J’ai erré à travers la souffrance et la noirceur. Je t’ai cherché. Dans ce monde. Dans tous les autres. J’ai remué ciel et terre. J’ai exploré l’univers, les multivers, toutes les planètes, les étoiles, les comètes, à ta recherche. Je suis retourné dans le passé, j’ai saccagé le présent, j’ai sondé le future, pour te retrouver. Des secondes, des minutes, des heures, des mois, des années, des siècles, le temps continue de fuir, il s’écoule entre mes doigts, entre les pétales de ta rose. C’est la seule chose qu’il me reste. Le temps. La seule chose qui me permettra de te retrouver. Mon unique moitié.
J’ai erré, je me suis perdu, dans mes larmes infini, dans le vide obscure qu’a laissé ton absence. J’ai pris des coups, je suis mort, j’ai oublié mon âme au coin d’une rue en croyant voir la clarté de ton visage. J’ai laisser ma conscience dans un placard lorsque le fantôme de nos souvenirs est venu me voir. Mais jamais, ô grand jamais je n’ai perdu espoir. A chaque seconde qui s’écroule sur ma peau, je pense à toi. J’ai toujours pensé à toi, rien qu’à toi. Il n’y en a jamais eu d’autre, il n’y en aura jamais. Tu as déterré une face caché qui se trouvait au fond de ma personne, dans les abysses de mon esprit. Tu as vaincu démons, peurs, terreurs, tu as démoli des murs et tu as touché mon cœur. Tu l’as effleuré. Tu l’as caressé. Tu y as laissé un baisé. Et alors, je t’ai appartenu, je t’appartient et je t’appartiendrais. Tu as volé mon coeur, mais je n’ai rien fait pour le reprendre. Je n’étais qu’une bête effarouchée que tu a su amadouer. Je ne voulais pas te perdre.
Tes beaux yeux clairs, ta crinière ébène, ta peau mate tellement douce, tes lèvres roses et pulpeuses, ces petites taches de rousseurs qui parsemaient ton visage. Autant de détails qui remplissaient mes yeux d’étoiles. Je suis fou de toi, fou de ne plus t’avoir auprès de moi. Ton absence a fracturé mon existence, creusant un trou béant dans ma poitrine, abritant ma détresse et le néant.
Je me souviens de ta voix, qui me racontait parfois des histoires. La notre est constellée d’embûches. Mais je traverserais tout pour toi, peu importe les dangers, peu importe la mort et la souffrance, rien ne pourra être plus éprouvant que ses siècles passés à t’attendre.
Je regrette de ne pas avoir su chérir chaque instant, je regrette les disputes, les verres brisés. Si seulement j’avais su…