Il ne m’est pas toujours aisé
D’exprimer vraiment mes pensées.
En dire trop peu n’est pas assez
“Je ne veux plus rien dévoiler”
La peur me ronge à l’intérieur
Stupide, infondée et sans cœur
Ignore mon envie de dire
Désirer sans me retenir
Je veux tout dire et ne dit rien
Même mes écrits sont sibyllins
Poèmes cryptés trop spécifiques
Ne sont d’aucune aide pratique
“Si j’essayais de m’entrouvrir,
Qui sait ce que je pourrais dire ?
Mieux vaut cacher ces sales pensées
Dans mes replis les plus secrets !”
Car j’ai tenté, par le passé,
Et ces erreurs font mes regrets
“S’ouvrir ne crée que des problèmes,
Dont toi, la cause, en devient blême.”
Et mes secrets me pèsent tant,
Les révéler me tente tant,
Que les premiers concernés
Connaissent enfin la vérité
“Mais il ne faut pas, entends-tu !
Rien ne doit jamais être su !
Tu ne mérites aucun retours,
Complais-toi seule et sans amour !”
Et il n’est d’arguments pour contrer cette voix.
Dans leur “futilité” mes doux rêves se noient.
La voix insatisfaite ne s’arrêtera
Qu'au jour venu où mon âme elle étouffera.