J'ai besoin du voile de la nuit
Pour imaginer encore ton cher visage
Besoin des pierres, des rires et des fougères
Pour le partager comne un rêve ancien
Si dur à déchiffrer loin des mains
Piqûre d'abeille quand elle réveille
En nous une douleur oubliée
Vois le cœur
cible gorgée d'un sang qui
est le seul ruisseau
qui nous quitte en mourant
Et ton beau visage et la nuit et le courage
Au même instant
Mais rien n'efface en moi
Ce que tu es au monde
Ma terre rare, mon utopie
Mon parfum d'herbe coupée
Aux cheveux ensommeillés
Là sous le monstera qui te veille
de ses yeux d'un vert amoureux
Absente
Tu souris à des songes
À des anges sans ailes ni foi
Ceux qui n'apparaissent que pour toi
La nuit est ce chemin sous les arbres
Où plus personne ne peut ignorer
De toutes choses la belle profondeur
Ton visage pour me le murmurer
jacques dor













