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MAMMOUTH (2006) ... ou MAMMOUTH, LA RÉSURRECTION pour les intimes, et MAMMOTH pour les puristes de la V.O. Mais pourquoi celui-ci, et pas un autre? Parce que MAMMOUTH fait partie de ces nanars géniaux, dont l’empathie augmente considérablement grâce à sa VF et ses doublages en roue libre, qui subliment un ensemble déjà bien WTF dès le départ: classifié en tant que comédie horrifique, le téléfilm de Tim Cox fut diffusé sur SYFY, à l’époque où la chaîne se nommait “sobrement” Sci-Fi Channel, mais se caractérisait immédiatement par son ton décalé. On ressent, pendant le visionnage de MAMMOUTH, que son réalisateur n’était pas dupe quant aux moyens fournis afin d’aboutir à sa diffusion finale: on y découvre le vétéran Tom Skeritt -TOP GUN (1986)- par exemple, qui vient s’”échouer” dans ce projet, tout comme la sésuisante actrice Summer Glau à ses débuts, un peu trop à fond dans le délire. Mais MAMMOUTH n’est pas juste un témoignage nostalgique d’un passé SYFY pré-industriel corrompu par les SHARKNADO (2013-20??), car encore valable de nos jours: punchlines idiotes au possible -un agent “potagène” ?!!-, parodies assumées -MEN IN BLACK (1997) version cheap-, et ce ridicule omniprésent -SFX, VFX et histoire insensée- parsemé de références cinématographiques “à l’ancienne” de films de genre font de ce long-métrage un indispensable nanar de la décennie 2000-2010. Certains choix incompréhensibles se clarifient rapidement, preuve supplémentaire que Cox sait où il va, et que du haut de ces 2 300 000 dollars, MAMMOUTH doit se "limiter”: mais le réal’ choisit d’en rajouter des tonnes, et ce malgré les lacunes techniques -le pauvre mammouth en ignoble CGI-, scénaristiques -les notions scientifiques sont résumées à des termes techniques totalement à côté de la plaque, les personnages se vannent entre eux, presque conscients d’être des CACAricatures de stéréotypes- et tout ce qui en découle. Voyez plutôt cette storyline: un météore téléguidé par des aliens s’abat sur la Terre et ressuscite un (le) mammouth de 40 000 ans conservé dans la glace -un gros glaçon posé tel quel- à l’intérieur d’un musée. Et oui, ça part de là, et c’est amplement suffisant pour glousser comme des dindons entre potes devant la galerie de personnages plus débiles les uns que les autres, qui tentent d’interagir -mal, vu comme ils sont couillons- pour sauver la ville de la menace préhistorico-pachydermique. Au final, on aime MAMMOUTH pour son fond ET sa forme, à l’inverse des Uwe Boll comestibles pour de mauvaises raisons -HOUSE OF THE DEAD (2003), on pense à toi-: et pour le coup, ruez-vous sur son dvd rare -oui, celui où il y a le gros slogan VERSION NON CENSURÉE et édité par TF1- en priant pour qu’un jour, un éditeur nous le commercialise en blu-ray. Ultime, quoi. Qu’est-ce qu’on se marre! FEUFEUFRRANK, MAVEFAVITAVOUA /20