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~Angelus Silesius
Yves Bonnefoy, tr. by Anthony Rudolf, from The Selected Poems; âThe Ravine,â
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Lutte Spirituelle
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Ne cherchez pas à vous faire enlever les épreuves. Demandez plutÎt à Dieu la grùce de bien les supporter.
- Saint frÚre André
Cette enluminure reprĂ©sente la rĂ©surrection de Lazare. RĂ©alisĂ©e vers 1531-1532 cette Ćuvre sur parchemin est attribuĂ©e Ă l'artiste de la Renaissance connu sous le nom du MaĂźtre de François de Rohan.
Au premier plan, JĂ©sus lĂšve la main pour accomplir le miracle, tandis que Lazare s'extrait de son tombeau, encore enveloppĂ© dans son linceul blanc. Ă ses cĂŽtĂ©s, l'une de ses sĆurs s'agenouille en signe de dĂ©votion.
Sur le grand phylactÚre doré, on lit les paroles prononcées par le Christ : « SVRGE LAZARE VENI FORAS » (« Lazare, lÚve-toi, sors dehors ! »).
Sur l'arche bleue supĂ©rieure, la foule s'exclame face Ă l'odeur de la dĂ©composition : « TETET IAM QVATRIDVANVS EST » (« Il sent dĂ©jĂ , car il est lĂ depuis quatre jours », d'aprĂšs l'Ăvangile de Jean).
Cette enluminure sur parchemin provient du manuscrit "La Grant Monarchie de France" Ă©crit par Claude de Seyssel (Ă©vĂȘque de Marseille) vers 1515, conservĂ© au DĂ©partement des Manuscrits de la BibliothĂšque nationale de France (BnF). Elle met en scĂšne l'iconographie politique et personnelle du roi François Ier au tout dĂ©but de son rĂšgne.
Deux anges aux ailes vertes et rouges soutiennent un écu d'azur à trois fleurs de lys d'or (le blason royal de France). L'écu est entouré du prestigieux collier de l'Ordre de Saint-Michel.
Une grande salamandre verte est couchĂ©e au milieu d'un intense brasier de flammes. Elle est surmontĂ©e d'un grand phylactĂšre (banderole) enroulĂ© qui est restĂ© vierge. Il Ă©tait initialement prĂ©vu pour y inscrire la cĂ©lĂšbre devise latine du roi : « Nutrisco et extinguo » (« Je me nourris du bon feu, j'Ă©teins le mauvais »). La queue de l'animal s'enroule pour former un « 8 », un clin d'Ćil Ă la cordeliĂšre de sa mĂšre, Louise de Savoie.
Le cadre est décoré d'un semé d'initiales « F » majuscules couronnées (le monogramme de François Ier) alternées avec des bouquets de lys blancs tigés, symbolisant la pureté et la légitimité de la Couronne.
Ă l'Ă©poque de la Renaissance, la salamandre Ă©tait un animal lĂ©gendaire du bestiaire mĂ©diĂ©val rĂ©putĂ© pour ĂȘtre insensible au feu et capable de vivre dans les flammes. Pour François Ier, ce symbole reprĂ©sentait sa force, sa constance face aux Ă©preuves politiques et militaires, ainsi que son pouvoir de justice royale (raviver les bonnes actions, dĂ©truire le mal).
"Je veux m'arracher au confort abrutissant des villes occidentales. Car ce mode de vie est ennuyeux. De l'autre cÎté du monde, la mort est une routine. On s'ennuie presque autant mais on est occupé à vivre une heure de plus."
â Thierry Marignac
"La tolérance est la derniÚre vertu d'une société dépravée. Lorsqu'une société immorale a ouvertement et fiÚrement violé tous les commandements, elle insiste sur UNE vertu : la tolérance. Elle ne peut accepter la condamnation de ses propres perversions"
â Hutton Gibson
Le 9 juillet 1706, dĂ©cĂšs de Pierre Le Moyne dâIberville.
La guerre de la Succession dâEspagne avait Ă©clatĂ© ; dâIberville mena une expĂ©dition aux Antilles et sâempara de lâĂźle de Nevis, mais il mourut de la fiĂšvre Ă La Havane. Soldat, capitaine de vaisseau, explorateur, colonisateur, chevalier de Saint-Louis, aventurier, corsaire et trafiquant, il fut le plus cĂ©lĂšbre fils de la Nouvelle-France.
Pierre Le Moyne dâIberville Ă©tait le troisiĂšme fils de Charles Le Moyne de Longueuil et de ChĂąteauguay et de Catherine Thierry et il fut le plus illustre de leurs enfants. Pierre avait deux sĆurs et 11 frĂšres. La plupart de ses frĂšres connurent la gloire dans la guerre en AmĂ©rique et plusieurs dâentre eux moururent au combat. Dans ses principales campagnes, sauf au cours de deux dâentre elles, Iberville eut toujours Ă ses cĂŽtĂ©s un ou plusieurs de ses frĂšres.