L’amour et ses travers
Sérieusement…
je veux cette stabilité émotionnelle
qu’une relation promet.
Je veux le poids de mon bien-aimé contre moi,
me reposer sur lui quand tout devient trop lourd.
L’avoir dans mes pensées, du matin au soir.
Ne plus savoir respirer sans lui.
Dit comme ça,
ça fait peur.
Mais l’humain est fait d’excès.
On aime trop,
on donne trop,
on espère trop.
Les relations passées
sont comme des chaînes
qu’on traîne au fil du temps.
Elles marquent,
elles serrent,
elles rappellent.
Mais quelque part,
on croit qu’une personne existe…
celle qui aura la clé.
Celle qui pourra,
ne serait-ce qu’un instant,
alléger ce poids constant
qui nous a presque fait oublier
ce que c’est,
aimer sans douleur.
Parce que certaines blessures
ne s’effacent pas.
Elles changent notre regard.
Elles déforment notre idée de l’humain.
Elles brisent la confiance
avant même qu’elle naisse.
Et pourtant…
Malgré tout ce que l’humain peut avoir de cruel,
de brisé,
de contradictoire…
il lui reste quelque chose.
Quelque chose d’indestructible.
L’espoir.
L’espoir qu’un jour,
ça ira mieux.
L’espoir d’être plus fort
que les jours passés.
L’espoir que tout ce qu’on imagine,
tout ce qu’on idéalise,
ne soit pas qu’un mirage.
Et aujourd’hui,
ce qui me tient encore debout,
c’est ça.
Cet espoir.
Cet idéal
que j’ai tant rêvé…
Et peut-être,
un jour,
en faire une réalité.
Avec toi.
Avec lui.
Avec quelqu’un
qui saura rester.















