Frères sorcières, Antoine Volodine
Première approche désagréable, gâchée par l’impression de lire Terminus radieux en moins bien réussi puis une séries d’incantations imprimées là pour faire magique, mais la troisième partie — que pourtant je craignais le plus — emporte le morceau sans problème et donne sa cohérence au récit. Ravi de voir Volodine céder à ses meilleurs péchés mignons, donc pas les grandes tirades oraculaires et les mignardises un peu chiantes, mais a) la mise en fiction de nouvelles ontologies qui faisait déjà tout l’intérêt de Des anges mineurs et se prolonge ici dans l’espace et le temps, et b) les combats de boules de feu qui tachent avec métamorphoses, vendettas sur mille ans et kuchiyose no jutsu qui vont bien. L’un de ses meilleurs avec Dondog, qui, comme lui, rendait à la fois plus ninja et plus intelligent, ce à quoi devraient tendre à peu près tous les livres.












