Après-match : Charles répond aux critiques, l’UMFC gagne!
Après avoir été vertement critiqué par une frange plus radicale des supporters de l’UMFC pour sa baisse de régime lors du revers de 6-0 de la semaine dernière, le Roi Charles a récupéré sa couronne en menant l’UMFC a un gain de 2-3 à l’arraché contre Les Pouliches, en signant un doublé.
Le match avait bien débuté pour l’UMFC, qui faisait circuler le ballon d’une manière qui n’était pas sans rappeler les beaux jours du Manic de Montréal d’Eddie Firmani. Un jeu rapide, efficace, simple qui permettait au club de se créer plusieurs occasions franches. À l’opposé, l’adversaire du jour ne parvenait pas à décortiquer le système de jeu ultra, communément appelé « la bouteille ». Ce système, fondé selon notre analyste sur l’hypothèse physique du principe de moindre action, avait permis de replacer l’UMFC dans le droit chemin il y a quelques semaines, mais avait lâchement failli à la tâche la semaine dernière.
Cette fois, le système a tenu ses promesses, permettant à l’UMFC de prendre les devants 0-2 sans trop de difficulté, après des buts de l'international américain Zed et du transfuge bordelais Charles. Cependant, la bouteille s’est renversée après 25 minutes de jeu, quand, à la suite d’une confusion née de l’absence soudaine d’un défenseur nommé Jeremy dans l’alignement, Les Pouliches galopèrent vers le but ultra sans réelle opposition pour réduire la marque à 1-2, semant l’hystérie dans le public local, et surtout au sein de son fidèle groupe de supporters, les Horses With No Name. « J’étais saoul », révèle le gardien Parker à votre journaliste éberlué.
C’est ici que l’UMFC a offert son autre visage, celui de club souvent dépassé par les événements. Quelques éléments ultras ayant fatigué trop vite lors des 25 premières minutes endiablées, Les Pouliches en profitèrent pour prendre l’ascendant, sans toutefois se faire trop menaçantes. Jusqu’à l’égalisation dans les derniers instants du match.
C’est à ce moment que quelques incidents éclatèrent dans le kop visiteur, présidé pour l’occasion par Leonardo Di Lorenzo, venu faire ses adieux aux Ultras Montréal. Quelques fumigènes ont été lancés en direction de la cage de Parker qui ne semblait pourtant pas perturbé par les événements. « Je ne me souviens plus de rien, explique Parker. C’est Wiki qui a conduit pour le retour. » Une fois le calme rétabli, non sans peine (on note cinq blessés chez les policiers), le match repris et c’est un UMFC transformé qui remis le ballon en jeu. Assaillant sans relâche le rempart défensif adverse, c’est Maître J, le capitaine, qui réussi à percer une brèche en déviant un ballon vers Charles qui complétait sa soirée en s’offrant un doublé et en donnant la victoire au UMFC, au grand soulagement des autorités. « On a senti la tension retomber instantanément après le but », explique le constable Bouchard, déguisé en Père Noël pour passer inaperçu. Un coup franc bien placé pour Les Pouliches dans les dernières secondes a fait craindre le pire, mais la défense ultra a tenu bon. « On l’a échappée belle », a lancé Bénédicte Lafleur, président des UUMM. « S’il avait fallu qu’on perde contre une équipe avec un nom aussi ridicule, ça aurait été comme porter le bonnet d’âne pendant une semaine. »
MiniSebrango : Plus de peur que de mal
Plus de peur que de mal dans la cas de MiniSebrango, violemment renversé lors d’un duel aérien avec… son coéquipier Charles. Ce dernier a rapidement remis le sympathique attaquant ultra sur ses pieds, évitant l’interruption du match par l’arbitre. Les spectateurs présents se demandent encore pourquoi « Mini » pensait être en mesure de jouer le ballon de la tête.
Jeremy : Plus de peur que de mal
Plus de peur que de mal pour Jeremy, qui a bloqué un puissant tir avec sa tête, à 25 m de son but. Le défenseur ultra a ensuite rejoint le banc des joueurs en quelques entrechats pour récupérer. S’en est suivi une courte période d’amnésie, Jeremy oubliant son nom, sa position et surtout d’avertir qu’il sauterait son tour en cas de changement, ce qui a mené à la confusion sur le premier but des Pouliches.
Non, il ne lui est rien arrivé.
Absence remarquée encore une fois pour Arbour, qui suivrait des cours de russe le mardi soir en vue d’un éventuel transfert en Russie. Étrangement, plusieurs membres des Pouliches parlaient un dialecte s’approchant de la langue de Poutine, ce qui a laissé cours aux spéculations. Arbour aurait-il volontairement raté le match pour ne pas mettre en péril ses liens avec la diaspora russe de Montréal? Lui aurait-on fortement recommandé de ne pas se présenter à Brossard? Une histoire à suivre.
Le prochain match aura lieu le mardi 20 décembre à 21 h contre les Muchas Maracas au Complexe-téléphonique-avec-un-insigne-du-Canayen. Les UUMM ont déjà promis des représailles si l’UMFC devait s’incliner contre une équipe avec un nom aussi débile.