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Maria Callas (2 december 1923 - 16 september 1977). Thanks for everything. J'espère que tu es bien là où tu es. Thank you, Maria.
“La Traviata” based on “La Dame aux Camélias“(1852) by Alexandre Dumas,fils.
Montserrat Caballé said about Maria Callas :
She opened a new door for us, for all the singers in the world, a door that had been closed. Behind it was sleeping not only great music but great idea of interpretation. She has given us the chance, those who follow her, to do things that were hardly possible before her. That I am compared with Callas is something I never dared to dream. It is not right. I am much smaller than Callas.
Opera in 3 acts G. Verdi (1813-1901).
Famous arias :
Act 1 :
“Libiamo ne’ lieti calici”
“Un di, felice, eterea”
“E strano! Ah fors’è lui che l’anima.. Follie! Follie! Sempre libera..”
Act 2 :
“Dite alla giovine, sì bella e pura”
“Alfredo, Alfredo, di questo core“
Act 3 :
“Addio, del passato“
“Parigi, o cara“
“Gran Dio!…morir sì giovane“
Mood
Anna Bolena, one of my favorite role by G. Donizetti.
Callas is amazing here (yes, she always is). She screams the first words “Giudici, ad Anna! Giudici, ad Anna !” like if she was really going to die.
Teatro alla Scala - Milan - Anna Bolena
Lettre à la Callas
Ma première fois avec Maria Callas..
Lorsque j'ai commencé à me plonger dans le monde de l'Opéra, j'écoutais en boucle le célèbre “Ave Maria” de Schubert. J'étais fasciné, impressionné et ébloui par la beauté du chant de Barbara Bonney. Petit à petit, je me suis tourné vers d'autres chanteuses comme Diana Damrau, ma première reine de la nuit, Anna Netrebko, ma première Violetta et Natalie Dessay, qui fut mon premier véritable coup de cœur. Toutes m'avaient transporté grâce à leur chant.
Puis, pendant que je continuais mon chemin dans la découverte du monde lyrique, il y avait cette femme qui revenait sans cesse. Elle était tout le temps là, peu importe l'air que je cherchais. Elle m'intriguait de plus en plus, et, titillé par ma curiosité, je me décidai enfin à l'écouter. Cette femme, c'était Maria Callas. À ma grande surprise et à ma grande déception, j'avais détesté l'entendre chanter. Sa voix ne me convenait pas. Son timbre était particulier et sa voix trop sombre et grave. Je ne comprenais donc pas pourquoi elle était, et est toujours, si célèbre.
Néanmoins, je retombai sur elle quelques temps plus tard en écoutant l'air de Rosine “Una voce poco fa” tiré du Barbier de Séville. Sa voix n'avait pas vraiment changé mais elle m'attirait. Je ne savais pas dire ce que c'était, mais elle dégageait quelque chose de fort et d'hypnotisant. Sur scène, elle était captivante. Ses yeux, ses beaux et grands yeux expressifs étaient son arme ultime pour jouer sur scène ses personnages qu'elle incarnait comme si sa vie en dépendait. Ses mains qui d'un coup fendaient les airs lorsqu'elle était en colère, puis qui, l'instant d'après caressaient son visage, lui permettait de captiver l'attention de son public et de s'approprier la scène. Bien sur, son chant bouleversait comme un raz-de-marée celui qui l'entendait : ses accents montraient sa souffrance et ses soupirs illustraient son désespoir.
Incompréhensif face à ce que je venais de voir et d'entendre, je me tournai donc vers d'autres airs comme le fameux “Casta Diva” de la Norma de Bellini, ou encore “Spargi d'amaro pianto” de la scène de folie de Lucia Di Lammermoor. Je voulais comprendre comment elle arrivait à toucher les gens et comment elle y était parvenue. J'appris qu'elle avait travaillé avec les plus grands de son temps et qu'elle avait offert aux amoureux de l'Opéra, des enregistrements historiques. Je pense notamment aux nombreuses performances qu'elle a donné à la Scala de Milan comme le Trouvère de 1953, la Vestale et la Lucia de 1954 ainsi que la Norma et la Violetta de 1955, et j'en passe encore beaucoup d'autres. Son sourire lorsque les applaudissements pleuvaient à la fin d'un air, montrait combien ceux-ci la remplissait de bonheur et de joie. Elle avait travaillé d'arrache pied toute sa vie, sans jamais être satisfaite de son travail. Elle trouvait toujours quelque chose à travailler et à perfectionner. Et quand on pensait qu'elle avait atteint la perfection, Callas revenait avec une version encore plus travaillée et plus belle.
Aujourd’hui encore, je sais qu’elle n’a pas finit de me surprendre. Je me rappelle encore des frissons qui me parcoururent lorsque pour la première fois j’entendis la fin de l’act I d’Anna Bolena de Donizetti : “Giudici ad Anna!”. Toute cette peur et cette colère que m’éclataient au visage! Ou encore lorsque je me suis intéressé à la Vestale de Spontini et qu’elle m’a hurlé son désespoir, sa tristesse et sa détermination dans l’air “Sospendete qualche istante”.
Maria Callas, c'est un tourbillon d'émotions, une gifle pleine de saveurs et de passions qui nous rend accro. Elle nous émeut, nous surprend, nous paralyse, nous fais sourire, nous glace le sang, et nous fais pleurer.
Mais, plus le temps passe, plus j’apprends à te connaitre. J'essaye de comprendre qui tu étais et qui tu es devenue. J'essaye de trouver et de comprendre tes peines ainsi que tes pleurs. J'essaye de ressentir tes sentiments et de les partager avec d'autres. J'essaye de faire découvrir ton travail et ton art, pour que d'autres aient aussi la chance de te découvrir et d'apprendre à te connaitre.
Merci d’avoir dédié ta vie à ce noble art.
Merci pour tout.
Merci, Maria.
The fabulus Norma, 1955, at la Scala in Milan.
La Divina owned this role
Composed in 1831 by Vincenzo Bellini,
La Sonnambula (1831), by Vincenzo Bellini.
Opera in 2 acts considered as the first succes of the composer. Bellini composed 11 operas.
The most famous are : La Sonnambula, Norma, Il Pirata, I Puritani.
Callas was called back on stage not less of 20 times with the maestro and with the others singers.
- Notable aria (Amina) :
• “Sovra il sen la man mi posa” (from Act I).
• “Ah non credea mirarti” ( Famous sleepwalking scene, from Act II).
Ah, non credea mirarti si presto estinto, o fiore;
Passasti al par d’amore, che un giorno sol(o) duro.
Potria novel vigore il pianto mio recarti
Ma ravvivar l’amore il pianto mio, ah no, non puo.
Translation :
Ah, je ne croyais pas te voir si tôt morte, ô fleur chérie,
Tu as vécu comme l'amour qui ne dura qu'un seul jour.
Peut-être que mes larmes pourront t’apporter une nouvelle vigueur,
Mais raviver l'amour, mes larmes ne le pourront pas, ah non !
• “Ah non giunge uman pensiero” (final aria, from Act II).
Look at her beautiful hands, and look at her eyes, isn’t it more expressive than the voice ?
La Vestale, composed by G. Spontini (1774-1851).
“Tu che invoco con orrore…Su questo sacro altare…Ma Licinio è colà!..Sospendete qualche istante”
Pier Paolo Pasolini e Maria Callas sul set - “Medea”, 1969
Maria's acting is good
"I would not kill my enemies, but I will make them get down on their knees. I will, I can, I must."
Maria Callas
Maria Callas, the only one #Medea ! The first revival was in Florence in 1953 conducted by Leonard Bernstein. Callas sang it an another time in 1958 in Dallas. Incredible night.
La Vestale, 1954 ~ Teatro alla Scala, Milano with MariaCallas. La Vestale, composed by Gaspare Spontini (1774-1851) is an opera in 3 actes. The most famous aria is “Tu che invoco con orrore” (Toi que j'implore!).
J’ai joué avec les bornes de ma voix. Avec mes ressources physiques. J’ai tout donné aux fanatiques du noble art. Et je ne regrette rien. Vraiment rien !
- Maria Callas.
Divina !