Diagnostiquer la maladie de ses plantes via son smartphone et y découvrir la ou les solutions de lutte, signaler l’arrivée du redoutable frelon asiatique dans son jardin… Des chercheurs phytopathologistes de Inrae développent depuis 15 ans site web et applications sur smartphone au service de la santé des plantes. Des applis qui concilient expertise scientifique et sciences participatives !
Agreste : la nouvelle version du site est en ligne
700 000 visiteurs par an, 8 millions de pages visitées… Le site Agreste propose gratuitement depuis 20 ans de consulter des données statistiques agricoles sur des sujets variés, allant de la conjoncture agricole, comme les rendements céréaliers, du prix du lait, de la production viticole, aux résultats économiques. Le 24 février 2020, le site de la statistique, de l'évaluation et de la prospective agricole a dévoilé sa refonte.
Ce site est géré par le Service de la Statistique et de la Prospective du ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation.
Une nouvelle version plus intuitive et plus ergonomique
« Ce qui nous a animés à chaque instant ? Se mettre à la place des usagers, et non du producteur des informations, de façon à faciliter la navigation et les recherches », explique Catherine Dupas, en charge du projet pour la maîtrise d’ouvrage.
« Notre objectif est toujours d’améliorer le service rendu aux usagers, et de mieux diffuser la statistique agricole. Par ailleurs, le site a été conçu en responsive design, c’est à dire qu’il est accessible depuis tous les supports – ordinateurs, tablettes, mobiles – avec une ergonomie adaptée.
Enfin, en tant que service statistique ministériel, nous avons souhaité une harmonisation avec le site de l’INSEE avec une ergonomie similaire, tout en conservant notre spécificité agricole. Nous souhaitons aussi, à terme, proposer davantage de contenus en HTML – immédiatement consultables à l’écran – pour la facilité et la rapidité de lecture, en plus des PDF. »
Une refonte en deux phases
« La refonte s’est effectuée en deux phases », précise Catherine Dupas. « En juin 2018, nous avons initié les entrées par thème, avec des tableaux interactifs qui permettent de choisir les informations souhaitées. Et maintenant, nous ajoutons la suite de la production statistique, avec les publications nationales et régionales. »
Initié en 2016, le Mas numérique a officialisé sa seconde version fin novembre 2019. L’occasion de présenter un premier bilan et les nouvelles ambitions de ce concept original et unique qui s’articule autour des innovations du domaine viticole. Initié en 2016, le Mas numérique a officialisé sa seconde version fin novembre 2019. L’occasion de présenter un premier bilan et les nouvelles ambitions de ce concept original et unique qui s’articule autour des innovations du domaine viticole.
Les sciences participatives : un laboratoire ouvert au public !
Grâce aux sciences participatives, les chercheurs font appel à toute la société pour les aider à collecter, trier et parfois même analyser des données. Ce travail de terrain souvent chronophage, essentiel pour toutes recherches scientifiques, est facilité grâce au numérique.
Sites internet et applications sur smartphones permettent dorénavant ce lien entre chercheurs et citoyens : photos, coordonnées GPS, observations… Tout le monde peut participer à un programme de recherche en suivant un protocole simple. Certains programmes s’adressent aux citoyens, d’autres aux professionnels.
Pl@ntnet : identifier la biodiversité végétale
Pl@ntNet est une application smartphone qui permet d’identifier les plantes grâce à l’appareil photo. Plus les utilisateurs prendront en photos les plantes avec leur téléphone, plus il y aura d’informations - précieuses pour les botanistes -, sur la répartition des différentes espèces à l'échelle de la planète.
Pl@ntnet peut aussi répondre à des besoins professionnels : l’agriculteur peut identifier les plantes qui se trouvent sur sa parcelle, afin de savoir si elles sont utiles ou envahissantes pour ses cultures, avant d’utiliser un herbicide.
Alamer : observer les changements climatiques grâce aux algues
ALAMER, pour Algues de la LAisse de MER, fait partie du vaste programme de science participative du Muséum national d’histoire naturelle : Vigie-Nature. Dans quelle mesure les espèces d’algues de la laisse de mer sont-elles différentes d’une plage à l’autre ou au cours des saisons ? Comment reflètent-elles la composition des habitats marins et par conséquent l’impact du changement climatique sur l’écosystème des mers ? Autant de questions auxquelles les scientifiques souhaitent répondre.
Un protocole a été mis au point pour recenser la composition en algues et animaux de la laisse de mer sur le littoral de la Manche et de l’Atlantique. Après avoir préalablement téléchargé le guide pratique pour savoir reconnaitre les espèces, chacun peut participer à ce protocole nommé ALAMER.
Bakery : le programme qui associe chercheurs et paysans boulangers
38 chercheurs de l’Inra et 42 paysans boulangers travaillent ensemble pour décrire la diversité des pratiques boulangères françaises. De la variété de blé cultivée, au mode de pétrissage, chaque pain est différent et porte un goût et une qualité nutritionnelle spécifiques. Ce programme permet de préserver la richesse du patrimoine boulanger français et lutter contre la standardisation des goûts.
Dernier né de l'écosystème numérique du ministère en charge de l'agriculture, alim'agri store met à disposition du public et des agents toutes les productions numériques du ministère ainsi que son patrimoine audiovisuel. Ouverture des données et modernisation de l'outil... Cette nouvelle plate-forme s'inscrit pleinement dans le cadre du plan Action Publique 2022 et de son objectif de transformation numérique.
Son objectif ? Informer les jeunes sur des secteurs qui répondent à leurs aspirations et leur donner les clés pour trouver les établissements proposant les formations adaptées.
Son originalité ? Une campagne avec comme support principal les réseaux sociaux pour s’adresser aux jeunes sur leurs médias préférés, avec des codes et visuels adaptés à leurs univers.
Consultez le site www.laventureduvivant.fr dès maintenant !
Basée à l'INRA à Avignon, la startup Hiphen développe une solution innovante qui permet de suivre la croissance des cultures grâce à des capteurs connectés aux champs. Ces capteurs aident l'agriculteur dans son itinéraire cultural en lui livrant une information sur l'hétérogénéité de ses parcelles, la qualité et la quantité de la récolte. Rencontre avec son fondateur, Alexis Comar.
Une chaire au service de l’agroéquipement à AgroSup Dijon
En préparation depuis 2017, la Chaire Tech Agro Sup d’AgroSup Dijon a été lancée en mars 2019. Véritable lieu d'échanges et de rencontres, cette chaire permet une étroite collaboration entre les acteurs d’aujourd’hui et de demain de la filière agroéquipement. Un outil important pour tisser des liens, mais aussi pour répondre aux nouveaux besoins entre l’établissement d’enseignement supérieur, ses étudiants et les entreprises.
AgroSup Dijon est le seul établissement public d’enseignement supérieur à être doté d’enseignants-chercheurs offrant une spécialisation autour de l’agroéquipement et des technologies innovantes au service de l'agriculture de précision. Transition agro-écologique, numérique… Les défis auxquels doit répondre l'agroéquipement sont nombreux.
Des équipements en constante évolution
L’agroéquipement concerne l’outillage au service des intervenants sur le milieu naturel. La possession d’un tracteur s’est généralisée sur la quasi-totalité des exploitations. Cet équipement central à l’agriculture est en constante évolution, marquée par l'apparition de nouvelles technologies. Il s’accompagne d’une multitude d’autres outils : moissonneuses-batteuses, drones, ensileuses, chargeurs, récolteuses, besoins en irrigation… Chaque filière dispose de ses propres spécificités et de ses propres besoins.
Pour offrir des innovations constantes, AgroSup Dijon a créé la chaire d’entreprise « Tech Agro Sup », en collaboration avec les professionnels du secteur.
Une chaire au service de l'innovation, un atout pour les étudiants
La chaire d'AgroSup Dijon offre une collaboration étroite entre les futurs ingénieurs, les enseignants-chercheurs et les entreprises du secteur. Véritable lieu d’échanges et de diffusion des connaissances, elle permet à ces (futurs) spécialistes de répondre aux problématiques quotidiennes des exploitants.
Dans un même temps, l’établissement d’enseignement supérieur dijonnais a fait le choix de réorienter la formation de ses futurs ingénieurs en agroéquipement. Au sein de la nouvelle offre de formation, la dimension internationale est renforcée pour faire rayonner la filière, ses activités et ses métiers, et attirer des jeunes - français ou étrangers - vers ce secteur. L'usage des derniers outils numériques est également renforcé.
Une chaire est un dispositif par lequel des établissements d’enseignement s’associent à des partenaires du monde socio-économique pour porter des actions d’intérêt commun en lien avec la formation, la recherche et le transfert de savoir.
Tous les résultats aux examens 2019 de l'enseignement technique agricole sont sur Arpent (résultats) !
Développé au titre de la simplification administrative, Arpent(résultats) est une plate-forme web dédiée aux élèves de l'enseignement technique agricole. Elle permet aux candidat(e)s d'accéder au calendrier de publication des résultats des examens, mais aussi de consulter et télécharger leurs relevés de notes .
Valoriser l'aisance relationnelle, l'autonomie, l'engagement associatif… C’est le défi que les DRAAF de Normandie et des Pays de la Loire ont choisi de relever, en développant l'utilisation des « badges numériques » pour les élèves de l'enseignement agricole. Découverte de cet outil de valorisation…
Roseau, Observations, Indéxa2Délibération, DSA et SECTOR : ces innovations numériques s’adressent aux agents du ministère, ou plus largement aux usagers du service public. Leur point commun : elles ont toutes été mises au point par le bureau de l'ingénierie applicative du ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation. En avril 2019, la 2e édition de la journée applis-day a été l'occasion de faire le point sur les moyens d'améliorer le service aux publics et de se pencher sur les dernières tendances en matière d'open data, de co-construction et démarche centrée sur l'utilisateur.
Sondage : l'Europe questionne les agriculteurs sur l'agriculture de précision
Depuis plusieurs années, l’agriculture de précision s’installe au cœur des pratiques. Qui les utilise ? Quels outils sont les plus employés ? Pour répondre à ces nombreuses interrogations, l’Union européenne propose un sondage en ligne à tous les agriculteurs européens. Le sondage en ligne est ouvert jusqu'au 17 mars.
GPS embarqué, station météo connectée, capture d’images par drones… Les techniques de l’agriculture de précision sont multiples et favorisent notamment la réduction d’intrants dans les parcelles agricoles. Ces outils technologiques permettent de conseiller l’agriculteur pour qu’il adapte son intervention.
Plusieurs organisations européennes s’interrogent sur le rôle et la diffusion de ces dispositifs dans l’ensemble de la communauté agricole. Pour élaborer des politiques et des stratégies adéquates, il faut avant tout disposer de données précises.
Les chiffres à ce sujet, encore rares, ne permettent pas d’avoir une vue globale sur l’équipement et les besoins européens.
« Améliorer l’agriculture : la solution réside-t-elle dans la technologie ? »
Un questionnaire est actuellement en ligne sur EU Survey, une plate-forme européenne d’enquêtes publiques. L’ensemble des agriculteurs, qu’ils utilisent ou non des outils de l’agriculture de précision, sont ainsi invités à y répondre avant le 17 mars 2019.
Les réponses collectées permettront de comprendre l’utilisation de l’agriculture de précision. Elles serviront plusieurs objectifs :
soutenir la recherche et le développement de ces outils ;
élaborer des solutions de financement ;
résorber les écarts de mise en œuvre de l’agriculture de précision ;
maximiser les contributions des constructeurs en fonction des besoins.
Vous êtes agriculteurs et utilisez des outils de l’agriculture de précision ? Répondez au questionnaire ici.
Ce questionnaire est proposé par les services de la Commission européenne (DG AGRI, Centre commun de recherche et Eurostat), l’Agence européenne pour l’environnement, l’association européenne des agriculteurs (Copa-Cogeca), et le réseau européen des groupements nationaux de constructeurs du machinisme agricole (CEMA).
Initiée par la Direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt (DRAAF) des Hauts-de-France, la Région et la Chambre régionale d'agriculture, la plate-forme régionale « Agricultures du futur » est labellisée #ImagineAgri par le ministère en charge de l'agriculture. Cette nouvelle structure a été lancée le 5 février 2019 à Amiens dans le cadre d'un premier séminaire sur le thème : « le numérique au service de l'agro-écologie ». Luc Maurer, directeur de la DRAAF, et Marion Lhote, missionnée sur ce projet, dressent le bilan de cette journée. Interview croisée.
#ImagineAgri : la marque de l'agriculture numérique
Lancé en mars 2017 par le ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation à l'occasion d'une journée de réflexion autour des usages du numérique en agriculture, le projet #ImagineAgri s'inscrit dans le cadre de la future feuille de route numérique du ministère. #ImagineAgri valorise et promeut les initiatives du ministère, de ses établissements et de ses opérateurs dans le domaine du numérique et des nouveaux services.
Le numérique bouleverse l'ensemble des maillons de la chaîne alimentaire plus profondément sans doute que dans d'autres secteurs. Cette révolution est estimée aussi importante que celle produite par l'arrivée de la mécanisation ou de la chimie dans les champs.
Pourquoi une marque #ImagineAgri ?
Conscient de tous les enjeux à venir, et notamment sur le sujet des données agricoles, le ministère a souhaité avec cette marque fédératrice se positionner comme un acteur à part entière parmi les émetteurs de contenus et « influenceurs » au sein de la communauté numérique.
Depuis avril 2017, le ministère dispose d'une Délégation au numérique et à la donnée, pilotée par François Moreau. Son rôle est de coordonner l'action du ministère pour accompagner le développement du numérique, que ce soit dans le fonctionnement et les outils de l'administration ou dans les politiques publiques dont le ministère à la charge.
La future feuille de route du ministère aura pour objectif de :
créer une vision partagée par les acteurs des filières ;
valoriser les innovations des différents secteurs ;
construire les modalités d'une collaboration interministérielle dans la durée.
Une vitrine de l'innovation numérique dans l'agriculture
#ImagineAgri, c'est aussi une marque pour faire connaître cet écosystème d'innovation émergent autour d'acteurs de la recherche et d'entreprises de l'AgTech et de la FoodTech, notamment des start-ups, qui proposent de nouveaux produits et services :
le blog Lab alim'agri, un média spécialisé regroupant et valorisant les contenus liés aux innovations numériques du ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation et de ses opérateurs ;
un rendez-vous quotidien #AgriLab sur le compte Twitter du ministère @Min_Agriculture, véritable veille de l'actualité numérique dans l'agriculture ;
la série Alim'agriLab sur la chaîne YouTube du ministère qui propose de courts reportages vidéo sur l'innovation dans le monde agricole.
#ImagineAgri en quelques dates
mars 2017 : lancement de #ImagineAgri avec un atelier d'imagination créative organisée par le ministère autour des usages du numérique en agriculture, en partenariat avec la Villa Numéris ;
avril 2017 : nomination de François Moreau, délégué ministériel au numérique et à la donnée ;
juillet 2017 : #ImagineAgri est partenaire du DigitAgChallenge ;
juin 2017 : inauguration de #Digitag, l’institut Convergences en agriculture numérique ;
2018 : création du prix « Graine d’innovation » avec l'AFJA (Association des journalistes de l'agriculture et de l'alimentation) qui récompense un article ou un reportage sur des sujets prospectifs et innovants en termes d’agriculture, d’environnement, d’alimentation ou de ruralité ;
2019 : « plate-forme agricultures du futur » avec la Draaf Hauts-de-France.
Très investi dans la transformation digitale du secteur agricole, l'éleveur vendéen Hervé Pillaud est le premier agriculteur nommé au Conseil national du numérique. Quel objectif s'est-il fixé ? Quels sont les grands enjeux du numérique dans l'agriculture française ? Ce passionné du digital, choisi pour son implication dans le développement du numérique des milieux ruraux, nous a accordé un entretien.
Au lycée agricole de Dax, des drones au service de l’agriculture
Dans les Landes, l'agriculture est à la pointe de la technologie ! Les élèves apprennent à piloter des drones, et ce n’est pas pour admirer le paysage ! Une formation est dispensée aux étudiants du lycée agricole de Dax pour leur permettre de passer leur brevet. Découverte.
Suivi du développement des cultures, identifications des mauvaises herbes, de maladies, de dégâts liés aux gibiers ou aux intempéries, estimation des rendements... En agriculture, les drones sont de véritables outils pour gérer une exploitation agricole.
À l'établissement public des Landes, un module « drone » a été créé pour les étudiants inscrits en BTSA. Après avoir appris les conditions de navigation, la réglementation et les manières de les utiliser, les élèves passent à la phase pratique.
Grâce à un simulateur en salle informatique et aux mini drones du gymnase du lycée, les étudiants peuvent s'exercer avant de piloter un véritable drone agricole sur les exploitations de l’établissement. Vient ensuite le brevet en ligne de télépilote pour drones de loisirs, puis le brevet théorique de télépilote de drone.
Cette formation est un véritable atout pour ces futurs agriculteurs et techniciens agricoles, tant pour leur insertion sur le marché du travail que pour les soutenir au quotidien sur leur future exploitation.
Une API (Application programming interface), c'est un concept au cœur de la transformation numérique des entreprises et des administrations. Sylvain Perrinel et Frédéric Bronnert, ingénieurs au ministère en charge de l'Agriculture, animent la démarche API-AGRI (APIsation des systèmes d'information du ministère). Ils la présenteront le 11 décembre lors des APIdays qui réunissent à Paris les spécialistes mondiaux de cet outil incontournable pour faire communiquer simplement deux systèmes d'information entre eux. Interview.