Character Art - Valefore FFX
Not homework so to speak, but Ctrl+Paint drew a character from WoW in his videos on Constructive Form, so I decided to do a summon from FFX. This was a lot of fun to do, maybe I'll do more.
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Character Art - Valefore FFX
Not homework so to speak, but Ctrl+Paint drew a character from WoW in his videos on Constructive Form, so I decided to do a summon from FFX. This was a lot of fun to do, maybe I'll do more.
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A story of valefor
It had been a week. I didn’t know if anyone noticed my absence but the collar around my neck reminded my how powerless I was.
Elwin
Le pouvoir de Valefor se consume dans les flammes, et l’énergie qui maintenait la chimère dans la réalité se dissipe. Orenda cède, vaincue. Je crois voir un bref instant un éclair de rage dans son regard. Je note que son Gardien est assis à terre, légèrement fumant. L’attaque d’Ifrit aurait-elle porté jusque-là ? Cela doit être pris en compte, il me faudra être beaucoup plus prudent quand je l’utilise alors. Je laisse mon compagnon se dissiper à son tour dans l’éther, et tend une main galante à Orenda. Elle sait comme moi qu’elle ne peut la refuser, pas après son petit jeu de courtoisie. Mais elle est assez fine pour saisir l’insulte sous-jacente, le châtiment de son arrogance.
« Votre puissance vous dessert Sir Elwin.
- Et vous êtes vous-même des plus prometteuses Dame Orenda. »
Elle m’adresse un aimable sourire.
« Baal et moi-même emprunterons votre bateau demain matin. Je ne doute pas que vous ayez communié avec le Priant de ce modeste temple d’ici là, considérant votre habileté. »
Au moins est-elle passablement bonne joueuse. Elle sait pertinemment que, d’un point de vue extérieur, mon attaque sur son Gardien ne saurait être vue comme une forme d’habileté. Mais elle est consciente que je l’ai percée à jour. L’idée de naviguer avec cette furie me semble légèrement inquiétante cependant.
« Mon père sera sans nul doute exalté à l’idée de savoir que d’aussi talentueux jeunes Invokeurs défendent Spira. Vous savez que Maestre Leike a toujours porté grande attention aux prodiges… »
Je ne peux m’empêcher de me raidir légèrement. Elle n’est pas n’importe qui. Maestre Leike dirige le service de l’inquisition de Yevon. Ses troupes traquent les hérétiques, et visent à maintenir l’unité au sein de l’Eglise. Cela explique-t-il sa volonté d’acier ? Et cette soif d’accomplissement ? Toujours est-il que je sais reconnaître une menace. La moindre erreur me sera fatale. Mais je ne laisserai personne remettre en question ma dévotion et ma foi.
« Je ne doute pas qu’il sera tout aussi exalté de revoir sa fille adorée, surtout après si longtemps loin du temple de Sainte Bevelle. »
Elle rosit très légèrement. Si elle s’est retrouvée au Temple de Besaid, sans y avoir d’attaches, c’est soit qu’elle a été congédiée, soit refusée à Sainte Bevelle. L’attaquer dans son égo est risqué. Mais c’est une juste contrepartie. Elle se reprend assez vite pour sourire de manière plus étincelante encore.
« Nous nous retrouverons donc sur la route. Votre conversation m’est des plus plaisantes. »
L’araignée aime danser sur sa toile. Pour ma part, je ne suis pas pressé de la revoir, surtout tenant compte du risque que sa famille représente.
« Baal ! Nous partons. »
Sans un mot, Baal se relève et s’incline légèrement, partant d’un pas leste avec elle. Mais pas sans m’avoir jeté un dernier coup d’œil. Entre le Gardien Assassin, et le Père Inquisiteur, je commence à la trouver trop bien entourée. Pour ma part, j’ai un gardien en herbe à l’air mystérieusement ravi quand il regarde Baal. S’est-il trouvé un modèle de carrière… ? Je vois devoir intensifier mes recherches magiques…
L’Epreuve de Besaid s’avère moins périlleuse que celle de Kilika. Au détail près de Kaleo qui a manqué de faire sauter un pan de mur. Encore une fois. Les prêtres auront ma peau bien avant l’Inquisition… Une plateforme finale nous dirige vers la Chambre du Priant. Je n’ai pas jugé bon de prévenir Kaleo de la menace d’Orenda. Premièrement, parce qu’il n’est aucune raison qu’elle puisse un jour l’appliquer. Ensuite, parce qu’elle ne le concerne à vrai dire même pas. Même si je venais à être excommunié pour une raison obscure, il serait simplement remis de ses fonctions, et laissé comme simple citoyen yevonnite. Dans la mesure où je lui suis hiérarchiquement supérieur, sa disgrâce peut causer la mienne, mais la mienne ne saurait atteindre son intégrité.
« C’est dingue quand on y pense, cette puissance que vous avez entre vos mains. Enfin, celles que vous confèrent les chimères. Je n’imagine même pas ce que quelqu’un de malintentionné pourrait faire de ça. Est-ce qu’une chimère peut exprimer sa propre volonté une fois le pacte passé ? »
Je le regarde un instant. Je ne sais pas exactement quoi lui répondre. Comment faire comprendre à quelqu’un qui est complètement étranger au concept réel ce qu’est un Priant ? Aucun prêtre, aucun sage, aucun Maestre ne peut exactement appréhender la vérité. Il faut être un Invokeur, s’être retrouvé face à face avec eux, pour réussir à saisir un fragment seulement de ce que peuvent représenter un Priant et sa Chimère.
« Une Chimère est un réceptacle de pouvoir énorme. Qui dépend tant du pouvoir du Priant que de nos propres pouvoirs à la manifester. Les Chimères sont ainsi tout autant nos gardiens que vous pouvez l’être. Même seul, un Invokeur fait rarement une cible facile. »
Je ne sais cependant comment saisir la fin de sa question. A-t-il remarqué les exactions de Lady Orenda ?
« Les Priants sont des âmes nobles, bénies de Yevon. Et leur pouvoir et volonté coule dans l’incarnat que représente la Chimère. Quant à supposer un être mal intentionné, je doute qu’il ne se voit accorder l’accès aux Temples. Les prêtres veillent au respect des préceptes. »
Une réponse qui n’en est pas vraiment une. Une chimère peut-elle s’opposer à la volonté de son invokeur ? Je l’ignore. Nous leur donnons vie. Mais sont-elles boucliers ou alliés ? Je suppose qu’un Priant peut s’opposer à une communion, dans la mesure où cela met du temps ? Mais cela dépendant de la volonté de l’individu… Toujours est-il que je suppose qu’un hérétique n’aurait jamais la possibilité d’accéder au temple. Et les invokeurs acceptent un prix bien trop grand pour être ainsi distordus.
« J’imagine qu’on sera amené à les revoir tôt ou tard… Félicitations en tout cas, c’était très bien mené. »
Ah ça… il déchantera vite quand il verra qu’ils prennent le même bateau que nous… même s’ils nous quitterons une fois à Kilika, lorsque nous poursuivrons notre route vers Luca, et qu’ils s’arrêteront pour le Temple.
Laissant Kaleo à ses occupations, je pénètre la chambre du priant. Le ton est très différent ici. L’hymne résonne aussi fort, mais d’une voix plus aigüe, et plus jeune. Mais tout aussi riche. Une lueur orangée illumine la salle, émise par la pierre ronde du priant. Dessus, une femme aux cheveux courts laisse deux larges ailes membraneuses révéler sa nature véritable. Je m’agenouille, puis signe, avant de reposer ma respiration. M’accorder au chant. M’ouvrir au Priant.
C’est une petite fille qui répond à mon appel muet. Je ne peux retenir un pincement au cœur. Elle semble si jeune. Et pourtant, elle est devenue une éternelle arme, un éternel bouclier, Valefor le Gardien.
C’était mon choix Un courage extraordinaire. Une abnégation totale.
Et c’est là ce qui t’es demandé
Pour me montrer digne du sacrifice de cette demoiselle.
Valefor incarne le Néant, l’absence de souillure du cœur et de l’âme. La pureté d’une enfant scellée dans la pierre. La pureté qu’il te faudra pour mener ta tâche à bien, l’esprit tranquille
Pourtant, pouvait-on vraiment dire que quelqu’un comme Orenda était « serein » ? Son énergie était manifeste, mais cela suffisait-il ?
Sa volonté est une flèche de diamant qui mène à son but
Et moi ? Ai-je la volonté d’aller jusqu’au bout ? Comme cette jeune fille, vais-je avoir le courage de tout sacrifier pour mener ma tâche jusqu’à la fin ?
Le courage véritable n’est pas dans une volonté glacée et vide. Il s’agit de la motivation qui nait de ceux qui nous accompagnent, et de ce pour quoi nous nous battons
Kaleo, qui attend dehors. Kilika, Mère Naida, Père Yuka. Spira.
Aussi ne restes tu pas seul, et je t’accompagnerai. Marche et danse parmi les hommes. Reçois la bénédiction du Gardien du Néant, Valefor. Poursuis ton périple, Invokeur
La sensation de cette communion est très différente. Ce n’est plus une déchirure comme la dernière fois. Mais encore une fois, cette nausée et cette sensation de trop plein. Une âme écartelée par la présence d’une autre, trace d’étoile dans un ciel trop grand et trop vide. Mais je parviens à me relever sans trop de peine. Soit je me fais à ça, soit Valefor est un Priant plus tendre qu’Ifrit…
Je sors en titubant de la salle.
« Tout va bien Kaleo. J’ai juste besoin d’un peu de repos. »
La volonté d’Orenda est effectivement un diamant acéré.
Les habitants de Besaid célèbrent leur nouvel Invokeur une bonne partie de la nuit, avec un grand feu de joie sur la place du village, tout en honorant naturellement ma venue. Et offrent un nombre ridiculement grand de présents, sous forme de leurs spécialités, tant gastronomiques qu’artisanales. Moins luxuriante que Kilika, Besaid est une île plus réputée pour sa pêche riche, aux poissons et crustacés savoureux, ses teintures et superbes étoffes, et ses bijoux de perles et de corail. Je m’arrange pour rediriger une partie de ces présents vers le temple, dans la mesure où je doute aux gros yeux de Kaleo qu’il soit question que je m’encombre plus encore. Je profite de la douce chaleur du feu pour consigner dans mon journal mes dernières avancées concernant mes cartes sort. Cela me servira d’héritage éventuel. Et en soi, je ne souhaite pas vraiment me lancer dans un concours de popularité avec Orenda, donc une activité discrète me convient très bien.
Accessoirement. Il me revient en mémoire un détail technique minuscule. Demain déjà, il me faudra régler le problème d’égo de mon ex gardien commis d’office, et choisir. Aïe. Finalement, goûter la liqueur de fleurs de Besaid n’est peut-être pas une si mauvaise idée…
Kaleo
Aller messire Elwin, z’êtes le meilleur, que j’répète en boucle dans ma tête. Je m’étonne de ma confiance absolue, de ma fierté sans nom, pour moi, il n’y a aucun suspens sur l’issue du combat, même si madame au physique avantageux est parvenu à communier avec la chimère sans trop de contre-coups. Quelle tête en claque, elle s’est ouvertement moquée d’Elwin avec son ton pince-sans-rire, je lui aurais bien fichu quelques coups moi, mais Elwin s’en charge lui-même. Sa répartie est d’ailleurs assez cinglante, je suis bien content de n’y avoir droit qu’à mi-temps… Mais qu’est-ce qu’il fiche d’ailleurs ? Ca lui ressem… Je tourne la tête vers mon voisin, stoïque comme un roc. Je jurerai pourtant avoir entendu un bruit de fer glissé. Oh le fils de shoopuf. C’est pourtant lui qui a pris l’initiative de se retirer du cercle de combat pour leur laisser place. Et le pire c’est que son visage n’esquisse toujours pas la moindre expression, ça donne envie de le déchirer en deux. J’essaie de ne pas être trop expressif moi-même pour jouer le jeu et ne pas déshonnorer la bataille d’Elwin, m’enfin je n’ai pas son talent presque minéral. Aussi, étant juste à côté de lui, j’ai littéralement envie de lui bondir dessus, de lui arracher son sabre et de lui planter d’dans. D’ailleurs rien ne m’en empêche.
« Rhéo sceau, flash aveuglant ! »
Enfin si, ça. Ca n’a pas l’air de faire plaisir à notre ami la montagne qui se frotte les yeux un temps avant de comprendre ce qui lui arrive. J’entends quelques habitants de Besaid derrière moi rire de mon Invokeur qui aurait raté sa cible et qui serait fichu. Moi j’ai très bien compris ce qui se passait, Elwin ne compte pas hurler au scandale, il compte les avoir à leur propre jeu. Bordel. Je suis nul à ça. Olala. J’ai pas de sort discret qui puisse opérer sans que je sois éhontément pointé du doigt. En parlant de sort, l’autre commence à murmurer une probable incantation si bas qu’on dirait qu’il remue les lèvres dans le vide. Je fulmine, cette sensation d’inutilité pure et dure me fiche les nerfs en pelote.
Bien qu’ayant gardé les yeux sur les combats, mes pensées sont ailleurs, aussi je reviens à la réalité en entendant Elwin grogner sous la mélodie de la pimbêche. Le truc rigolo, c’est que mon voisin semble grogner aussi. Toujours sans bouger. Ce mec a dû être frappé par un basilic dans sa jeunesse, moi je vous le dis. Le problème c’est qu’un petit scintillement bleu lui tourne autour de la tête et il se sent tout de suite moins grincheux. Il s’est soigné. Et pas que de la douleur, j’en suis sûr. Ok. Puisque c’est comme ça, je mets discrètement la main dans ma besace et cherche quelques éléments du bout de mes doigts. Ca tombe bien, on vient de faire quelques emplettes. Je sens les morceaux de makina dans la doublure, mais c’est pas ce que je cherche. Je sors une bouteille en verre et la tends vers l’ogre.
« Tu veux à boire ? »
Sans trop de surprise, il ne prend même pas la peine de refuser ma potion, les yeux rivés sur la bataille et sûrement déjà en train de préparer un autre mauvais coup, il doit d’ailleurs se dire que je suis complètement à côté de la plaque sur ce qui est en train de se passer. Tant pis. Dans le rôle de l’idiot, c’est clairement moi le meilleur des quatre impliqués dans cet affrontement. Je peux pas leur en vouloir en même temps. J’attrape une dent de dingo terrassé sur la route de Besaid et la glisse subrepticement dans le liquide d’ordinaire si bénéfique. Je la garde bien contre moi le temps de cacher l’étincelle d’énergie que j’y accorde. Si je n’ai pas le physique d’un al bhed, j’en ai quelques capacités, et l’Alchimie en fait partie.
« Aller Elwin, c’est toi l’meilleur ! »
M’exclamé-je en levant le poing. J’ai cru entendre un rire narquois à ma droite, mais bon, venant d’un être aussi insensible, c’est difficile d’affirmer toute forme de réaction émotionnelle. C’est à ce moment qu’on entend la glace se givrer d’une harmonie cristalline sous les pieds de la vantarde. La voilà bel et bien prise au piège. L’autre déplace presque imperceptiblement sa main. Il se prépare à tirer encore une fois son épée de son fourreau. Il attends le bon moment. Celui où Ifrit décolle de terre pour démarrer son ultime attaque. Et il compte sur la diversion offerte par la chimère pour recommencer son manège. Tout le monde a les yeux rivés sur elle, le souffle court, alors qu’Elwin s’apprête à donner son ordre. Sauf que je ne laisserai pas ce gros tas lui voler son moment de gloire.
Et alors, c’est très drôle de le voir être repoussé quelques pas en arrière par l’explosion qui vient de se déclencher sous ses pieds. Etant donné l’attribut du feu donné à ma bombe, on pourrait croire à un simple dommage collatéral de la déferlante de flammes qui va être lancée par la chimère de Kilika. Mais non. C’est juste une mine Volcano, dont la fumée a le mérite de maintenir les adversaires dans un état second quelques temps. Juste ce qu’il faut pour admirer Elwin en finir avec cette grande gueule d’Invokeuse de Besaid. Ifrit n’y va pas de main morte et j’ai presque mal au cœur pour l’autre chimère dévorée par la danse des flammes, son cri a quelque chose d’innocent sur laquelle je n’arrive pas à mettre de mot. Après un boom final, la cendre retombe doucement, à l’inverse de l’esprit du feu qui retombe sur ses pattes lourdement, soulevant un nuage de poussière. Silence. Râle sourd de la montagne de muscle, c’est comme une victoire personnelle d’entendre sa voix pour la première fois. Mais qu’il s’étouffe quand même dans la cendre.
Quelques flammes crépitent encore dans l’air embrasé, y’a comme un coup de chaud. Je cherche Elwin du regard. Quand le vent nous dégage un peu la vue, je le vois, debout, face à la grognasse un genou à terre, éprouvée, mais le regard décidément prêt à remettre ça. Malheureusement pour elle, c’est terminé. Valefor n’est plus là, elle n’a plus de cartes à jouer. Elle jette un regard furieux en notre direction. Peut être qu’elle cherche le truc à ma droite, en train de se remettre de ses émotions pour le moins explosives. Je me contente de hocher la tête à l’attention d’Elwin. Je suis innocent. Ifrit disparait à son tour et je ne sais pas si Elwin accorde des derniers mots à cette pimbêche qui ne mérite que mépris, mais moi, je regarde une dernière fois monsieur biscottos et lui tire un large sourire. On a gagné. Cheh.
L’épreuve de Besaid a une drôle de tête, mais rien de bien impressionnant. Comparé aux flammes de Kilika c’est une véritable promenade de santé. Bien que, il faut l’admettre, ce jeu d’orbre aimantée a le don de me retourner le cerveau. Mais même moi j’aurais pu passer cette épreuve tout seul. J’dis ça, mais c’est Elwin qui a fait m’a empêcher de faire sauter le dernier en posant délicatement sa main sur la glyphe camouflée dessus, ce qui a eu pour effet de le faire se déplacer de lui-même, nous ouvrant la voie vers un ascenseur. Qu’est-ce que c’est donc que cette drôle de manie d’inscrire des glyphes partout et de perdre les apprentis et Invokeurs plus confirmés dans ces zones labyrinthiques des temples… Je ne vois pas tant que ça en quoi ça les met à l’épreuve.
Je râle, je râle, et la plateforme démarre difficilement dans un bruit de raclement. C’est pas franchement rassurant. On dirait qu’elle va s’effriter à force de frotter aux murs comme ça. Je n’ai pas beaucoup parlé de toute notre traversée, un poil anxieux à l’idée que quelqu’un m’ait aperçu me servir de l’alchimie, bien que cela soit totalement improbable. Je pourrais toujours dire que je l’ai achetée aux al bhed, dans le pire des cas, mais bon… Ca ne change rien au fait qu’il faut que j’en parle à Elwin. Mais pas maintenant, cela pourrait l’empêcher de se concentrer clairement dans sa communion avec le Priant. Toujours est-il que maintenant que nous sommes en huis-clos sur cet ascenseur dont la lenteur, probablement exagérée par mon stress, rend le silence franchement lourd. J’ai pas envie de ressembler à l’autre gros tas là.
« C’est dingue quand on y pense, cette puissance que vous avez entre vos mains. Enfin, celle que vous confère les chimères. » Dis-je non sans une pointe d’admiration sincère. « Je n’imagine même pas ce que quelqu’un de malintentionné pourrait faire de ça. Est-ce qu’une chimère peut exprimer sa propre volonté une fois le pacte passé ? »
Quelque chose me dit à sa tête que c’est pas franchement le genre de questions que se posent les serviteurs de Yevon. J’imagine que pour eux tout est clair et rien n’est à remettre à doute, aucune règle ne peut être brisée. N’empêche, ça doit bien exister, une chimère déchue, ou un Invokeur qui aurait mal tourné, non ? C’est peut être tabou… Olala, la gaffe. Du coup, sait on jamais, j’ajoute rapidement.
« J’imagine qu’on sera amené à les revoir tôt ou tard… Félicitations en tout cas, c’était très bien mené. »
Il faut bien que quelqu’un le félicite. Ce n’est certainement pas l’autre insolente qui l’aurait fait. Quant aux habitants de Besaid, qu’ils soient rassurés, leurs émotions partagées ne sont pas sans fondement, c’est Elwin qui vaincra Sin, et il le vaincra haut la main. Sin fait peur, il représente chaos et désespoir. Mais partager son temps avec Elwin c’est comme oublier Sin. Pour vaincre une telle force de la nature, les chimères sont certainement plus que nécessaires. Mais Elwin a quelque chose de rassurant dans la droiture qu’il dégage. Je ne sais pas. J’imagine que je vois différemment depuis notre conversation sur le bateau. Toujours aussi droit, mais pas rigide, et donc, loin d’être idiot. Je maintiens mon équilibre alors que la plateforme atterrit sans aucune délicatesse. On dirait une copie conforme de la précédente salle du Priant, néanmoins les flammes sont moins chatoyantes. Cette fois, j’ai pris un livre dans ma besace, un livre sur les préceptes de Yevon. Mais c’est un secret. Je veux faire des efforts, loin de moi l’idée de les étaler devant Elwin tel un paon qui parade pour convaincre non sans hypocrisie d’être accepté comme Gardien. C’est décidé, quand il sort de là avec Valefore à ses côtés, je ne tarderai pas à lui révéler mon secret. Je lui accorde un sourire confiant. Il a déjà fait ça une fois, il peut le refaire sans problème.
Dec. 11: Final Fantasy X
A Drawing A Day All December / Joey-Jacks
Colored Sketch Commission for Aidan Gull of Valefore from Final Fantasy X.
It’s Sunday so here is a Valefore