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@willoetrea
parfois,
miamore
i like experiences ^_^ unless i donât like them. then i donât like them -_- but other than that i like experiences <3
now playing - facture popstar
04.02.2024; 15:51
depuis que je suis partie, il est assez difficile pour moi de prendre le temps dâĂ©crire. jâai peur, de mâasseoir devant mon carnet, celui que jâai achetĂ© Ă Brachard, exprĂšs pour ça. jâai peur, de laisser couler lâencre de mon stylo Ă la feuille, liant mon vĂ©cu Ă mes Ă©motions. vraiment, je redoute la forme que les mots pourraient prendre. je crains leur sens, ne voulant pas me retrouver exposĂ©e Ă quelque chose que je ne pourrais pas gĂ©rer.
il peut ĂȘtre Ă©trange de le dĂ©couvrir pour certains, mais la plupart du temps, je ne prĂ©vois pas ce que je vais Ă©crire; câest un peu comme un rdv chez la psy.
jâutilise cet espace pour mettre du sens Ă ce que je fais de mon quotidien. comme le rangement dâune chambre, ou la mise en place dâune routine, seulement, elle traduit lâensemble de mon intĂ©rieur. les multiples dimensions dans lesquelles je me retrouve en simultanĂ© ne me permettent pas de vivre entiĂšrement ce que jâressens. ce sont souvent des agitations de concert contraires, paradoxalement ambulantes, qui me font bĂ©gayer et qui me donnent la nausĂ©e.
câest pourquoi il mâimporte de rĂ©guliĂšrement prĂ©voir un moment pour lâĂ©criture. cela mâempĂȘche de laisser la masse sentimentale grossir, ayant dĂ©jĂ frĂŽlĂ© la suffocation et le malaise un peu trop souvent..... (*ÎŒ_ÎŒ)
jâavais adoptĂ© un bon rythme ces trois derniĂšres annĂ©es. il est bizarre pour moi de prendre conscience que je nâai presque rien Ă©crit ces 4 derniers mois. il sâen est passĂ© des choses pourtant. des choses tragiques et merveilleuses. des choses qui, m'ont davantage forgĂ©e, prĂȘtes Ă ĂȘtre racontĂ©es dans mon odyssĂ©e. jâessaye de me souvenir, mais tout est flou... je me questionne, sur mon Ă©tat mental.
la psy mâa dit que le jour oĂč je serai prĂȘte Ă accueillir ma tristesse sera le signe que je vais mieux. pour lâinstant, je suis en Ă©tat de survie et la saveur de mes Ă©motions est un luxe prĂ©vu pour plus tard. plus tard, quand il sera possible dâĂ©valuer et de palper mon succĂšs avec le concret dâun revenu. plus tard, quand je pourrai dire « jâai une vie stable. » plus tard, quand ce sera le moment.
parfois, jâaimerais bien ressentir un peu plus de chaleur en continu. mais câest lâhiver et il fait froid. je me sens comme tom hanks au plein milieu du film « seul au monde », la diffĂ©rence cruciale Ă©tant ma skin care routine Ă base de thĂ© vert et l'odeur de mon parfum.
je sens qu'il me manque quelque chose et je ne m'arrĂȘterai pas tant que le trou ne sera pas comblĂ©. c'est prĂ©cisĂ©ment ce vide qui me donne froid et qui m'empĂȘche de me reposer. je tremble trop pour Ă©crire et je suis trop fatiguĂ©e pour penser.
pour lâinstant, je ne peux que me reposer sur le soutien de mon entourage. je suis seule mais ils sont lĂ . ils sont ma dĂ©finition de la solidaritĂ©.
« ne lùche rien »
ces trois mots rĂ©sonnent en Ă©cho dans mon crĂąne, comme sâil nây avait plus rien dâautre que ça. ces trois mots qui me donnent un boost, comme un shot de gingembre ou de cafĂ©. un shot d'adrĂ©naline pour me sortir de l'hypothermie, me remettant Ă l'action quand je ralentis.
et je me remets à créer. un peu plus légÚre, grùce à l'amour des miens. rassurée, que je n'aie pas besoin de tout expliquer. déterminée, à retrouver un peu de liberté et de sommeil.
28.09.23, 10h01 - now playing : m00d
impossible pour moi dâĂ©crire quoi que ce soit de plus que
i love girls that are weird about the moon
111vie = 999x(222/27)*5Â
11.07.23, 15:55 - np: soulitude
une chose avec laquelle jâai rĂ©ellement de la peine, câest la culpabilitĂ© que je ressens quand je ne rĂ©ponds pas Ă lâappel. je pense que cela est dĂ» au fait que je suis quelquâun qui a beaucoup dâidĂ©es, toutes me poussant Ă crĂ©er et agir. donc quand je ne me sens pas capable de suivre le courant de mes actions, je le ressens comme un Ă©chec. je suis de celles et ceux qui vivent dâambition. il mâest parfois difficile de suivre mes propres intentions. celles qui, dans une nouvelle mesure, apporteraient une pesanteur au monde. en effet, le juste Ă©quilibre est une Ă©quation complexe, parfois trop dure Ă rĂ©soudre. son calcul doit inclure la mesure du temps Ă ma disposition, la vitesse du mouvement extĂ©rieur, les contraintes inĂ©vitables, sans oublier les mĂ©thodes et la rĂ©alisation de mes concepts.Â
jâai dĂ©cidĂ© Ă 10 ans que jâĂ©tais nulle en maths parce que de devoir pratiquer une logique de rĂ©pĂ©tition nâavait aucun intĂ©rĂȘt Ă mes yeux. je nâavais pas considĂ©rĂ© le fait que cela aurait pu me permettre dâapprendre lâautonomie dâune routine et câest entre autres pour cela que, du jour au lendemain et sans mâen apercevoir, jâai perdu accĂšs Ă la stabilitĂ©. je ne savais pas que logique et logistique Ă©taient des mots qui Ă©taient destinĂ©s au mariage et que ce que les mathĂ©matiques me proposaient Ă©tait simplement un terrain dâentraĂźnement Ă cela. jâai refusĂ© dây accĂ©der et la version plus jeune de moi Ă©tait trop tĂȘtue pour explorer son erreur de jugement Ă travers les annĂ©es. on est Ă une douzaine dâannĂ©es plus tard et aujourdâhui, je repense Ă une conversation que jâai eue avec un boug, qui me disait que ce qui lâavait permis dâĂȘtre si rationnel et correctement stratĂ©gique Ă son Ăąge de 24 ans Ă©taient les entraĂźnements de foots Ă 13 ans et les cours de maths au collĂšge. câest Ă ce moment lĂ quâil avait compris que la discipline Ă©tait une matiĂšre qui sâexerçait et qui permettait lâĂ©volution grĂące Ă lâacquisition de compĂ©tences spĂ©cifiques et facilitantes. quand jây pense, Ă ce moment-lĂ de ma vie, jâĂ©tais je ne sais plus oĂč, en colĂšre et dĂ©jĂ trop loin pour quâon me ramĂšne.Â
Ă lâheure actuelle, jâen ai des remords. parce que mes rĂȘves me poussent Ă sortir de ma zone de confort et de trouver des moyens pour faire les choses comme jâen ai envie. jâaurais voulu avoir la capacitĂ© de savoir mâorganiser et rentrer dans une routine, mais jâai eu plutĂŽt tendance Ă flirter avec le risque. changer de partenaire et dâembrasser la stabilitĂ© est quelque chose dâinconfortable pour moi et parfois, je nâarrive plus Ă suivre le rythme. câest lĂ oĂč je culpabilise. parce que jâaimerais pouvoir faire mieux et savoir rĂ©pondre Ă mes propres attentes. jâaimerais pouvoir rassurer ceux qui ont des attentes vis-Ă -vis de moi aussi. mais parfois, tout ce dont je suis capable câest de me coucher sur un matelas avec un goĂ»ter (en gĂ©nĂ©ral, quelque chose de chocolatĂ©) et dr. house ou un livre, le temps que je retrouve un peu dâĂ©nergie pour me relancer dans le flot.Â
le flot de la vie of course, le flow aussi.Â
jâai espoir quâen prenant une journĂ©e ou deux pour me reposer, jâarriverai Ă retourner au chantier et reprendre lĂ oĂč jâai laissĂ© mes outils, mâattendant sur le tabouret de ma place. jâespĂšre que mes co-Ă©quipiĂšr.es comprendront et que la force de ma nouvelle Ă©nergie pourra les convaincre que moi aussi je fais partie de ceux qui souhaitent que les choses aillent mieux. mais je ne peux pas mâinvestir quand je dysfonctionne et parfois, jâavoue, lâĂ©quation me fait trop beuger du cerveau. et quand jâoublie pourquoi jâaccorde tant dâattention Ă cette mise en Ćuvre et que je me laisse aller, le faisant par manque de patience ou par crainte de mâennuyer, câest alors que je me souviens que câest parce que la stabilitĂ© est un bon cadre pour crĂ©er des choses, Ă©tant linĂ©aire dans ce chaos. câest grĂące Ă cette routine quâaujourdâhui je peux faire valoir ma place. Ă©tant arrivĂ©e Ă ce stade, je contemple la direction que je dois prendre. cette rĂ©flexion se fait au calme et dans le repos. je comprends quâil est indispensable de faire des pauses, pour reprendre mon souffle. ne pas rĂ©pondre aux appels nâest pas grave, parce quâil est simplement humain de ralentir quand on participe Ă un marathon. jâai suffisamment dâexemples autour de moi pour confirmer cela. je profite du soleil, du silence et de ma solitude. non, je ne me suis pas remise aux maths et je nâai pas repris des entraĂźnements de foots. par contre, jâai commencĂ© Ă aller me renseigner sur ce quâil me serait nĂ©cessaire afin dâengendrer ce sentiment de stabilitĂ© tant recherchĂ©. je me remets Ă rĂȘver et je vois plus clair dans mon chemin. la dĂ©cision active dâaltĂ©rer lĂ©gĂšrement ma routine se fait Ă ce moment-lĂ . il sâagit peut-ĂȘtre d'accĂ©lĂ©rer un pas, de tourner Ă droite ou d'escalader une butte. peu importe, mais la reprise du mouvement ne se rend que possible quand on se permet de prendre un instant.Â
merci calcifer
12.06.23, 15:05 - now playing : orage
comment expliquer que je vis de souvenirs ?
je suis et j'agis dans le moment prĂ©sent, ayant rĂ©cemment dĂ©couvert de quoi l'eudĂ©monisme est cause. mais, ce qui m'anime, sont des instants T, marquĂ©s par le temps et ma comprĂ©hension. cette Ă©vidence me renvoie Ă l'Ă©poque oĂč j'essayais d'expliquer Ă calcifer ma façon d'incarner l'existence. ce n'est que plus tard, en lisant Camus et en me renseignant sur le sujet, que j'ai moi-mĂȘme compris mon propos quand je lui disais que rien avait de sens.
oui, il y a souvent eu des moments oĂč je cherchais Ă avancer des thĂ©ories uniquement Ă travers mes ressentis, sans rĂ©ellement avoir dâaplomb nĂ©cessaire pour les dĂ©fendre. ce n'est pas que je dis de la merde, c'est simplement que je ne songeais pas Ă peaufiner la caractĂ©risation des termes avec des faits concrets. comme la fois oĂč je me suis permise de dĂ©clarer que j'Ă©tais une philosophe des lumiĂšres. calcifer s'Ă©tait arrĂȘtĂ© en souriant et m'avait demandĂ© de m'expliquer. j'avoue que je m'Ă©tais sentie trĂšs stupide quand je n'avais pas rĂ©ussi Ă argumenter mon cas. il avait fini par me dire que la base de ce courant de pensĂ©e Ă©tait la connaissance. le comble, si vous voulez mon avis. il ne m'avait absolument pas jugĂ©, ni sur mon manque de savoir ni sur ma façon grossiĂšre d'Ă©noncer. il avait tout juste rectifiĂ© et m'avait instruit.
sa question et sa rĂ©ponse m'ont poussĂ©e Ă me renseigner. cela n'a pas Ă©tĂ© surprenant de dĂ©couvrir qu'en fait, mes thĂ©ories avaient dĂ©jĂ Ă©tĂ© Ă©tudiĂ©es par d'autres auparavant. des philosophes, des poĂštes, des auteurs et des artistes. je pense Ă Duras, ou encore Tupac, Angelou, Platon et GarcĂa Lorca. Ă tous ceux qui se sont retrouvĂ©s dĂ©munis, Ă se demander;
pourquoi ?
et
comment ?
grĂące Ă eux je me sens moins seule.
c'Ă©tait dans un moment de pleine transition que j'ai rencontrĂ© calcifer. aujourd'hui je peux dire que cela m'a Ă©tĂ© tout Ă fait nĂ©cessaire. je venais de passer des annĂ©es Ă guĂ©rir d'une maladie et j'avais la crainte de me sentir vide une fois que je me sentirais mieux. la grosse tĂȘte de calcifer m'a permis de me souvenir que j'Ă©tais loin d'avoir terminĂ© ma quĂȘte. j'Ă©tais en pleine convalescence et j'arrivais Ă la fin de ce long processus. il m'a aidĂ© Ă prendre conscience qu'il fallait que je reprenne l'apprentissage que j'avais dĂ©laissĂ© pour me concentrer sur ma peine. j'avais Ă©tĂ© une gamine curieuse, m'entourant de livres et de questions, active et avide de savoir.
il n'y a que certains qui peuvent réellement entrapercevoir ce que je recherche. il en fait partie. il m'a évoqué ce que j'avais oublié, me rendant la clef que j'avais perdu. c'est l'un des plus beaux cadeaux qu'on ne m'ait jamais fait. cela m'a donné l'espoir d'aller retrouver ceux qui, dans cette époque, sont aussi volatiles, portés par leurs ressentis et constructions, que moi. cette ouverture m'a donné l'espace de rencontrer des personnes comme gatorr, dulce et myna. big était déjà là . hamdullah.
finalement, l'existence de calcifer et la qualité de nos échanges m'ont ramenée à ce que j'avais déjà en moi. l'importance de cette leçon se dessine encore dans mon présent, s'appliquant à tout type de partage. la preuve de sa présence est marquée dans ma mémoire, et comme tous les autres portant la lumiÚre, ils me rassurent et me rappellent qu'il est bon de vivre.
c'est pour ça que je dis que je vis de souvenirs.
The Pain of Being Human, Book by: Eugene C. Kennedy.
something deeply intimate about being outside early in the morning all alone and seeing the world as she is
tiz so hard 2 have friends
04.04.23, 03:30 - now playing : BADDIE
lâautre jour, jâĂ©tais en route pour IKEA avec mon pĂšre. on Ă©tait dans la voiture, assis en silence, parce quâil avait mal Ă la tĂȘte et que moi, jâĂ©tais trop fatiguĂ©e. avec mon dad, il y a des jours oĂč on ne parle pas trop, et ça nous va. puis, dâun coup, je me suis mise Ă pleurer.Â
en vrai, ça faisait un moment que mes pensĂ©es dĂ©passaient mes Ă©motions, tah une course de chevaux.entre deux sanglots, jâai balbutiĂ© :Â
âitâs so hard to have friendsâÂ
il sâarrĂȘta et me regarda.Â
"what a weird thing to say", rĂ©pondit-il, dâun ton dĂ©tachĂ©.Â
il y a peu, jâai dĂ©mĂ©nagĂ©. et jâen ai parlĂ© Ă personne⊠ou presque . parce que je ne me sentais pas lĂ©gitime de demander de lâaide. jâavais lâimpression que jâen avais dĂ©jĂ demandĂ© trop et Ă tout le monde. je ne pouvais, et ne voulais, pas encore attendre Ă ce que les gens me viennent en soutien.Â
âŠtonton oums a sa voix qui rĂ©sonne dans ma tĂȘte. elle est douce et remplie de rires. un rire ballonnant, remplissant la piĂšce dâune chaleur, dâune odeur, proche dâun pain qui baignerait au four. jâai la voix de big qui dit "câest bien câest bien " , avec son sourire au coin, des canines rĂ©vĂ©lant lâĂ©nergie royale dâun lion. son doigt qui sâenroule autour dâune mĂšche de boucles, me rappelant toujours quâil faut que je reste en mouvement.Â
" keep the pace "
et puis il y a Rachida, qui me dit : "tu sais quoi ? je tâaime." Ă chaque fois que jâai envie de partir le plus loin possible dâici et qui me rappelle que la vie vaut un peu dâĂȘtre vĂ©cue quand mĂȘme.
"Â je te connais, je nâai pas peur de toi."
they are getting to me. jâaimerais en citer dâautres. gator, saĂŻd, le M, mimisha, $$ le s, la miff, wild, la rĂ©ponse Ă toutes nos questionsâŠ. et bien dâautres encore, tous dotĂ©s dâun surnom farfelu, comme calcifer, par exemple.Â
jâaimerais quâils voient tous et toutes, que si je pouvais leur donner le double de ce quâils mâoffrent, je leur en offrirais le triple. mais on ne joue pas avec les paris sur lâavenir. donc je culpabilise. je me demande sâils voient Ă quel point je les aime. et jâexplose.Â
je crie : "tu sais que je tâaime trop ?????!!!!!"
jâai compris aujourdâhui que, câest une façon de faire qui me porte souvent prĂ©judice. parce que, quand on est prĂȘt Ă tout afin de montrer ce quâon est, de montrer Ă quel point on est reconnaissants, aimants, aimables, on sâexpose Ă lâinĂ©vitable face cachĂ©e de lâamour; la vulnĂ©rabilitĂ©.Â
apparemment, quand tu as des amis, une famille, câest ce que tu dois faire, parce quâils tâaiment, quâils le font pour toi et câest comme ça. quelle horreur. faire des choses pour moi ? prendre, sans rien donner en retour ? trop dur, non. je ne comprends pas, pourquoi en fait ?Â
quand je suis stressĂ©e, je parle trop mal. et ça me stresse dâĂȘtre bien entourĂ©e.en rajoutant les milles doutes qui surpassent mes pensĂ©es, je me retrouve Ă rĂ©agir. mais, cette fois ci, jâessaie de me retenir. il sâagit de se contenir. la discipline.Â
il est trop difficile de montrer aux gens quâon les aime. je me suis souvent demandĂ©e pourquoi on en avait pas eu des cours Ă lâĂ©cole. parce que, câest dans les choses simples du quotidien quâon y Ă affaire. âtiens toi droiteâ ; âil faut que tu manges.â; âcâest quand la derniĂšre fois que tu as dormi ?â; âcalme toi!!!!â "comment tu vas ?"; âtâas fait ce que tâavais Ă faire ?â; âprends soin de toiâ.Â
"prends soin de toi."
et oui. prenez soin de vous aussi. jâaimerais prendre soin de vous aussi. prendre soin du lien. prendre, pour ensuite rendre. tout comme cette magnifique prose, malicieusement suggĂ©rĂ©e par big.Â
âŠcâest compliquĂ©. je peine. je peins. jâvous jure, câest une galĂšre dâaimer les gens. câest si facile de sây engouffrer. je me balade parmi lâĂ©tendue colorĂ©e de vos auras, ivre, de vous.
âŠĂ§a en devient ma muse,
et jâmâamuse,
Ă en peindre des tableaux.Â
jâai compris il y a bien longtemps que cela en faisait ma plus grande faiblesse. jâai toujours trop peur que ce soit Ă©goĂŻste de kiffer jouer avec les couleurs. de ne pas les apprĂ©cier suffisamment ou alors correctement. je ne sais pas comment et pourquoi je dois le faire et je trouve que câest une corvĂ©e. câest terrible quand mĂȘme comme idĂ©e, de penser au fait quâaimer - bien aimer - câest une corvĂ©e.
ce nâest pas vraiment un jeu finalement.
peut ĂȘtre que câest parce quâĂ chaque Ă©change un peu mieux construit, le poids de mon amour grandit. et quand je les perds, quand je leur faillis, câest un poids immense qui finit par rester. un trou vide, lâespace gĂ©ant dâune personne que jâai aimĂ© qui nâest maintenant plus lĂ .Â
donc non, je nâaime pas demander de lâaide. parce demander, câest savoir rendre et rendre, je ne sais pas bien faire. je suis du genre Ă tâemprunter ton livre prĂ©fĂ©rĂ© pour en discuter avec toi mais je vais te le rendre Ă©cornĂ© et 6 mois plus tard en plus. jâme justifie en te disant que je lâai saignĂ©, jâen ai pleurĂ©, jâen ai mĂ©ditĂ©. au final, on dirait que je lâai maltraitĂ©, alors que câest juste que je lâai trop aimĂ©. jâai fait comme jâai pu, jâen suis navrĂ©e.Â
on mâa donnĂ© ça Ă la naissance; trop de love, zĂ©ro notice. mais, il mâest tout de mĂȘme important de tâaimer en retour. parce que sinon tu risques de partir. et sâil nây a plus de couleurs, il me restera plus que du noir. et comment je fais moi, pour terminer mon tableau, avec que du noir ?Â
fin du chapitre 1.