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@astrofille
Hay que dejar de idealizar por lo menos por dos años.
Je voulais vivre dans le centre-ville de la capitale, dans ces appartements anciens de la fin du XIx siècle, tu vois lesquels? Ceux gris en face de la Coline Sainte lucie. Je voulais avoir un balcon et entendre les bruits de la ville le matin avant aller bosser, boire un café serré et bien noir avant prendre mon vélo. Je voulais faire ma vie avec ce type d’ambiance, j’en ai cru, tu vois.
Quand je suis retournée à la fin de l’année dernière je savais pas quoi attendre, si la ville serait la même que celle que j’ai quitté il y a 9 ans ou si elle avait changé. Mais elle était la même, c’était comme si toutes ces années avaient été qu’un seconde, mais au même temps; quelle arrogance de croire que la capitale allait changer pour mon absence.
Je me suis baladé par tous les quartiers de mes 20 ans, surtout mon centre ville et Providencia. Les souvenirs se sont incrustés sous mes yeux sans me demander rien que ça soit. La ville n’avait pas changé… c’était moi.
Il y a 9 ans et quelques mois je jurais que les gens ne pouvaient pas changer, c’était absurde! On était les mêmes personnes avec quelques retouches, certes, mais notre identité se cachait sous notre peau. Quelle erreur.
Edith Ballinger Price
Margaret Atwood, from Procedures for Underground; "For Uncle M.,"
Le Petit Soldat (1963)
On a aimé. Oui, bien sûr qu’on a aimé quelqu’un, dans un moment défini et à une heure bien précise. Moi même j’ai beaucoup aimé, de filles, de garçons, de personnes. J’étais amoureuse, suis tombée amoureuse tellement de fois, une fois d’un gars que j’ai vu dans le métro, une autre fois d’une fille qui nageait à côté de moi. Or, cet amour rapide n’est pas comparable à l’amour que j’ai ressenti avec quelques-uns. Ah oui, je m’en souviens de leurs prénoms et leurs visages. J’avais tellement peur, j’étais tellement immature. Et maintenant je les regarde faire leurs vies, sans moi, bien sûr, car les causalités ont cessé de se manifester à un moment dont je ne me souviens pas. Je suis fière de ces amour, si étrangers dans ce moment, dans cette vie. Fière d’avoir eu peur aussi de vous dire ce que je ressentais.
L’amour, donc, c’est ça. Les moments précis, les causalités et, surtout, les souvenirs.
“Porque te has muerto para siempre, como todos los muertos de la Tierra, como todos los muertos que se olvidan en un montón de perros apagados.”
— Llanto por Ignacio Sánchez Mejías, García Lorca
“Pero ya no te puedo hablar de esas cosas, digamos que todo se acabó y que yo ando por ahí vagando, dando vueltas , buscando el norte, el sur si es que lo busco. Si es que lo busco. Pero si no los buscara, ¿qué es esto? Oh, mi amor, te extraño, me dolés en la piel, en la garganta, cada vez que respiro es como si el vacío me entrara en el pecho donde ya no estás.”
— “Rayuela”, Julio Cortázar
“Esa noble idea tuya de quererme.”
— (via pfsoto)