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Mac Miller fanart by me
he's the funniest person i know
Les femmes célibataires ne sont pas des menaces, mesdames.
(Caresses at midnight - Fabian Perez)
La meilleure chose qui puisse arriver quand on vit dans une ville comme Aix-en-Provence, c’est de la quitter. Justine et Paul étaient en couple depuis trois ans et un beau jour ils ont décidé d’acheter un appartement à Bandol. J’ai tout d’abord était surprise.
J’ai rencontré Justine par le biais de Paul, mon meilleur ami. Nous étions comme cul et chemise à l’école, toujours sur le dos de l’autre, à se faire des papouilles, à rire ensembles et à veiller l’un sur l’autre. Beaucoup se sont même imaginé qu’il se passait quelque chose entre nous mais c’était mon meilleur ami, c’était Paul, et si la friendzone devait avoir une image, ce serait un portrait de nous deux.
Je lui parlais de mes histoires d’amour et il me racontait ses plans culs. Puis Justine est apparue comme un miracle et il en est très vite tombé amoureux. Moi, je la redoutais un peu. C’est vrai, je ne voulais pas qu’on m’enlève mon meilleur ami !
Mais les mois se sont enchaînés et Justine est très vite devenue une très bonne amie à moi. Elle n’a jamais cherché à m’éloigner de Gianni et ne m’a jamais vu comme une menace. Du moins, jusqu’à ce que cet idiot ne la trompe au premier été. Elle a pardonné et les voilà déménageant d’Aix-en-Provence pour rejoindre Bandol.
Ils ont quitté un studio de vingt-sept mètres carrés avec balcon qu’ils louaient 450€ pour un appartement de quarante-huit mètres carrés avec vue sur parking qu’ils ont acheté 230 000€. Vous vous rendez compte ? 230 000€ pour avoir une vue sur la voiture du voisin, pas d’extérieur et surtout pour vivre à cinq minutes de la famille de Paul.
Justine n’a jamais supporté sa belle-famille. Trop matérialiste et surtout trop influente sur les décisions de Paul. Quand ils ont décidé d’acheter là-bas, j’ai tout de suite sû que ça n’irait pas et j’ai eu bien raison : au bout de quelques semaines elle ne supportait déjà plus et ne faisait que de se plaindre. Si bien que j’ai fini par croire que j’étais devenue sa thérapeute. Et puis les nouvelles ont commencé à s’étaler dans le temps jusqu’à disparaître et le silence prit place sur nos éclats de rire passés.
Les choses ont commencé à changer quand Justine à forcer le pacse (disons les choses telles qu’elles le sont). J’étais la meilleure amie célibataire et eux achetaient un appartement à Bandol et se pacsaient. La prochaine étape était le labrador, le mariage et le bébé. Justine m’avait même demandé d’être sa témoin le jour où le mariage arriverait. Au départ j’étais ravie. Mais aujourd’hui je crois que je prendrai la fuite.
C’est comme si depuis qu’ils étaient pacsés, les choses avaient drastiquement changé. Ils ne sortaient plus qu’avec des couples et “je” était devenu “on” dans la bouche de Justine. “On veut aller en Norvège pour les vacances”, “On aimerait avoir un chien”. Sauf que ce “on” était un mensonge. Paul n’a jamais aimé les pays froids et ne veut pas de chien et surtout : Paul s’échappe de la maison pour des weekends moto dès qu’il en a l’occasion.
Alors qu’a-t-il bien pu se passer pour que mon meilleur ami devienne un “on” qui n’a rien à voir avec lui ?
Je pense que l’engagement ne change pas les hommes, mais les femmes, oui.
Depuis que le pacse a eu lieu je ne suis plus la meilleure amie de Paul, je suis une menace. Je suis la femme célibataire, libre de coucher avec qui elle veut, quand elle veut, où elle veut et de la façon dont elle le veut. Et la femme pacsée qu’est désormais Justine n’a peur que d’une chose : qu’une célibataire couche quand elle veut, où elle veut et de la façon dont elle le veut avec son homme.
Quand on célibataire, il arrive qu’on se sente seule. On aimerait pouvoir se coucher contre un torse chaud et s’endormir en écoutement les battements d’un coeur pour flanner dans les draps le lendemain matin après une bonne baise. Pourtant, ce n’est pas quelque chose qui me fasse fantasmer. J’ai apprit à aimer ma solitude, à apprécier ma simple compagnie et à me suffir à moi-même (tant au niveau sexuel qu’à tous les autres). Je n’ai pas ce besoin vital de rentrer et de voir quelqu’un qui m’attend pour me blottir tout contre devant le film de 21h30. Je vis ma vie. Je sors lorsque j’en ai envie et je peux rester les cheveux gras et en jogging tout un dimanche sans que personne ne me dise rien.
Les femmes engagées de mon entourage me “détestent” pour ça.
Voyons l’exemple de Sophie :
A 26 ans elle est en couple depuis onze ans avec Benjamin. Ils se sont fiancés l’an dernier et cette année ont acheté une jolie maison dans un charmant petit village des Boûches-du-Rhônes. Ils ont un chat et six oliviers. Sophie est très amoureuse de Benjamin, elle l’aime profondément, mais tout ce qui l’intéresse c’est d’en savoir plus sur mes rendez-vous tout en jalousant la liberté que j’ai à pouvoir vivre et voyager où je veux, quand je veux.
L’autre jour nous évoquions mon possible prochain départ pour le Canada. J’ai bien vu l’enthousiasme qu’elle avait à mon égard pour ce grand voyage mais aussi la jalousie : elle souhaite retourner vivre à l’étranger depuis des années mais Benjamin, lui, veut rester confortable dans son canapé, dans le sud de la France. Et ce détail fait souffrir Sophie.
Et quand je vois Sophie, j’en viens à me demander si les filles comme moi sont elles égoïstes de penser à elle-même avant de penser à ce “nous” que l’on se crée ?
Bien que j’ai été très amoureuse, je crois qu’aucun homme n’a jamais eu le pouvoir de me faire abandonner un rêve de vie. Pour aucun homme de mon passé je n’aurai oublié cette envie, ce besoin de partir voyager et vivre ailleurs. C’est sans doute pour cette raison d’ailleurs que je suis célibataire : je ne laisse aucune chance aux hommes qui essaient de me faire oublier mes rêves.
Toutefois messieurs ne prenaient pas peur, il y a aussi des filles célibataires qui n’attendent qu’une chose c’est de se marier et vous être totalement soumises.
Reprenons le cas de Charlotte :
Je la connais depuis maintenant deux ans et il n’y a jamais eu le moindre évolution de son côté. Elle cherche désespérément l’heureux élu, répète inlassablement le même schéma avec chacun des prétendants et se vautre toujours royalement. Elle a beau enchaîner les rendez-vous, c’est toujours la même chose :
La phase une est la séduction sur Tinder. Ils commencent à échanger par messages puis vient l’échange de numéro et les appels nocturne jusqu’à l’endormissement de l’un ou de l’autre. C’est souvent à lui de raccrocher d’ailleurs, car Charlotte a besoin de l’entendre pour pouvoir s’endormir et s’il ose raccrocher avant qu’elle ne soit endormie, c’est la panique.
La phase 2 est celle du premier date : souvent le weekend est privilégié à la soirée. Elle peut plus facilement cerner le mâle et surtout qui dit plus de temps ensembles, dit plus de baise. Durant cette phase, Charlotte donne tout ce qu’elle a : s’il aime la domination, elle enfilera des menottes et se fera démonter pour son plus grand bonheur. Il aime les jeux vidéos ? Elle enfile un cosplay et le baise dans une voix transformée de personnage de jeux. Il est camionneur ? Elle réalisera son fantasme en le suçant pendant qu’il conduit.
La phase 3 est celle de la désillusion : Charlotte lui a tout donné et pourtant il prend ses distances, lui répond moins, ne lui envoie quasiment plus de messages et elle ne comprend pas. Elle enchaîne crise d’angoisse sur crise d’angoisse et c’est à moi de jouer les thérapeutes (en passant, je devrais penser à une reconversion).
La phase 4 c’est la gifle de la réalité : le type a eu ce qu’il voulait et il ne reviendra pas alors Charlotte déprime avant de retourner sur Tinder pour recommencer la phase 1 avec un autre mâle qu’elle espérera différent cette fois. En vain.
A force de voir Charlotte se viander avec les mecs, j’en viens à me demander si les hommes se lassent aussi vite que les femmes.
Soyons honnêtes, si un homme nous donne tout au bout du deuxième rendez-vous, il devient ennuyant et nous nous lassons. Est-ce la même chose pour les hommes ? Se lassent-ils une fois que nous leur avons tout donné sexuellement ou qu’ils voient que nous sommes entièrement à leurs pieds ?
Pour moi, il n’y a rien de moins excitant que quelqu’un qui ne me laisse pas mon espace vital, qui passe son temps à me contacter et à tout me donner. J’aime être surprise et que les hommes soient entreprenants. N’est-ce pas là quelque chose de commun à toutes les femmes, d’ailleurs ?
Jules en est un parfait exemple : nous ne sommes pas ensembles, nous échangeons de temps à autres mais à chaque fois je le trouve plus surprenant que la fois d’avant et quand bien même nous ne serons jamais ensembles du fait de mes projets futurs, cela fait bientôt un an que nous avons cette “relation” et l’excitation du début ne s’est jamais éteinte. Il me fait toujours beaucoup rire, nous échangeons un peu moins mais de façon plus profonde et le désir sexuel ne s’est pas amenuit.
A l’inverse, du côté de Charlotte tout s’éteint très vite. Au bout du troisième ou quatrième rendez-vous et des heures et des heures d’appels téléphonique, sans compter les crises d’angoisses et le nombre de fois où elle fait appel à moi pour comprendre ce qu’il se passe, le type disparaît ce qui fait que leur relation dure à peu près deux mois. Se lasse-t-il parce qu’elle lui a déjà tout donné et qu’elle est déjà à ses pieds ? Ou bien ne lui plaît-elle simplement pas autant qu’il n’y paraît ? C’est difficile à dire car souvent il va prétendre une semaine chargée ou bien un portable oublié quelque part. Réalité ou excuse ? Je crois qu’on ne le saura jamais.
Et tandis qu’elle me faisait part une énième fois de l’absence de nouvelle de son Romain, je me suis rendue compte que la guerre entre les célibataires et les mariés/pacsés/engagés était une absurdité. Nous sommes tous pareils et à moins que votre compagnon ai des problèmes avec la fidélité, aucune femme célibataire n’est une menace pour vous. Pourtant, et à la manière de la guerre en Irelande, pour une raison X ou Y nous avons beau être identique nous nous retrouvons d’un côté ou de l’autre.
Bien sûr, parfois j’adorerai rentrer à la maison main dans la main avec une personne qui fait battre mon coeur pour ensuite me lover contre son torse et m’endormir avec son parfum. Mais quand je vois ce que l’envie, ou plutôt le besoin, d’être en couple fait à mon amie Charlotte, il n’y a rien de mieux pour moi que d’aller boire un verre avec mes copines célibataires et rentrer la tête haute et sans crainte chez moi.
some of Carrie Bradshaw’s most Iconic looks.
Non les mecs mignons ne sont pas de bons coups, parce qu’ils estiment qu’ils n’ont pas à s’en donner la peine.
Il était une fois, une chanteuse d’opéra sur le supermarché du sexe : Tinder.
Charlotte était belle, intelligente et douée, et se fit immédiatement harponner par un célibataire brisé par une relation passée. Thomas était un homme séduisant et respecté. Il avait moins de 30 ans et gagnait plus de 3 000 euros par mois en travaillant depuis chez lui.
Ils se rencontrèrent à distance et se téléphonèrent jusqu’à s’endormir le téléphone à l’oreille, puis Thomas vint passer un long weekend chez Charlotte.
Ce fut immédiatement le coup de foudre. Pendant trois jours ils partagèrent bisous et étreintes, pique-nique romantique et des orgasmes à répétition. Quand il retourna chez lui, leur routine téléphonique reprit mais avec davantage d’ambiguïté. Brisé par une ancienne relation et malgré un comportement ambiguë, Thomas ne voulait pas de quelque chose de sérieux avec Charlotte qui elle, tombait follement amoureuse de lui.
Au mois d’août, ils décidèrent de partir en vacances avec une amie commune et ce fut le coup de massue pour Charlotte qui se rendit compte que Thomas, avec qui elle passait des nuits entières au téléphone, se fichait complètement d’elle. Il n’avait aucun problème à la mettre de côté pour favoriser un jeu avec Audrey ou encore à avoir des sous-entendus sexuels avec elle tout en ignorant la peine de Charlotte.
Durant cette catastrophique semaine de vacances avec Thomas et Audrey, Charlotte me confia qu’elle avait passé une nuit dans sa voiture à verser toutes les larmes de son corps puisqu’il venait de lui briser le coeur avec un échange sms entre Audrey et lui.
Charlotte venait de comprendre la réalité : un homme qui ne veut pas de relation sérieuse n’aura aucun scrupule à tirer à plusieurs endroits en même temps et ça, même s’il reste au téléphone avec elle toute une nuit ou qu’il lui dit qu’elle est trop bien pour lui.
Nous avons perdu le temps de l’innocence et des romans d’amour avec des petits-déjeuners romantiques sur le balcon de notre appartement.
Aujourd’hui, c’est le règne du “match, catch et dégage”. On swipe les profils sur Tinder en fumant une clope pendant que notre collègue nous raconte son weekend à la campagne à la pause de 10h. On s’envoie en l’air à 18h30 et chacun dans son lit. Cupidon a quitté la partie.
Dans ce monde, il y a des milliards de femmes qui vivent la même chose et pourtant on sait à quel point elles sont géniales. Elles voyagent, paient leurs impôts, élèvent seules leurs enfants, elles n’hésitent pas à s’acheter des escarpins en cuir très chic à 300 euros, elles sont indépendantes et elles sont seules.
Ce que je me demande, c’est pourquoi les hommes et les femmes sont aussi différents lorsque la question de la relation arrive. Avant donc d’écrire ces lignes, j’ai interrogé des amis sur la question. Les réponses étaient intriguantes :
Gabriel estime que de nos jours une relation qui dure plus de trois ans est une miracle. Les deux parties du couple ne souhaitent plus faire d’effort et si quelque chose se casse, la relation s’arrête nette et c’est next. Les femmes veulent d’un homme musclé, intelligent, docile, qui gagne beaucoup et qui soit toujours présent pour elle.
Justine estime que son bonheur nécessite un achat immobilier, un mariage, un labrador, un enfant et la messe tous les dimanches. Elle pardonne l’adultère mais pas le couvercle cassé de la bonbonnière. Elle veut d’un compagnon qui travail 12 heures par jour mais qui n’ai pour priorité qu’elle et le rangement de la maison.
De son côté, Charlotte s’attache très rapidement et a un besoin presque vital de toujours être en contact avec “l’heureux élu”. Il n’a pas envoyé de message à 9 heures en pleine semaine ? Crise d’angoisse. Elle a besoin qu’il soit 100% avec elle, 100% à sa disposition et qu’il lui montre sans cesse. Si elle rencontre un homme qui lui plaît, elle peut tout plaquer pour lui au bout de deux semaines.
Samantha, elle, n’a plus le moindre scrupule envers les hommes. Elle estime qu’il faut se faire plaisir et qu’en 2022 une femme n’a plus besoin d’un homme pour être heureuse dans sa vie de tous les jours et qu’ils détestent savoir ça. Elle préfère ses Louboutin à la compagnie d’un homme. Et puis elle s’amuse beaucoup plus avec ses sextoys que les hommes qui ne savent pas y faire.
Pour Théo, à 20 ans les hommes sont naïfs et se laissent facilement avoir par les femmes mais à l’approche des 30 ans ils font davantage attention et c’est le sablier qui se renverse : adieu la naïveté et place à l’amusement. Il n’hésite pas à se faire passer pour un romantique encore affecté par une rupture des années plus tard et à mettre sur un piédestrale la prétendante en lui disant qu’il ne la mérite pas pour obtenir ce qu’il cherche : de l’affection et du sexe assuré sen toute indépendance affective.
Selon Gabriel, les femmes deviennent plus difficiles et exigeantes envers les hommes. Pour Laurie, plus on avance plus on devient sélectives pour ne pas s’embarquer avec le premier venu sous prétexte de beaux abdos. Nos échecs passés dirigent nos choix présents mais nous handicapent aussi dans notre avancée vers l’amour. Elle a eu beau expérimenter plusieurs types d’hommes (petit, grand, musclé, maigre, gros, riche ou pauvre) selon elle il n’y a aucune différence entre eux : ils sont tous aussi égocentriques les uns que les autres, et c’est pire encore quand ils savent qu’ils plaisent.
Ainsi, le mec idéal ne serait qu’une illusion que nous pourchassons pendant que ces messieurs cherchent eux aussi la femme idéale en swippant sur Tinder. Mais si on comprend que l’idéal est superflu et n’existe pas, alors on peut commencer à vivre et à nous contenter de ce que nous avons : tout un panel de possibles partenaire sexuel que nous pourrions essayer avant de les jeter sans le moindre remord.
Mais où est la place de l’amour dans tout ça ? Est-ce un terme qui ne sait plus exister dans notre société moderne ?
J’avoue déjà avoir été tentée par l’idée d’utiliser un homme uniquement pour le sexe et rien d’autre. Voir si j’en étais capable. Ce fut une certaine déception.
Paul McPherson est mon meilleur ami. Nous avons étudié ensembles durant six longues années et il travail désormais comme freelance. Pacsé depuis quelques mois, il est aussi celui à qui je confis tout sur ma vie amoureuse.
Un jour alors que nous étions occupés à ne pas écouter en classe, je reçu un message de celui que l’on nommera “l’erreur de ma vie” contre qui Paul m’a souvent prévenu. C’était Arthur. Une erreur que j’avais commise à 17 ans, puis 20, 24 ans et bientôt 26. En voyant son message Paul m’avait interdit de lui répondre ou même juste de voir son message, je ne pouvais pas retourner vers ce bellâtre qui m’avait fait tant de mal. Je n’étais pas maso.
Pourtant, dès que mon meilleur ami eu le dos tourné je me suis replongé dans les bras d’Arthur pour expérimenter le sexe sans sentiment. Il était le candidat parfait pour cette expérience : je l’avais aimé comme une folle et aujourd’hui je ne ressentais plus rien pour lui. Après des années je le voyais enfin comme il était réellement : une ordure de mec, un véritable salopard mais le meilleur coup que j’ai jamais connu. Il était donc parfait pour mon expérience.
Nous nous sommes reparlés quelques jours et il est finalement venu passer un weekend chez moi. Malheureusement pour lui, il arriva en pleine période de rendu des mémoires et si je voulais tester ma capacité à ne l’utiliser que sexuellement, j’eu aussi la possibilité de voir ma résistance face à ces si beaux yeux bleus.
Ce weekend-là, je n’eu aucun remord, aucun regret à coucher avec lui et à l’utiliser sans qu’il ne se passe rien par la suite. Et quand il parti, je me senti libérée d’un poids. J’avais pu coucher avec cet étalon sans n’avoir aucune attache et sans m’en mordre les doigts par la suite.
Je réitéra l’expérience avec un étudiant plus âgé pour lequel j’avais craqué durant ma première année de BTS. Une véritable bombe que je ne pensais jamais avoir. Il se trouve que Jeremy fut terriblement décevant. Si décevant que nous ne coucherions qu’une seule fois ensembles et qu’il n’aurait plus la moindre nouvelle de ma part ensuite.
Mais je l’avais fait. J’avais couché comme un homme et les choses étaient bien plus simples désormais. J’avais confiance en moi, j’adorai mes moments seules et me trouvais un homme quand j’avais besoin de compagnie et je le laissais s’en aller sans demander son reste.
Puis ce fut au tour de Jules. Le coup de foudre ultime de mes études. Beau comme un dieu, gentil et drôle. Le seul défaut qu’il avait c’était sa petite-amie qui était à mon opposée : petite, brune et sage. Mais un an après la fin du master, il apparut célibataire dans mes DM puis à côté de moi au restaurant et ensuite entre mes cuisses. Ce qui est bien avec Jules, c’est qu’il connaissait déjà une partie de ma vie sexuelle puisque j’ai partagé quelques mois intimes avec l’un de ses anciens amis (qui se trouve être un connard ultime, mais c’est un autre sujet).
Pourtant, Jules eut des paroles qui m’intriguèrent “Je n’ai pas l’habitude que l’on fasse tout pour moi”. Ca m’a un peu destabilisé. Comment les hommes peuvent-ils savoir ce que nous voulons, s’ils ne nous laissent pas faire ? S’il y a des hommes qui lisent ces lignes et bien je suis désolée, mais un missionnaire et une levrette ne nous suffisent pas pour venir et vous devriez nous laisser faire un peu plus souvent.
Les semaines s’écoulaient et Jules était toujours aussi incroyable. Mais nous avons cessé de nous parler, subitement, quand j’ai senti que des sentiments commençaient à se créer en moi, ce que je ne voulais pas. Je tombais amoureuse et c’est lui qui décida de tout stopper pour un temps. Pas assez éprise pour lui en vouloir, je décida de ne pas m’en soucier et laissa le temps faire les choses. Au final, c’est lui qui revint à moi le premier alors que je ne ressentais plus rien à son égard.
Est-ce que cela signifie que nous devrions poursuivre notre relation avec le risque de tomber amoureux ? Et pourquoi craindre l’amour ?
J’ai déjà été amoureuse, suffisamment fort pour sentir mon coeur gonfler pendant des mois entiers. Un amour à dix-neuf ans, celui que l’on croit éternel mais qui disparaît. Alors presque dix ans plus tard, pourquoi ai-je si peur de tomber à nouveau amoureuse ?
PS : tous les noms ici sont inventés par souci d’intimité.