Vapeur Cannelle
C’est la saison des entrailles. Les pommes pourrissent dans les jardins. J’ai le cœur humide, j’essuie avec ardeur la boue de mes anciens mouchoirs.
C’est la saison des entrailles. Si tu sais regarder, tout meurt: les arbres, leur feuille, leur substantifique sève, et toi. C’est la saison des chairs ouvertes. Le ciel, si rouge, miroite le sang qui à du mal à actionner le bout de mes doigts. Il fait froid, déjà. J’ai un amour pour cheminée, qui ronronne à ma poitrine pleine, les comptines qui nous attendent. C’est la saison des entrailles, Qu’on laisse à l’air Pour les soirs d’hiver Priant le givre Oiseau blanc D’emporter avec lui Toute les tumeurs Des viscères passés Automne.















