud direction Tarento. Belle surprise, on dort dans un très beau B&B en plein cœur de la vieille ville. Je pars découvrir les ruelles sinueuses pendant que les filles font la sieste : le centre est quasiment désaffecté et a une beauté folle, je suis complètement charmée.
On découvre la salle, l’équipe est adorable, les panini sont délicieux, le public est chaud-bouillant, Morgane et son nouveau pote Jaccomo se déhanchent pendant que quelques personnes sur le côté de la scène me jouent du air-batterie, Molly fait des solos debout sur les tables, rock n’roll baby.
Un jeune homme me pose des questions musicales après le concert et profite que je signe son disque pour me faire un bisou dans le cou, avant de filer en courant. Nan mais ça va pas la tête ?! On demande avant on a dit ! #balancetonbisoudanslecou
Day #5, OFF (Officine Sonore), Lamezia Terme, Calabria
Après un petit café et un bon jus d’orange pressé dehors (oui, il fait 17 degrés un 13 décembre…), on longe le dessous de la botte et on traverse vers l’ouest les champs d’oliviers, d’orangers et de cactus. On mange encore des pâtes aux fruits de mer (avec vraiment des fruits de mer dedans cette fois, on nous la fait plus…) dans un autre village désert.
Arrivées à Lamezia Terme, les filles se posent à l’appart et je repars faire la touriste. La ville monte jusqu’au château, très charmant. L’ingé son a 2h de retard, il manque quasiment tout le matos (pas d’ampli, une demi-batterie rincée, pour l’ampli basse on repassera « pourquoi tu veux un ampli basse, tu joues de la guitare »), on attend 2h de plus pour voir arriver le reste. Un autre « ingé son » arrive, on se dit que ça va un peu accélérer, mais non : le son de plateau est une horreur, il y a des larsens partout. On abandonne les balances à 22h pour aller manger. Ce 2ème ingé son était en fait Ricardo, le boss du bar où l'on joue et du resto d’à côté… on comprend mieux… si seulement il faisait du son comme il fait à manger… ses produits sont dingues, on mange le meilleur repas du voyage ! Mais il faut déjà retourner sur scène, lar-scène… ça larsen tellement qu’au bout de 5 morceaux Molly vire le micro de la grosse caisse, le fait malencontreusement tomber (la punk !), ce qui nous vaut une légère embrouille avec une meuf du bar, qui vrille hystérique et nous parle carrément mal. On arrive quand même à discuter en fin de soirée et Morgane notre médiatrice arrive même à obtenir des excuses ! Bravo Momo ! On boit une margarita pour fêter ça.
On rencontre aussi un jeune fan de la France, qui parle un français très distingué. Il l’a appris dans les chansons d’Edith Piaf et de Dalida (qui est Calabraise m’apprend-il) et veut absolument venir vivre en France, qui est « beaucoup plus tolérante que l’Italie » (j’espère que tu ne seras pas trop déçu petit chat…). On quitte Ricardo qui a l’air ravi (et qui tourne à tout autre chose qu’au Ricard à mon avis…).
Day #6, il Perditempo, Barcellona, Sicilia
C’est reparti. Voyage au cœur de la Calabre ensoleillée, prairies vertes peuplées de moutons et de bergers, d’oliviers et d’orangers, la Méditerranée en toile de fond et déjà le volcan de Stromboli, j’ai le cœur fendu en deux de tant de beauté. Les filles profitent de la traversée en bateau pour dormir un moment, tandis que je rejoins le pont et me fais cueillir par le doux spectacle du soleil disparaissant derrière les collines de Messina (perfect timing, encore bravo Momo !). Sicile nous voilà.
L’adorable Pietro nous montre la scène, en extérieur, et la balance est un vrai plaisir comparée à la veille. Des techniciens compétents dans une ambiance détendue, la base ! Un peu de bon vin et quelques bons panini plus tard, on monte sur scène. C’est la fête dans toute la rue, on se fait un peu parasiter niveau sonore, mais on s’en fout, on joue plus fort. Le public est présent et souriant, très agréable.
Notre chambre ressemble à un couvent. Trois lits blancs dans une grande pièce très haute de plafond, avec un carrelage vintage et aucune déco. On se croirait dans la série « The handmaid’s tale ». Manque plus que des croix au dessus des lits…
Day #7, la Fabbrica 102, Palermo
Sur les conseils de Pietro, on prend le petit déj chez Frenni, une vieille pâtisserie, on enchaîne sur quelques arancini, salades de poulpes et légumes grillés dans le resto d’à côté, avant de reprendre la route vers Palerme.
Notre B&B est super charmant, avec vue sur les toits de Palerme. On fait une mini balade-shopping-glaces avant de rentrer se préparer. Morgane me prête une magnifique chemise en soie noire et blanche qu’elle a confectionné elle-même, ce soir je représente sa marque LEON ROSE MAGMA, je mesure l’honneur qu’elle me fait et le poids de la tâche qui m’incombe…
Petite surprise en arrivant à la Fabricca, la programmatrice n’a pas compris qu’on venait sans backline… Comme tout le monde est très sympa et que la salle est petite, on arrive à se mettre d’accord pour un set semi-acoustique (un seul ampli, une demi-batterie étouffée) et l’ingénieur son va nous chercher ce qui nous manque. Le set est différent, ça nous permet de rompre la routine, c’est le 7è concert d’affilée. Du coup le public est plus proche et il se passe quelques chose d’intime et de spécial. Ce sera notre concert préféré de la tournée.
On boit une petite margarita avec Morgane pour fêter ça (oui, encore, rooh ça va !).
Day #8, Hmorna, Siracusa
Petit déjeuner : 6 oranges pressées ! Ce soir c’est le 8ème et dernier concert avant LE day off, le bout du rouleau est proche et je suis un peu balade.
On quitte Palerme sous un magnifique soleil d’hiver, pour traverser toute la Sicile en diagonale jusqu’à Syracuse. Je dors à l’arrière, la tête calée entre l’appui-tête et la Duesenberg. A chaque fois que j’ouvre les yeux je me dis « waaaah c’est beau » (enfin, quand je regarde à droite, parce qu’à gauche j’ai juste un mur de valises et de guitares), et je me rendors. On a essayé de partir pas trop tard pour avoir le temps de passer à Ortigia, la presqu’île magique de Syracuse. C’est ma 3ème fois mais la première sans touristes, canon.
On mange des glaces et des crêpes dans un p'tit bouiboui, et comme le vendeur entend qu’on est françaises, il change la musique pour nous passer du Zaz... MAIS POURQUOI ?!! C’est vrai que tant de beauté ça devenait indécent, merci de nous faire redescendre.
On file ensuite en balance, grand bar joli et tendance, très bio... on attend l’ingé son un moment, je finis par demander au serveur s’il va arriver, il me dit que l’ingé son c’est nous. Ah d’accord...
On joue tôt, 18h, des gens qui nous connaissent depuis la dernière tournée sicilienne sont là, c’est chouette. On rentre tôt, crevées, on tente un combo film/tisanes, mais le wifi est mauvais et la tisane n’est pas mieux... dodo.
Day #9, day off : Syracuse-Pompeï
Aujourd’hui repos ! On a pas mal de route quand même, 7h11 selon le GPS, sans compter le bateau et les pauses pizza-chocolat... on commence d’ailleurs à avoir un creux juste avant Taormina. Allez, vazy, on s’y arrête une petite heure, ce serait trop dommage de la snober… Morgane nous déniche LA délicieuse pizzéria avec vue panoramique ! On aperçoit même en bas le Capo Taormina, où ont été tournées quelques scènes du Grand Bleu et où l’on s’était infiltrées discrètement avec des copines 8 ans plus tôt...
Bateau, voiture, aire d’autoroute, voiture, aire d’autoroute, changements de conductrice, coucher de soleil de maboule sur la mer, ras-le-bol de la bagnole, arrivée à Pompeï !
On va manger « vite fait » avec Molly une « petite soupe de poisson » et on nous sert un carnaval de crustacés. On fait le remake de la Grande Bouffe de Marco Ferreri...
Comme il y a du wifi au B&B (youhou, y’a même un jacuzzi, du faux Champagne et des Mon Chéri offert par la maison, on se met bien chez les Chignons...), nous décidons de regarder le film « Pompeï », histoire de bien préparer notre visite du lendemain. « Un vrai navet » comme aurait dit autrefois mon papy ! A part quelques infos capitales sur la morphologie très intelligente de John Snow, on apprend absolument rien sur Pompeï… scandaleux…
Day #10, Na Cossetta, Roma
Il fait un temps magnifique sur Pompeï, on erre dans les ruines toute la matinée en imaginant plein d’histoires dans nos têtes incultes, Morgane (qui a pris l’audio-guide) nous conte le passé, le temps se suspend… pas trop longtemps quand même, Rome nous attend. Comme toutes les routes y mènent, on y arrive 2h plus tard, easy. Retour au Na Cosetta, où l’on avait joué 2 ans plus tôt lors de la première tournée italienne, où ils sont super gentils, où l’ambiance est bonne, le décor chaleureux et les mets et le vin délicieux. Et bien rien n’a changé, c’est même encore mieux : l’ingé son, pendant qu’on est parties poser nos affaires au B&B, nous installe tout notre matos, tel un super roadie. Il connaît son sujet, la balance dure 15 min, bonheur. Je rêve secrètement de le maquer avec Morgane et de l’embarquer avec nous…
C’est un public assis, attablé. A la table à ma gauche, un homme se colle à mon charleston pour nous filmer tous les deux, en mode selfie, pendant que je joue, normal… nan mais sérieux… ?! Y’a vraiment des coups de baguettes qui se perdent…
Juste devant 2 autres mecs ont l’air de tout analyser en détails… ils me disent après le concert qu’ils sont journalistes musicaux, qu’ils ont beaucoup aimé et qu’ils préparent un article sur nous. Ils ne font pas de selfie, je reprends foi en l’humanité.
Il y a aussi une table de filles qui nous avaient découvertes il y a 2 ans, elles nous suivent depuis et connaissent les chansons, le monde est beau ! On rencontre des musiciens en fin de soirée, le boss du bar nous dit après coup que l’un deux a eu un succès super craignos début 2000, qui a un peu ruiné sa carrière et que maintenant il accompagne de vieux artistes de varièt. On s’empresse évidemment d’aller écouter cette pépite… (non, n’insistez pas, vous n’aurez pas son nom)
Day #11, Ex-Cinema Aurora, Livorno
Morgane s’est levée plus tôt pour nous préparer un petit déjeuner surprise : oeufs brouillés, brioche, clémentines, trop mignon…
On enchaîne sur une petite séance de yoga : un esprit saint dans un corps… gras…
C’est la dernière date… on retrouve ce lieu magique qu’on a visité lui aussi il y a 2 ans, l’Ex-Cinema Aurora. Comme son nom l’indique, c’est un ancien cinéma, où l’on peut voir des concerts, manger, danser. L’accueil de Michele le programmateur et de Valerio l’ingé son est plus que chaleureux, on se sent à la casa de la mama. Comme 2 ans auparavant, le dîner restera gravé dans nos mémoires à tout jamais… Marco Ferreri is back !
Pour digérer tout ça, petite spécialité maison : le « ponce » (prononcé « ponché »), un petit café-cognac-rhum. Morgane en prend un deuxième pour être sûre qu’elle a bien adoré le premier…
Le concert est chouette hormis ma pédale de grosse caisse qui veut absolument se faire la malle.
Une bande de potes nous fait un véritable interrogatoire à la fin du concert, de jeunes gens curieux et passionnés, de belles rencontres.
Morgane, qui est montée sur scène pour chanter merveilleusement « My Love » avec nous, rencontre un Barcelonais qui vit actuellement dans l’appart dans lequel elle habitait quelques années plus tôt à Barcelone… l’hallu… les incroyables hasards de la vie…
La tournée s’achève sur une coupette de Prosecco. Demain ce sera la France et ses bulles de Champagne de Noël…
Distribution de BIG UP :
MOMO : meilleure driveuse, dessinatrice, poète, camérawoman et partenaire de tournée !
Meilleur accueil humain : Gigi et Maria de la Traccia Nascosta à Manfredonia, Pietro du Perditempo à Barcellona, toute l’équipe du Na Cosetta à Rome, Michelle et Valerio de l'ex cinema Aurora à Livorno. Paix et amour, vous êtes merveilleux.
Meilleur accueil technique : Le Perditempo à Barcellona, et le Na Cosetta à Rome
Meilleure bouffe : Ricardo de l'OFF à Lamezia Terme (j’hésite quand même avec les pasta alle vongole sans vongole…), le repas de famille de l'ex cinema Aurora à Livorno, et la pasta improvisée de Lorenzo à Viareggio.
Meilleur hébergement : petit coup de cœur pour la chambre de nonnes de Barcellona… mais on a quand même préféré le l’appart de Tarante et le B&B de Palerme.
London
Londres, The Water Rats, le 14 juillet 2017, par June :
Je ne vous ai pas conté nos aventures à Montbard, où le public et l'incroyable équipe du festival ont fait stopper le déluge par leur bonne humeur. Je ne vous ai pas raconté non plus le festival R4 à Revelles où le batteur des Celtkilt m'a sauvé la vie in extremis en me prétend sa caisse claire et où le cuisto super tatoué nous a fait le meilleur agneau de 7h que j'ai jamais mangé. Je me rattrape donc en vous récitant notre dernière virée londonienne. Nous avons donc été invitées à jouer au Water Rats, "venue" très cool à King Cross, pour le "Bastille Day". 4 groupes, 2 anglais (Proper et The Sha la la's) et 2 français (French Boutik et nous). On arrive sur les lieux, 15 min de balance et un son qui tabasse, aaaaah, welcome to England !! On est arrivé la veille, histoire de prendre quelques fish&chips en intraveineuse, on est prêtes à envoyer du "pâté français". Les 2 groupes anglais ouvrent la soirée, ça joue hyper fort et hyper bien, c'est vintage et chaud comme un bon hot-dog (#foodobsession). On enchaîne. Molly inaugure sa brand new Telecaster, et on joue pour la première fois "Do you wanna touch" de Joan Jett. On finit liquide. Je file au merch' pour vendre les disques, je rencontre des gens passionnés de rock, qui ont l'air de vraiment avoir aimé notre gig. Rich est là et on fête ensemble la méga nouvelle : son label Well Suspect sort notre disque en octobre en Angleterre ! So happy, so proud, so hâte !! Le truc le plus drôle, c'est qu'ils ne sortent pas l'album qu'on vient de sortir en France, non, ils sortent carrément un "best of", c'est à dire un mix de nos 2 premiers EP et de l'album. Et surtout... en vinyle ! Des copines françaises sont là aussi, en visite à Londres pour le week-end, mais Molly nous quitte déjà, elle part à son hôtel pour 3h de sommeil avant d'embarquer dans un avion qui l'enverra demain dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, à Marseille où elle est attendue à un marriage. En souvenir de cette belle soirée, elle me laisse sa guitare et ses pédales puisque Ryan Air n'aime pas trop les musiciens et encore moins leurs instruments. Je repars donc seule (enfin, avec un peu de matos quand même) dans notre chambre cosy-moquette (mais au 4è fucking étage sans ascenseur) de l'Institut français. Moi j'ai décidé de rester 2 jours de plus en Angleterre pour visiter Brighton. En plus, maintenant que j'ai une super guitare, je vais pouvoir me la jouer à mort sur la plage... Je vous écris donc d'un pub de Brighton, entre 2 groupes de filles aux voix très médium et aux costumes (très médium aussi) d'enterrement de vie de jeunes filles. Prochain et dernier épisode Buns de la saison : le festival de la Côte d'Opale mardi à Boulogne. God save the Queen and the dignity of that girls next to me... Peace, love and mind the gap.
Festival R4 à Revelles, photos Fabien Fendorf pour Zic’en boîte.
Fish & chips addicts forever, photo Laure Surrier (la star du web - private joke sorry).
The Water Rats, in King Cross.
The Water Rats, photo Derek D’Souza.
Sicilia Tour
Raconté par June,
Voilà, c'est la rentrée ! L'album est bientôt prêt, on travaille sur les photos et le clip du premier single en attendant fiévreusement - telles des fans de Cloclo devant l'Olympia en 1964 - le mois de janvier pour vous faire écouter notre premier enfant, euh, album (c'est les hormones pré-natales albuminales, il paraît que c'est normal). Tout ceci étant dit, nous allons revenir un peu en arrière pour vous conter ce qu'on a fait l'été dernier (souviens-toi) et plus précisément notre petite virée sicilienne. Pour ceux qui ont suivi nos aventures dans le Nord de l'Italie en décembre dernier (Martine mange du bon jambon, Martine rencontre plein de gens sympas, Martine dort dans des endroits incroyables, Martine mange encore du bon jambon et rentre en France grasse comme un loukoum), et bien c'est reparti pour un tour, version estivale : glaces, pasta alle vongole, salades de poulpe... C'est une nouvelle fois Paolo de Rocketta Booking qui nous organise la tournée. 10 jours, 5 concerts. Et ça commence assez rock’n'roll.
Jour #1 : Festival Rock The Targia, Syracuse Départ bien chargées de Charles de Gaulle pour Rome puis Catane. Paolo nous a calé le premier concert à 23h30 à Syracuse, c'est à dire une heure après l'arrivée de notre deuxième avion, sachant que Syracuse est à 50 min de Catane, en nous disant "is it rock’n’roll enough for you". Of course it is ! Et la compagnie Alitalia, qui avait l'air plus en vacances que nous, a décidé de nous rendre la chose encore plus rock, avec des retards sur chaque avion… Le Rome-Catane ayant beaucoup de retard, on se maquille dans l’avion pour gagner du temps, à la lumière de la liseuse au dessus de nos sièges. C’est balo, on n’a pas de photos pour vous montrer le résultat… Paolo vient donc nous cueillir à l'aéroport de Catane et rattrape un peu notre latence en roulant à 150 km/h jusqu'à Syracuse. Comme on n'avait pas mangé, on n'a pas vomi. Un mal pour un bien comme on dit. On arrive dans un château-vignoble magnifique, super accueil, et on s'installe sur scène, juste après avoir croisé le chanteur des Kings of Convenience (moment où on a failli perdre Molly dans l'hystérie de la fan attitude). On fait vite fait deux-trois réglages et c'est parti. C’est fort, le public est rock lui aussi, et après le rappel Paolo enchaîne aux platines avec un bon set rock’n’roll. On nous propose une dégustation de Nero d’Avola et des pizzas, tout est délicieux, on se sent super bien, on est ravies d’être là et de faire le métier qu'on fait. Après cette belle soirée, on rentre à Catane chez Paolo qui nous héberge presque pour les 10 nuits. C’est grand, typique, haut avec des peintures au plafond façon chapelle Sixtine, carrelage et clim’, au grand bonheur de Molly la vampire, qui a un peu de mal avec le soleil et la chaleur et pour qui je rebaptiserai la tournée : « The too hot to play rock’n’roll tour ».
Poster...
Le joli château de Syracuse...
L’appartement de Paolo...
Jour #4 : Mojo Bar, Agrigento Non ce n’est pas une erreur, on passe bien du jour 1 au jour 4, parce qu’on a eu 2 days off entre les deux concerts. Oui bah c’est le mois d’août, tout le monde est en vacances, y’a pas de raison qu’on n’en profite pas nous non plus. D’ailleurs, si vous voulez tout savoir, on a visité Catane et Syracuse pendant ce temps, c’était sublime. Après on va pas vous raconter nos vacances, vous vous en fichez pas mal du nombre de glaces, d'arancini ou de poulpes qu’on a mangé ou de doigts de pieds qu’on a posé sur le sable, y’a Facebook pour ça. Départ donc pour Agrigento avec la batterie de Paolo et deux amplis prêtés, dans la voiture de notre chauffeur des deux prochains jours, Riccardo super cool. Comme dans chaque trajet de voiture quand on me met à l’arrière, je m’endors en 10 min. Et sans savoir ce qui se trame du côté de Molly : une longue lutte silencieuse contre la chaleur a raison de ses nerfs (et de ses aisselles) alors que nous traversons le désert du sud de la Sicile. Ah oui, j’ai oublié de préciser : en 10 jours, on est monté dans aucune voiture munie d’une climatisation. Le Sicilien est chaud patate, même pas mal. On échange nos places, et c'est fraîches comme des gardons que nous arrivons à Agrigento. Nous découvrons la petite place de l’église sur laquelle nous jouerons à 23h, et le charmant B’n’B. C’est super mignon. On nous reçoit avec des planches de charcuterie-fromage, des panini et du bon vin. On s’installe et j’ai alors le plaisir de découvrir que j’ai oublié chez Paolo les pieds de la grosse caisse. Comme la batterie a déjà bien 50 ans, n’a pas été réglée depuis et que le siège est cassé, j’avais vraiment besoin de me faire des petites blagues comme celle-là en plus... Bref, on s’arrange comme on peut et on commence le concert sur le parvis de l’église. Raconter les trucs qu’on raconte dans nos chansons sur le parvis d’une vieille église, ça fait plaisir j’avoue. L’enfer a de toutes façons l’air bien plus cool que le paradis, au cas où cette vieille légende urbaine n’en serait pas une… Le bruit a rameuté la ville, il y a du monde, il y a même un vieil Aldo Maccione en costard blanc qui se lance dans des chorégraphies contemporaines. Entre chaque morceau super Riccardo m’aide à remettre en place ma grosse caisse, et grâce à lui on arrive sans encombre à la fin du concert. Pour fêter ça on goûte la frozen vodka limon, une sorte de granité vodka-citron, canon, on rencontre des gens cool et on va se coucher.
Balade à Syracuse...
Sur le parvis de l’Eglise...
We’ll go to hell !
Jour #5 : Bar H, plage de Catane. Après un hot retour en voiture, on enchaîne le lendemain avec un concert sur la plage de Catane. Ambiance lido, transats, hamacs, pieds dans l’eau, discothèque de nuit à ciel ouvert. Les gars de l’asso qui organise la soirée viennent nous chercher en Cinquecento (on frôle la crise de rire avec Julie, sachant qu’on a toujours une batterie et deux amplis, mais comme il fait 36° et que ça fait 30 min qu’on les attend dehors, on ne rigole pas plus que ça finalement). Surprise, une deuxième Cinquecento arrive ! On est sauvées… On joue donc à Tétris pendant 15 min pour faire rentrer le matos et on décolle vers la plage. Des balances au coucher du soleil sur une plage, y’a pire comme cadre. L’ingé son ne parle pas un mot d’anglais, j’essaie d’apprendre quelques mots techniques en italien histoire qu’on s’en sorte quand même. Après les balances on attend minuit que les gens arrivent, et on joue. L’ingé son a inversé la grosse caisse et le tom bass dans les enceintes, j’essaie de lui expliquer ça de la scène en italien. Echec total… du coup j'y vais molo sur le tom bass et ça se passe quand même plutôt bien . Les DJ enchaînent avec du très bon son (soul, afrobeat, musique brésilienne) et on rejoint le dancefloor qui est, à notre grande surprise, peuplé d’hommes qui aiment danser et qui le font super bien. Personne ne se la raconte ou se regarde danser, bel état d’esprit, c'est pas Paris. On se fait même des potes. Au moment de partir, on cherche nos amis organisateurs. L’un nous propose de nous ramener avec sa Cinquecento, oubliant encore qu’on était super chargées. Du coup il réquisitionne son ami un peu saoul, chouette… On leur propose même de conduire, mais ils répondent une sorte de « c’est bon on gère ». Effectivement, nous arrivons 10 min plus tard saines et sauves, bravo les gars !
Le matos...
La scène du Bar H...
Jour #7 : Festival Nuove Impressioni, Alcamo Après un day off plage et glandage, départ pour l’ouest de la Sicile, Alcamo, avec notre jeune et jolie runner, Angie. Elle a accepté ce job pour voir le concert d’I Cani, la tête d’affiche de la soirée, dont elle est fan. Et c’est son anniv à minuit, ça promet un beau moment. Inutile de préciser que la voiture n’a pas la clim’, que Molly a un peu chaud et que je dors dans la voiture, toi même tu sais désormais ami lecteur. On arrive aux arènes d’Alcamo, on voit la mer du haut des gradins, pas mal la première impression ! On repère vite la seule personne qui parle anglais sur le plateau, le régisseur général, qui traduira tout à l’ingé son, l’ingé light, l’ingé retour et l'ingé plateau. Les cours d’anglais sont en option dans les écoles siciliennes ou quoi ?! Le son est quand même fat, on est super bien sur scène. On passe à l’hôtel, dans la campagne proche, au milieu des chèvres et des chiens. On se croirait dans Chat noir chat blanc. Angie se pimp comme nous, ambiance rétro, liner et bouche rouge. Retour aux arènes, on monte sur scène, le public se met direct tout devant, il est super chaud, c’est bon de voir ça. Pop X, le groupe le plus chelou du monde, enchaîne. Je vous laisse découvrir le concept sur les internets… Suivi d’I Cani. On nous offre dans les arènes de la vodka pastèque, je vous recommande, c’est délicieux. Tout le monde chante les textes d’I Cani, nous on capte rien et on trouve pas ça fou-fou musicalement, mais on aime bien être là. Retour à la campagne, réveil en pleine nuit sous les hurlements des chiens-loups (c’était pas un concert de Johnny pourtant), et retour à Catane sous le beau ciel d’Italie le lendemain midi.
La scène du NIM Festival...
Our beautiful runner, Angie ! <3
Ciao Alcamo...
Jour #9 : MAD, Rossolini Le jour précédent étant le 13 août, on est allé à une fête dans un parc des hauteurs du Nord de Catane d’où on pouvait voir les feux d’artifices tirés de la plage. Avec toujours de la bonne musique et de la bonne bouffe. Cette date à Rossolini est la dernière, notre avion décolle à 7h cette même nuit, ça sent la fin… Rossolini se situe à environ 1h de Catane, vers Syracuse. On y va en voiture en début de soirée avec Paolo. Le bar est en extérieur, super mignon, avec une cabane dans l’olivier et plein de lampions. Cette dernière soirée résume bien les précédentes : on nous sert de très bons panini, du vin délicieux, les gens du bar sont très sympa, le public pareil, le matos est roots mais le concert se passe très bien. Retour à Catane, sieste de 2h, réveil à 5h et décollage pour Paris.
La petite cabane dans l’olivier...
Souvenirs de Catane en noir et blanc...
Grazie Paolo, ciao Sicilia, arrivederci Italia, ti amo !!! <3
Motordays, Gerardmer
Motordays, Gerardmer, 29 mai 2016, par June : Un moment que nous n'avions rien posté par ici... Non que les concerts de février au Petit Bain avec Dominique Sonic (accompagné par la talentueuse équipe de Bikini Machine, que nous avions le plaisir de retrouver encore une fois) et à la Biscuiterie de Château-Thierry (que nous connaissons bien aussi pour y avoir déjà joué pour les sélections du Printemps de Bourges) aient été sans intérêt, bien au contraire, mais la vie nous a bouffé, passant notre temps libre au rouleau compresseur. Ça arrive, mais tout va bien et nous voilà de retour ! Hier nous sommes donc allées visiter le beau pays des Vosges, du côté de Gerardmer, pour le festival Motordays. 3 jours de rock, de cuir, de grosses barbes, de moto, de stands où l'on peut acheter des articles de moto, de démonstrations de moto qui font du bruit, bref, si tu n'aimes pas la moto, passe ton chemin sale piéton. C'est la première fois qu'on voyait un festival où le parking avait l'air de susciter autant d'intérêt que le festival lui-même... Après 2 trains matinaux jusqu'à Remiremont (j'adore ce nom) et 30 minutes de voiture dans les sapins vosgiens, nous arrivons sur les lieux. Accueil chaleureux, immersion immédiate au cœur de la faune motarde, très cool. On mange quelques spaetzles (des sortes de pâtes alsaciennes, qui ne donnent pas du tout envie de faire la sieste après, mais alors pas du tout) et on commence la balance sous le chapiteau. C'est fort, très fort, au moins on a le droit de faire du bruit, hiii, on aime bien. L'équipe est très sympa et mixte (une fille à la lumière et une autre au plateau), ça fait plaisir. On se balade ensuite dans les stands. Renaud (tintintin), qui parraine le festival, signe des autographes à tour de bras. Molly a décidé de s'équiper pour son voyage en Harley l'été prochain. Elle s'y connaît grave en accessoires de motards, elle veut même s'acheter un masque pour le nez et la bouche avec un sourire de tête de mort, elle me fait un peu flipper... Peut-être l'a-t-on droguée ?! Je me détends finalement et cède même à l'achat compulsif d'un magnifique t-shirt tête de mort... On se prépare, chignons-talons, et c'est parti pour un set d'une heure. Il est 15h30, le public est attentif mais très calme, ça se voit qu'ils sont là depuis 3 jours... Le son dans mes retours s'en va et puis revient, l'ampli est cassé me dit-on, mais je m'en fout, je tape fort, j'ai le droit, j'aime bien, hiii. On rejoint ensuite les motards au stand merchandising, on vend des disques, on signe (comme Renaud, tintintin), on fait des photos, on discute musique et moto. Le festival s'achève tranquillement en fin de journée et on part rejoindre le centre ville. L'hôtel des bains est super charmant, jolie chambre toute en bois. On se balade, on achète des produits locaux et on prend un verre en terrasse où l'on rencontre des jeunes autochtones très sympas. Y'en a même un qui nous lâche son 06... On nous a donné des tickets pour dîner dans le délicieux Bistrot de la perle, alors on se fait un resto en amoureuses. Et on finit devant Monument Men sur TF1 dans notre chambre, comme un vieux couple un dimanche soir, rock n'roll !!! Le lendemain matin la brume serpente dans les sapins vosgiens pendant que nous regagnons la gare de Remiremont, c'est canon, nous reviendrons...
HellooOooo !
Les stands...
June a fait son choix !
Molly aussi...
Finalement on va prendre celle ci !
Sans transition aucune, bienvenu au chalet !
Monument mens sur l’écran géant... et au lit !