J’ai souvent voulu t’envoyer un mail, pour t’expliquer, te dire ce que tu m’as fais. Tu le sais peut être pas, mais tu m’as détruite. Pas pour toujours ni à jamais, pas complètement. T’as détruit un bout de mon innocence. Car jusque là, j’avais toujours cru que, spontanément, les Hommes ne pouvaient pas vouloir du mal à autrui sans facteur déclencheur. Candeur stupide.
Aujourd’hui, je suis encore confuse. J’arrive pas encore à bien l’exprimer, un peu comme un traumatisme que l’esprit a voulu supprimer mais qui revient par flashs fugaces. Alors non, je ne suis pas totalement étrangère à ce qui s’est passé, oui j’ai parfois manqué de motivation, ou alors je ne le montrais pas comme tu voulais. Mais j’apprenais. Et tes pics permanents, tes phrases rabaissantes devant les clients, les commentaires que tu faisais derrière mon dos ne m’ont rien appris.
Tu liras jamais ces lignes, mais à cause de toi j’ai dis Adieu à l’enfant que j’étais. Un mal pour un bien, sans doute.
Je te remercie tout de même : tu as été l’exemple parfait de ce que je ne veux jamais devenir.















