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« Keith. »
« Faisons un retour en arriĂšre, revenons sur cette derniĂšre annĂ©e qui aujourd'hui s'achĂšve. Il est temps de se remĂ©morer ces quelques moments passĂ©s, ces milliers de souvenirs gravĂ©s, ces sentiments emmĂȘlĂ©s, cette histoire qui n'aurait jamais dĂ» se terminer. Il est temps de se remĂ©morer ces Ă©clats de rire, ces paroles et ces promesses, ces bĂȘtes prises de tĂȘte, cet amour qui aurait dĂ» indĂ©finiment continuĂ©. Il est tout simplement temps de se remĂ©morer ce qui fait maintenant parti du passĂ©. MĂȘme si ça fait mal d'y repenser. MĂȘme si ça fait mal de se dire que c'est Ă jamais fini. MĂȘme si ça fait mal de se dire que tu es parti.Fermes tes beaux yeux et inspire lentement. Je vais te raconter l'histoire de deux adolescents.Lorsque je t'ai aperçu ce jour de mauvais temps, sous cette pluie battante, j'ai tout de suite compris que tu Ă©tais diffĂ©rent. J'ai tout de suite pu voir que tu avais quelque chose en plus, quelque chose de spĂ©cial, quelque chose qui te rendait unique. L'envie d'en savoir plus, d'aller vers toi pour mieux te connaĂźtre ne s'est pas fait attendre. Tu sais, pourtant, j'avais cette boule dans mon ventre, cette chose coincĂ©e dans ma gorge, c'est ce truc que l'on appelle la peur. Mais je suis venue, car jâĂ©tais dĂ©jĂ folle de toi, jâĂ©tais dĂ©jĂ persuadĂ©e que tu Ă©tais le bon, celui quâil me fallait, celui qui me conviendrait, celui qui serait toujours Ă mes cĂŽtĂ©s.Ton regard m'a envoĂ»tĂ©e, ta voix m'a captivĂ©e, tes gestes m'ont absorbĂ©e. Notre histoire a commencĂ©e.Des jours, des semaines, des mois se sont Ă©coulĂ©s au rythme de nos habitudes, de nos vies. Jâavais ce besoin de tâavoir toujours avec moi, de ne jamais te quitter, car ta prĂ©sence m'Ă©tais indispensable. Tu Ă©tais pour moi le premier, lâunique, ce garçon qui sâancre dans mon esprit pour ne jamais plus sâen aller. Tu Ă©tais ce genre de garçon toujours prĂ©sent qui ne cessait de vouloir bien faire, qui se souciait dâĂȘtre Ă mes yeux parfait.Mais voilĂ , jâaurais dĂ» mây prĂ©parer, un jour tout a dĂ©rapĂ©. Tu es devenu absent, je ne te voyais plus, jâĂ©tais devenue invisible Ă tes yeux et cela mâinsupportait. JâĂ©tais dĂ©pendante de toi, tu Ă©tais mon amour, ma raison de vivre, ma raison dâexister. Je pensais que tu ne mâaimais plus, que tu ne voulais plus continuer, que finalement, tu tâen fichais.Puis jâai compris ce quâil se passait. Mais il Ă©tait dĂ©jĂ trop tard, tu nâĂ©tais plus de ce monde. Je nâai mĂȘme pas pu te dire adieu, je nâai mĂȘme pas pu te prendre une derniĂšre fois dans mes bras, te serrer fort et te dire que je tâaimais. Ta maladie tâa emportĂ©, et je nâĂ©tais mĂȘme pas Ă tes cĂŽtĂ©s. »Â
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« L'éternité les appelle. »
« - Je t'aime, parce que tu es mon Ă©vidence et le soleil de mes nuits d'insomnies - Et moi je t'aime parce que j'ai l'impression d'ĂȘtre nĂ©e pour toi, d'avoir attendu toutes ces annĂ©es pour tes bras.Des paroles uniques aux allures mĂ©lancoliques rĂ©sonnaient autour de ces deux Ăąmes. Il n'Ă©tait pourtant pas question de nostalgie sur le moment : deux adolescents se contemplaient l'air amoureux, l'air heureux.- EnlĂšve ce regard songeur Ă la vue de ces vieillards un peu blafards. On ne sera pas comme ça dans cinquante ans, nous on sera rayonnants. - Tu le pense pour de vrai ? Qu'on pourrait pour toujours continuer ? Se dĂ©lecter de ce bonheur dans nos cĆurs et de l'euphorie dans nos esprits ? - Je ne le pense pas, je le sais, on est largement capables d'y arriver. Je ne pensais pas tomber un jour sur toi, sur un visage que je toucherais des millions de fois. Pourtant c'est arriver, une Ă©trange coĂŻncidence nous a rĂ©unis et crois-moi pour toute la vie.La jolie blonde avait des paillettes toutes brillantes dans ses iris pĂ©tillantes. Elle savait trĂšs bien tout ce que son prince ressentait mais l'entendre lui faisait l'effet d'un jour ensoleillĂ©, d'une belle nuit Ă©toilĂ©e.- Je t'ai trouvĂ© et je te laisserais maintenant jamais. C'est toi que je veux, pas un faux, pas une contrefaçon. Je serai Ă©goĂŻste et te garderais Ă©ternellement Ă mes cĂŽtĂ©s, pardon. - Je t'ai trouvĂ© et je te laisserais maintenant jamais me quitter. T'es la mienne, ma future reine et pour une plus longue durĂ©e que la vie humaine.Deux cĆurs plus emballĂ©s que jamais, plus fous amoureux que la limite autorisĂ©e. Ils Ă©taient encore un peu jeunes ces jolis minots, mais aprĂšs tout pourquoi pas viser si haut ?
Si l'infini voulait bien d'eux, ils seraient ravis de s'y installer incessamment sous peu. »
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« Rien que d'penser à la fin me donne envie d'pleurer. »
http://wordsfeelingspain.tumblr.com/
« Jâme suis toujours dit que lorsque ça serait fini avec toi, jâserai au plus mal, au fond du trou comme on dit ;Dire adieu Ă nos habitudes, notre routine, et ne plus jamais te voir, sauf dans la rue par le plus grand des hasards. Ne plus pouvoir toucher ta peau et me blottir dans tes bras chauds en pleine nuit, aprĂšs un cauchemar. Dire adieu Ă nos fous rires, nos bagarres, et ne plus jamais entendre ton rire, sauf dans ma tĂȘte oĂč il rĂ©sonnera sans cesse. Ne plus pouvoir te parler de tout et de rien et tâenvoyer des messages pour te dire que je pense Ă toi, tes caresses. Dire adieu Ă tous nos moments passĂ©s, nos souvenirs gravĂ©s, et ne plus jamais te contacter, sauf dans mes Ă©crits oĂč tu seras prĂ©sent. Ne plus pouvoir embrasser tes douces lĂšvres et tâembĂȘter lorsque tu te moques de moi en riant.Mais finalement tâavais raison, vaut mieux garder les souvenirs les plus marquants, les plus beaux, et balancer les autres au fond de lâeau ; Cette trace que tu vois lĂ , dissimulĂ©e derriĂšre mon bracelet, ce nâest pas la tristesse de tâavoir perdu, mais la joie des moments passĂ©s et des Ă©clats de rire qui ne sâarrĂȘtaient plus. Celle-ci, au creux de mon cou, ce nâest pas la dĂ©ception de tes nombreuses trahisons, mais tes tendres baisers, et cette brĂ»lante passion. Puis, celle que tu observes sur ma cuisse, ce nâest pas cette peur vorace de te laisser dĂ©finitivement partir, mais nos promesses Ă nâen plus finir. Et cette petite derniĂšre, sur ma hanche, ce nâest pas le regret de tâavoir tant aimĂ©, mais ma premiĂšre fois que je tâai donnĂ©e.Tu vois jâtâai Ă©coutĂ© finalement, le bon restera gravĂ© en moi tandis que le mauvais partira en fumĂ©e, avec toi. »
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« Adolescence niquée à coup de soirées arrosées. »
http://wordsfeelingspain.tumblr.com/
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« Schizophrénie colérique. »
« Je suis en colĂšre. Bel et bien en rogne face Ă cette force en moi qui me hante depuis des annĂ©es. Elle ne me lĂąche pas, se moque de mes joues Ă©carlates, de ma mĂąchoire tendue et de mes yeux livides. Elle se fou que je reste cloĂźtrĂ© dans mon appartement sans vie dans lâattente quâun miracle se produise. Je lutte contre ces personnalitĂ©s insistantes, mais elles me possĂšdent et me tirent sans cesse vers le bas. Jâai beau me battre, casser les murs ou serrer les poings jusquâau sang rien ne change ; les voix parlent dans mon crĂąne jour et nuit.Je suis en colĂšre. Ce qui me rend encore plus fou, ce sont ces diffĂ©rents psychologues qui mâont reçu des centaines de fois pour trouver un remĂšde Ă mon enfer quotidien. Les mĂ©decins se sont dĂ©couragĂ©s et mâont abandonnĂ© en me traitant comme un vulgaire chien enragĂ©. Ces personnages m'obsĂšdent et me contrĂŽle depuis que je me retrouve seul dans le noir Ă tenter de les chasser. Je ne supporte plus de me voir dans ce miroir avec ces gouttelettes, et mon front tiĂšde. Je prĂ©fĂšrerais encore ĂȘtre enterrĂ© que de continuer Ă partager mon corps avec ces milliers de paroles incessantes.Je suis en colĂšre. Et aujourdâhui jâai seulement cette terrible envie de tout lĂącher, tout casser. Je voudrais mâenfuir loin de ces voix qui gĂąchent ma vie et me prive de toute normalitĂ©. Je suis fatiguĂ© de lutter face Ă un ennemi invisible contre lequel je n'ai aucune chance de m'en sortir.Alors, pour la derniĂšre fois, je frappe ma tĂȘte avant de mâĂ©vanouir dans un coma Ă©ternel. »
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« TempĂȘte en mer. »
« La brise marine caresse mon visage en un doux touchĂ©. Le sable froid fait frissonnĂ© mes pieds glacĂ©s. Le vent fait virevoltĂ© ma robe blanche dans une danse endiablĂ©e. Cela fait des heures que je vagabonde sur cette plage abandonnĂ©e. Des larmes coulent sur mon visage tandis que mes cheveux blonds sâemmĂȘlent Ă cause de ce vent vorace. Mes jambes ont de plus en plus de mal Ă me soutenir, mais je lutte de toutes mes forces pour continuer de grimper. Je mâarrĂȘte un instant pour observer ces vagues qui se cassent violemment contre les rochers non loin de moi. Jâai si peur sous ce ciel sombre. Si peur en voyant les Ă©clairs fusĂ©s remplaçant les Ă©toiles que jâaime tant.Je nâai jamais souhaitĂ© mourir. Je me suis toujours accrochĂ©e Ă la vie, aussi monotone soit-elle. Je suis partie ce soir, simplement parce que jâavais besoin de prendre lâair. Pourquoi ai-je lâimpression que je ne vais pas mâen sortir ? Je suis prise au piĂšge entre ces roches, jâai peur que les vagues finissent par mâatteindre. Je continue encore et encore mon pĂ©riple dans ces hautes falaises. Je prie chaque seconde pour ne pas tomber. Je prie pour que lâeau en colĂšre me laisse en paix. Et, tandis que je me retourne vers cet ocĂ©an sans fin, je sens mes mains qui lĂąchent prise. La chute me parait interminable, je hurle Ă mâen exploser les tympans.
B O U M
Je me suis cogner sur une roche, je crois. Je porte mes mains tremblantes Ă ma tĂȘte, elles sont couvertes de sang. Je pleure. Des spasmes animent mon corps encore vivant et je dĂ©vale les quelques mĂštres me sĂ©parant de ce gouffre bleu. Lâeau gelĂ©e provoque un choc indĂ©finissable en moi, je nâessaie mĂȘme pas de lutter ; cela ne servirait Ă rien, je le sais.Mon cĆur ralenti, mes membres sâaffaissent, ma vue se brouille. Mon cĆur lĂąche. Alors ça y est, câest fini ? Jâaimais pourtant beaucoup la vie. Mais je nâai jamais eu de chance, elle sâest toujours acharnĂ©e sur moi. »Â
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« Cos'Ú l'amore. »
« Toujours souriants, toujours aimants, tel est le quotidien de ces deux amoureux. Main dans la main parfois, bras dessus bras dessous le reste du temps. Paillettes brillantes dans les yeux, papillons frĂ©missants dans le ventre, tout va pour le mieux.Ils sâaiment dâun amour inconditionnel, dâun amour sans pareil. Lâun sur lâautre durant les moments passionnĂ©s, se caressant du bout des doigts. Un petit bisou par-ci, au creux du cou, un autre par-lĂ sur cette tendre joue. Langue se baladant un peu partout sur ses corps suants de bonheur.Ils sâaiment dâun amour fou, dâun amour sans faille. ComplicitĂ© hors norme impossible Ă trouver ailleurs, rires aux Ă©clats et Ă tout va. Se charriant et se battant comme des meilleurs amis, ces deux amoureux se sont bien trouvĂ©s. Conversations durant des heures sans se lasser, ils peuvent rester ensemble des jours entiers.Ils sâaiment dâun amour inoubliable, dâun amour irremplaçable. Et, ils sont peut-ĂȘtre un peu naĂŻfs, mais ils aimeraient que jamais ça ne se finisse. »
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