A Togolese tech team from a tech hub called WoeLab built the first made-in-Africa 3D Printer from junk parts in 2013. They are now set to...

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A Togolese tech team from a tech hub called WoeLab built the first made-in-Africa 3D Printer from junk parts in 2013. They are now set to...
Malgré les défis territoriaux, le premier laboratoire d'incubation du Togo, WoeLab, progresse avec détermination
Malgré les défis territoriaux, le premier laboratoire d’incubation du Togo, WoeLab, progresse avec détermination
This article is also available in English. You can read it here.
La technologie en Afrique fait d’énormes progrès. Mais il est vrai aussi que, depuis des années, la révolution numérique africaine est menée principalement par des pays comme le Nigeria, le Kenya, l’Afrique du Sud, l’Egypte et le Maroc.
Dans la plupart de ces pays, les principaux moteurs de la technologie ne sont pas cachés ; la…
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In spite of territorial challenges, Togo's first incubation lab, WoeLab is advancing with purpose
In spite of territorial challenges, Togo’s first incubation lab, WoeLab is advancing with purpose
Cet article est également disponible en anglais. Vous pouvez le lire ici.
Technology in Africa is making huge advances. However, it also true that, for years now, the African digital revolution has been led mainly by countries like Nigeria, Kenya, South Africa, Egypt and Morocco.
In most of these countries, the primary drivers of technology are not hidden; the presence of a large market,…
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Des utopies non alignées
Publié dans le magazine du Goethe Institut RDC
Vu d’Occident il semblerait que le futur devienne une notion obsolète voire une vision inquiétante. Mais sur le continent africain la perspective est tout autre portée par la mondialisation, l’essor des technologies numériques et une jeunesse qui veut croire que de nouvelles perspectives s’ouvrent à elle. Alors qu’une élite entreprenante emboite le pas au modèle techno-capitaliste néolibéral, des voix se font entendre pour imaginer des futurs non alignés sur les modèles de développement occidentaux qui ont largement montré leurs limites.
En Europe le futur serait-il devenu une notion obsolète? Les crises à répétition du capitalisme financier, la menace d’un changement climatique dont les effets destructeurs seraient irrémédiables pour la planète, la multiplication des conflits et les mouvements massifs de population qui en résultent, l’écart croissant séparant les plus riches des plus pauvres, nourrissent le sentiment que ce qui est « à venir » n’est peut-être plus du tout désirable.
Du côté des États-Unis, le futur apparait totalement confisqué par les projections des maîtres de la Silicon Valley. À travers le projet trans-humaniste développé au sein des laboratoires de la Singularity University fondée par le futurologue Ray Kurzweil, les grandes entreprises de la révolution numérique prétendent relancer le progrès grâce principalement aux recherches dans les neurosciences qui pourraient transformer notre humanité. En attendant l’avènement d’un être nouveau issu de l’union de l’homme et de la machine, elles inondent le monde de gadgets technologiques plus futuristes les uns que les autres destinés à remporter notre adhésion.
Mais ces deux visions ne prennent pas en compte les profondes transformations géopolitiques amorcées au siècle dernier qui façonnent les débuts du XXIe siècle. En effet, l’entrée de nouveaux acteurs dans la politique et l’économie mondiales ont provoqué des transferts de pouvoirs et fait émerger des puissances alternatives. De ce monde multipolaire dont l’Occident n’est plus le centre surgissent de nouvelles représentations qui fonctionnent comme autant d’outils collectifs de spéculation et mettent à jour de nouvelles potentialités.
Avec des taux de croissance positifs, des ressources premières stratégiques, un équipement technologique grandissant et une population majoritairement jeune – en 2050 le continent africain comptera 2,4 milliards d’Africains dont près de la moitié aura moins de 18 ans et dont 60 % vivra dans les villes –, l’Afrique dispose d’atouts générateurs d’une dynamique qui fait d’elle le continent du futur. Mais si l’Afrique est le continent du futur, il n’en reste pas moins qu’à l’heure actuelle, un Africain sur deux est encore en situation de grande pauvreté. La conjonction population majoritairement jeune / taux de chômage élevé / urbanisation galopante / incapacité actuelle des gouvernements à satisfaire les besoins en énergies prévaut dans de nombreux pays et est potentiellement explosive. Les très convoités minerais de l’électronique – la cassitérite, le coltan, la wolframite et l’or qui entrent dans la fabrication de la majorité des produits électroniques – sont avant tout des facteurs de conflit. Et depuis quelques années, le continent abrite parmi les plus grandes déchetteries à ciel ouvert de matériel électronique au monde.
Face au grand écart que vit le continent au quotidien, des voix s’élèvent pour défendre l’idée que si l’Afrique veut élaborer des futurs qui lui soient profitables, il lui faut accomplir une profonde révolution culturelle.
C’est ce à quoi s’attachent deux initiatives remarquables, portées d’un côté par un économiste et écrivain sénégalais, Felwine Sarr et de l’autre, par un collectif, le WɔɛLab au Togo.
La démarche de Felwine Sarr développée notamment dans son dernier ouvrage, Afrotopia, se revendique comme une « utopie active » et pourrait peut-être bien devenir le terreau d’un mouvement intellectuel et artistique. Pour l’économiste, ce dont souffre l’Afrique, c’est avant tout d’un déficit « d’une pensée et d’une production de ses propres métaphores du futur ». Pour que le continent puisse « se penser, se représenter, se projeter » Felwine Sarr prône le non alignement sur les modèles de développement tels qu’ils ont été conçus par les puissances occidentales et qui fonctionnent pour l’Afrique comme l’objectif à atteindre quelqu’en soit le coût humain, culturel et social. C’est en opérant la rupture et en procédant à une archéologie des cultures locales que le continent africain parviendra à mettre en place des modèles autochtones « plus conscients, plus soucieux de l’équilibre entre les différents ordres, du bien commun et de la dignité ». Au delà, c’est en trouvant sa force propre que l’Afrique pourra contribuer à « porter l’humanité à un autre palier ».
Ouvert en 2012 par l’architecte / anthropologue Sename Koffi Agbodjinou, le WɔɛLab qui se définit comme le premier espace de démocratie technologique est également une utopie active. Ce fablab / hackerspace / incubateur / école, revendique l’action « par la base et pour la base », combat la notion de propriété et a pour ambition de redonner aux citadins une capacité d’action en articulant réapropriation des savoirs vernaculaires, technologies numériques, culture du partage et intelligence collective. Concretement, sa démarche consiste à transposer en milieu urbain des modes de fonctionnement traditionnels qui ont prouvé leur efficacité, comme par exemple les enclos d’initiation (espaces d’apprentissage dans lesquels les jeunes réunis par tranche d’âge sont accompagnés pour détecter leur compétences et les transformer en savoir-faire) à les mettre au service d’innovations technologiques utiles et viables économiquement. Il s'est récemment distingué à l’échelle internationale en concevant la première imprimante 3D quasiment exclusivement à partir de déchets informatiques recyclés.
Ces démarches nous suggèrent que pour penser le futur de l’Afrique il convient donc de se placer dans une perspective plurielle et non alignée, de penser avec les capacités d’anticipation autochtones et contre les rémanences du colonialisme soutenues par la globalisation et son modèle économique « star », l’ultra libéralisme.
Oulimata Gueye
WɔɛLab http://www.woelabo.com/
Felwine Sarr, Afrotopia, Philippe Rey, Paris 2016, 160 pages.
WoeLab is Turning E-Waste into Usable Technology for West Africa
“My Africa Is spoke with Sename Koffi Agboginou founder of Woelab, a maker space in Lome, Togo with the unifying goal of creating #lohightech that is accessible to the low-income consumer.”
WoeL ab Premier Espace Africain de Démocratie Technologique
#WoeLab ! L'installation au Togo du premier RepLab devenu ce que nous appelons un Espace de Démocratie Technologique participe donc stratégiquement d'un projet original de « Smart-Cité » a l'africaine. Mais WoeLab s'est fabriqué une vie entière; dissimulant idéalement cette projection première pour apparaître désormais un lieu atypique, le seul dans le pays, qui rend possible la mutualisation des ressources et le brassage de populations diverses prônant et adoptant des usages à faible empreinte environnementale. Autrement fablab. Nous essayons de développer le premier fablab réellement de quartier ; incubateur- accélérateur de proximité destiné à impulser à la fois des projets technologiques open hardware natifs, des micro-entreprises innovantes et des démarches internationales de solidarité numérique. Un cadre d’émulation unique, où des jeunes africains, grâce à l’intelligence collective et à un mentorat libre, accèdent au statut d’inventeurs, de porteurs de projets et de chef d’entreprise. Espace d’innovation partagée. Parallèlement aux projets natifs, WoeLab importe des initiatives internationales qui les complètent et ciblées pour leur correspondance avec le cahier des charges LowHighTech. Le concept agit ici comme un principe de sélection et la garantie de leur convertibilité au contexte africain. C’est le cas de Jerry, l’ordinateur 'Do It Yourself' et du projet OpenStreetMap de cartographie libre et collaborative dont nous avons lancé les antennes togolaises. Fablab a niveau de rue. WoeLab est ouvert a tous, aussi bien à la petite vendeuse ambulante qu'à l’ingénieur... et surtout librement, conformément a notre éthique de Démocratie Technologique. Toutes les initiatives ont des « Chefs de Projet » ou « Focus », identifiés dans le noyau dur de notre très jeune communauté. L’ensemble des projets développés sont néanmoins suivis collectivement et envisagés comme des « Biens Communs ». La gestion du Lab se veut elle aussi collégiale, même si sont choisis tous les trimestres un nouveau bureau (Exécutive Manager – Community Manager - FabManager). Les leadership et le Community management des projets et communautés sont aussi tournant avec l'obligation pour les sortant de prendre en charge et d'initier les nouveaux qui arrivent aux responsabilités. C'est là (calé sur les systèmes de sociétés a classes d'âge) autre modèle d'organisation du Lab dont l'inspiratrice est la tradition. WoeLab est devenu en très peu de temps une entité autonome, incubatrice de communautés, startups sociales et jeunes projets togolais pensés dans l’éthique double LowHighTech & Démocratie Technologique. L’exemple emblématique étant la « Made-In-Africa » imprimante 3D, en rebuts électroniques recyclés.
Africain #makers #DoITYourself #Woelab #Togo #Lome