Les poètes sont ridicules
Iels vont se coucher dans leur pyjama
Iels prennent leur petit déjeuner le matin
Marchent dans leur souliers
Disent "Bonjour" et "Bonsoir"
Tout très normalement
Font semblant
De ne pas avoir des volcans de le ventre
Sade Olutola
RMH

Kiana Khansmith

Origami Around

if i look back, i am lost
YOU ARE THE REASON
let's talk about Bridgerton tea, my ask is open
Keni
PUT YOUR BEARD IN MY MOUTH
Not today Justin

titsay
Mike Driver
One Nice Bug Per Day
TVSTRANGERTHINGS
Three Goblin Art

祝日 / Permanent Vacation

blake kathryn
Aqua Utopia|海の底で記憶を紡ぐ

JBB: An Artblog!

izzy's playlists!
seen from United States
seen from United States
seen from Norway

seen from Malaysia

seen from United States

seen from Malaysia

seen from United Kingdom
seen from Singapore

seen from Malaysia
seen from United States

seen from Norway

seen from United States

seen from Netherlands

seen from Türkiye
seen from United States
seen from Germany

seen from United States
seen from United States

seen from Malaysia

seen from United States
@appo-line
Les poètes sont ridicules
Iels vont se coucher dans leur pyjama
Iels prennent leur petit déjeuner le matin
Marchent dans leur souliers
Disent "Bonjour" et "Bonsoir"
Tout très normalement
Font semblant
De ne pas avoir des volcans de le ventre
Jason Eskenazi.
“Oui ! Arrachons sans délai la poésie des mains de ceux qui voudraient l’édulcorer davantage encore ! Délivrons-la de leur sirop ! Débarrassons-la de leur moiteur bêlante ! Éradiquons-la de leurs mièvreries consternantes ! Redonnons-lui de la voix protestataire ! Redonnons-lui du peps ! De la musique de mots urticants ! Du texte de siouxsie énervé ! Du riff huileux de sax virulent ! De l’impro dantesque et carnassier ! De l’afro-beat écrit à l’encre de sépia ! De la gratte tribale et du rock (très rauque et de garage) Oui ! Une saine colère exprimée avec des mots droit sortis de notre commune viande primale, organique, viscérale, tripale, frontale, indomptable, animale !”
—
Jean-Pierre Verheggen -
Un peu de colère s.v.p !
AVANT LA FLORAISON
Et toi quand tu as mal
est-ce que ça fait du vacarme
et des larmes ?
moi, non
personne ne remarque
il y a juste cette brisure silencieuse
le hurlement délicat
d’un bouton de coquelicot
qu’on écrase entre les doigts
les pétales encore froissés
la peau tendre qui cède
le jus couleur sang
qu’on rince sous le robinet
pour effacer les traces
alors il n’y a plus rien
pas de preuve
à peine le souvenir fugace d’une fleur
qui ne s’ouvrira
jamais
Marlène Tissot
Quelle importance ? Tu es venu en taxi ! Tu as vu qui avait la meilleure place ? Je suis quelqu’un, maintenant. Tout le monde m’aime. Bientôt, des millions de gens me verront et m’aimeront. Je leur parlerai de toi, de ton père, de sa gentillesse avec nous. Tu te souviens ? Ça fait une raison de se lever le matin. Ça fait une raison pour maigrir, pour rentrer dans la robe rouge. Une raison de sourire. Ça rend les lendemains possibles. Qu’est-ce qu’il me reste ? Qu’est-ce qui m’oblige à faire le lit, la vaisselle ? Je le fais, mais qu’est-ce qui m’oblige ? Je suis seule… Ton père est parti. Tu es parti. Je n’ai personne… Qu’est-ce qu’il me reste ? Je me sens seule. Je suis vieille…
- Tu as des amies.
- C’est pas pareil ! Elles ont pas besoin de moi J’aime me sentir comme ça. J’aime penser à la robe rouge, à la télévision, à toi, et à ton père. Maintenant, quand je prends le soleil, je souris.
Sara à Harry
Requiem for a Dream
La maison, froide et vide, mais comme toujours chargée de vie. Le parquet qui grince. Les portes enflées d’humidité, jamais tout à fait fermées. J’allume le gaz sous une casserole d’eau gravée à tes initiales. Dans le buffet, à côté des tasses, un livre jauni. D’entre les pages s’échappe une photo de toi et moi sur ta vieille barque. Je porte un k-way bleu pâle. Mes cheveux s’envolent vers le ciel. Un seau rouge calé entre mes genoux pour les maquereaux. Tu as un bras passé autour de mes épaules et, de l’autre, tu fais un signe vers l’objectif avec ce sourire inimitable, celui qui relève un seul côté de ta moustache. "Été 81 avec la môme" , est noté au dos du papier Kodak. Je ferme les yeux et, me rappelle l’odeur âcre et douce de ton vieux pull marin.
Mon front contre la vitre de la cuisine. J’appuie un peu, comme avec l’envie de passer de l’autre côté. Visiter l’envers du décor.
D’ici, on ne voit pas la mer. On la devine seulement. Sur le visage flou de la buée, je dessine, du bout de la langue, un paysage à la frontière de ton monde et du mien.
Marlène Tissot
Lame de fond
unmute the loop
Depuis cent ans, je parcours les impasses, je cogne les portes, j'implore les lucarnes. Qu'il fait noir dans ce monde où l'on finit par se heurter à son propre corps. Que faire pour éviter ces hordes de soi-même, ces rues pleines de sosies qui longent les murs, silhouettes lancinantes, démarches tordues, figures échevelées qui sortent en coup de vent sous un coup de lumière moqueuse. »
Léon-Paul Fargue (1876-1947) - " Marcher " - Haute solitude. Paris, Émile-Paul frères , [1941].
“Sans le corps de l'autre occupant l'espace de son parfum et de son rire d'étoile filante, sans le corps de l'autre emplissant nos yeux et la paume de nos mains, nous restons sur la rive de nos supposées pensées. Depuis cet endroit nous tentons de le rendre “existant”, ce corps fait d'absence, ce corps que nous effleurons abstraitement, en rêves ; pétales de nuit et de sentiments en verre soufflé dans le vide de l'espace. Sans corps nous sommes orphelins de l'autre. Orphelins du plus proche et du plus intime de son existence, du plus proche et du plus intime de la danse singulière que sculpte son corps au beau milieu des choses. Sans ce corps resté au loin, nous ne portons dans le cœur qu'une simple photo de l'autre. Et c'est depuis cet arrêt sur image qu'il nous regarde comme on aime, qu'il nous sourit comme on aime, qu'il nous attend quelque part comme on aime. Bras ouverts. De tout son corps.”
— jacques dor
Elle avait des tatouages sur les doigts, un peu asymétriques et flous. Ça ne lui ressemblait pas et souvent ses mains me paraissaient étrangères a son corps.
Des mains fines et froides, des mains qui savaient inspirer le respect, la peur même.
Des manches longues, noires, pour désincarner et soustraire a la vue ce qui lui paraissait trop encombrant.
Jamais je ne l'ai vu abaisser sa garde, elle nous tenait a distance sans efforts simplement parce qu'elle n'était pas comme nous.
Et pourtant, au creux de son poignet, une tâche de couleur trahissait une vérité qu'elle aurait voulu cacher : elle y croyait encore, faiblement.
Chaque fois que nous commençons à penser que nous sommes le centre de l'univers, l'univers se retourne et dit d'un air un peu distrait : « Je suis désolé. Pourriez-vous répéter votre nom ? "
Marguerite Maron
J'AUTO-REVERSE LES SENTIMENTS
Un jour, j’ai pas dormi de la nuit
je cherchais la faille,
la fissure dans le murmure des étoiles.
on s’approche sans trembler des portes à franchir.
je me sentais plutôt bien
comme une ombre à l’intérieur de l’ombre
au bon endroit au bon moment.
Est-ce qu’on peut vivre la réalité en nomade ?
à distance raisonnable ?
communiquer avec des signaux de fumée ?
la mort est tellement plus populaire que la vie
comment t’expliques ça, toi ?
Un jour, j’ai pas dormi de la nuit
j’imaginais écrire des poèmes en braille sur tes lèvres
avec ma langue
les temps sont durs pour les rêveurs
surtout ceux qui restent éveillés
prends soin du toit, c’est tout ce qu’il reste
entre le ciel et nous.
J’auto-reverse les sentiments – face B, toi de dos
et qui marche à l’envers ?
qui de nous deux s’en va, au juste ?
je pars pour mieux te laisser me quitter
donner c’est donner, reprendre, c’est s'envoler.
Marléne Tissot
Les trois chats
Lui en débord de sa cagette de balsa
Elle en ses griffes et ses souffles
La petite en exil je-ne-sais-où
mais tous dans ce rêve de souris.
La minute où je vois cela
se clôt.
Et rien d'autre.
J'aime la lenteur, la contemplation, le vent sur le visage, sentir la pluie, traverser une forêt, boire à main nue, rêver encore. J'aime arriver le dernier, ne pas être dans l'air du temps, ne pas être de mon temps mais arriver à temps pour le spectacle des nuages, celui de la mer, des lacs et des montagnes. J'aime marcher longtemps, j'aime traverser les senteurs chaudes de l'été, j'aime ton parfum de vanille, j'aime la pagaille de tes cheveux recoiffés par le vent. J'aime n'avoir aucun autre projet que celui de vivre, j'aime ne rien posséder, j'aime posséder le temps de ne rien en faire, seulement de la pensée, des poèmes à disperser, des alignements de feuilles séchées, des équilibres de petits cailloux, des rencontres, des dessins dans le sable au ras des vagues. J'aime les enfants qui jouent et ceux qui savent s'ennuyer, j'aime les lézards sur les murs et les vaches au milieu des prés, j'aime les mauvaises herbes, la brume en est une ; j'aime la rivière qui cavale, le silence, ta voix, ton sourire et le chant des oiseaux qui s'en émeuvent. J'aime ne rien faire d'autre que traverser la vie en promeneur amusé qui arrivera au bout des choses et des instants, des désirs et des désillusions, bien assez tôt.
jacques dor
Regardez La boxeuse amoureuse (Radio Edit) sur YouTube Music
Regardez la danser quand elle s'approche du ring
La boxeuse amoureuse
La boxeuse amoureuse
Sur ses gants dorés, des traces de sang
De larmes et de sueur, et de sang, et de sang
Elle esquive les coups
La boxeuse amoureuse
Elle absorbe tout
La boxeuse amoureuse
"Boum-boum" les uppercuts qui percutent son visage
Mais jamais elle ne cesse de danser, de danser
Tomber ce n'est rien puisqu'elle se relève
Un sourire sur les lèvres
Un sourire sur les lèvres
Elle esquive les coups
La boxeuse amoureuse
Elle absorbe tout
La boxeuse amoureuse
Elle esquive les coups
La boxeuse amoureuse
Elle absorbe tout
La boxeuse amoureuse
Arthur H
#lepetitechodesarts
#Arthur H