Dour 2017, le line-up - 1/2
Cette année, nous retournons à Dour, du 12 au 17 juillet!
Après avoir sauté l'édition précédente, l'appel de la terre promise hennuyère se faisait trop pressant. En l'espace de deux articles, nous allons te faire part de nos coups de cœur dans la programmation de cette année ainsi que de l'une ou l'autre digression. Alors installe toi confortablement...
Chaque année à Dour amène sont lot de nouveautés. Après le passage à 5 jours en 2015 à l'occasion de Mons capitale européenne de la Culture, formule reconduite en 2016, cette édition verra la disparition d'une scène historique, la Cannibal Stage, et l'apparition d'une nouvelle, la Caverne. Disons le tout de suite, cette révolution n'a pas fait que des heureux, le metaleux grince des dents. De fait, le quota de musiques extrêmes, hardcore, grind et autres déclinaisons du genre ne sera pas forcément rempli cette. Une histoire d'offre et de demande peut-être. Nous, on préfère la jouer prudent en se disant que rien ne sert de vendre la peau de l'ours avant le festival, les conclusions viendront au terme de celui-ci.
Comme les deux années précédentes donc, seules 3 scènes seront accessibles lors de la première soirée: Last Arena, Jupiler Boombox et Dub Corner. La programmation se verra largement orientées vers les musiques urbaines, entre les prophètes en leur pays Caballero & JeanJass et Damso ou Vald (pour la seconde année consécutive). Pour notre part, c'est M.I.A que l'on ne veut pas rater.
Les choses sérieuses commenceront donc le jeudi, et il y aura du pain sur la planche. pour rester dans le même registre, on ira probablement se serrer devant Wax Tailor et Solange. Le premier par conviction, la deuxieme par curiosité. Du côté de la Jupiler Boombox, nous serons présents pour Kate Tempest, prodige hip-hop/spoken word anglaise aux textes remarquables de maturité. Après sa regrettable annulation à l'Atelier le 18 juin on ne manquera pas ce rendez-vous! D'ailleurs puisqu'il en est question, Rendez-Vous et leur post-punk sans concession feront l'objet de notre première visite dans la Caverne. La nouvelle scène semble plutôt bien née, puisqu'entre le garage de The Strypes, le psychédélisme de Temples, les expérimentations world et electro de Doueh & Cheveu et l'auto-proclamé "heavy post-punk" de Idles, il n'y aura rien à jeter!
Il faudra pourtant bien aller voir ailleurs de temps en temps, notamment du côté de la Petite Maison dans la Prairie avec un Glass Museum qui nous a fait forte impression durant les Aralunaires. Le Labo ne sera pas en reste non plus, on y manquera ni le bruxellois d'adoption Monolithe Noire, avec son electronica entêtante qui lorgne vers le drone ni la lancinante Sevdaliza.
Au niveau du jour 3, pas mal de choses à noter également. Tout d'abord, tu es vraisemblablement toujours plus ou moins opérationnel, la nuit passée n'a pas fait trop de ravages. Du coup on peut mettre les pieds dans le plat dès le petit matin avec les liégeois d'It It Anita, au fond de la caverne avant de filer au Labo pour voir d'autres liégeois, Le Prince Harry avec leur synth-punk (ou quelque chose comme ça) plutôt imparable.
La journée sera belge ou ne sera pas, raison pour laquelle on enchainera dans La Petite Maison Dans La Prairie avec Wuman, vainqueurs du Tremplin Dour Festival deux ans plus tôt et du Concours Circuit cette année. La jeune formation (2014) s'impose comme étant de celles à suivre dans notre paysage musical. Pour le reste de la Sainte-Famille, il faudra se tourner vers Cocaine Piss, Mountain Bike, Pale Grey et Warhaus.
Filiation rétro résolument 60's/70's, voix nasillarde et premier passage à Dour, on ne manquera pas les américains de Twin Peaks ni ceux d'All Them Witches qui officient pour leur part dans un registre psychédélique.
Quelques haltes sont à prévoir du coté de la Last Arena, pour Anne-Marie, Two Door Cinema Club et l'increvable NAS.
Au rayon rock indé, le highlight de la journée sera assurément Blonde Redhead. Troisième passage à Dour pour les américains, cette fois pour défendre leur dernier (remarquable/remarqué) EP, 3 O'CLOCK.
En vrac, mais non des moindres, l'electro de tous bords (gare au grand écart) se la jouera entre Trentemoller, la belle Nina Kraviz - pour ce qui risque bien d'être notre seul passage par la Red Bull Electropedia - et un Crystal Castles au line-up à moitié renouvelé suite au départ d'Alice Glass.
Voilà pour nos coups de coeurs, ô combien subjectifs de ces trois premières journées. A toi d'aller te faire ton idée sur le site du festival.
Pour les infos pratiques, on te rappelle que les pass coutent 55€ le mercredi, 65€ les autres jours ou 155€ pour la version combi.