Frontlines : Deena Abdelwahed chez Vice
Au climax d’une Concrete, au Berghain et ce soir sur la scène de la Gaîté Lyrique… Deena Abdelwahed tisse depuis quelques années un fil rouge tendu entre Tunis, Toulouse, où elle vit désormais, et parfois Berlin. Loin des conneries exotiques que vous pourrez lire sur elle – non, Deena n’est pas le porte-voix de la nouvelle de la techno orientale –, sachez que la productrice de trente piges est d’abord une grosse geek, issue de la scène expérimentale tunisoise, celle qui aime se réunir au fond d’une cimenterie pour un set minimal. Sœur d’arme de collectifs bien vénères comme World Full Of Bass ou Arabstazy, Deena Abdewahed fait désormais cavalière seule.
Fin d’année dernière, elle a charbonné dans sa chambre Khonnar (ça se prononce « Rhonnar »), premier album cérébral et païen, aux confins du club et de la musique industrielle, du mantra et de la cérémonie occulte, sorti en toute fin d’année dernière chez InFiné, et accessoirement l'un des meilleurs disques tous genres confondus de 2018. En attendant la sortie de son EP de remixes du tube « Tawa », fin février 2019, et 24 heures avant son live sur les planches de la Gaîté Lyrique, on est revenu avec elle sur le lâcher-prise, sa vision de la musique, les gros synthés et surtout pas les questions queer et orientalistes.
L’entretien complet publié chez Noisey, ici.












