Les fantômes m'éclatent
Not today Justin
Game of Thrones Daily

Origami Around
One Nice Bug Per Day

izzy's playlists!
Sade Olutola
Misplaced Lens Cap
Show & Tell

pixel skylines
🪼
will byers stan first human second
he wasn't even looking at me and he found me

blake kathryn

Product Placement

shark vs the universe
No title available

Love Begins

#extradirty

if i look back, i am lost
let's talk about Bridgerton tea, my ask is open

seen from Malaysia
seen from United States
seen from Malaysia
seen from United States
seen from United States
seen from Ireland

seen from United States

seen from Maldives
seen from United States

seen from TĂĽrkiye
seen from South Africa
seen from United States
seen from United States
seen from Singapore
seen from Bangladesh
seen from Italy
seen from United States

seen from TĂĽrkiye
seen from United Kingdom

seen from Morocco
@aureastamane
Les fantômes m'éclatent
Recherche désespérée de la libération
Mon crayon est bloqué dans un monde bien restreint.
Dans ce monde irréprochablement rangé, il y a tout ce que je vais oublier parce que je ne l'aurais pas dessiné; ce que je n'oublierais pas mais que je ne ferais peut-être jamais; et un peu plus proche du monde extérieur reste planté là , comme de jolies imbéciles, de jolies idées.
Cet endroit, le monstre que je suis a bien de la peine à poser les yeux. Les jolies idées sont inintéressantes au possible. C'est vide d'expérience de vie, de souffrance par conséquent, de haine ou d'amour (bien que l'amour et la haine ne soit jamais nécessaire). Ce qui est beau, est vide. Dessiner bien est inutile. Dessiner mal m'horripile.
Je rime
Privilégiez l'expérience à défaut d'une analyse constante serait la clef que j'ai du mal à enfoncer dans la serrure.
Ça fait chier.
Les enfants se transforment en secret depuis la nuit des temps
HaĂŻkus
J'aimais les étés,
les grands pins chantaient la joie,
ton sourire me revient.
Les prunes d'automne
que l'on volait au voisin,
collent encor mes joues.
Le thé de seize heures,
je le partage avec toi
séparée par l'océan.
Ta voix si chaude
rougit mes doigts engourdis,
comme la lumière.
Le nez rose,
lancé de boules de neiges
en plein dans la figure.
Chaque soirée d'été,
l'odeur du vent touchait ton nez,
les nuages s'évaporaient.
Le sable sous les pieds,
on marchera jusqu'aux vagues
comme en avril.
Le vent froid
portait les feuilles Ă tes cheveux,
la brume est silencieuse.
Première orange,
annonce l'hiver
et la venue des jours heureux.
Sociologie
Entre les autres et moi, il y a nos 4 yeux
Le regard de l’autre...
De l’autre ou des autres, le regard qu’il soit bien veillant ou non, en raconte peu sur ce qu’on pense ou sur ce qu’on ressent. Le monde que j’avais devant moi il y a deux semaines portait un masque et des petits yeux. Un petit monde réduit à une vingtaine de centimètres carré, bien localisés au centre d’un visage. Un monde à qui, on interdit d’éternuer et de faire des câlins et de faire des câlins en éternuant. Alors, est-ce qu’on est empathique quand il ne reste que les yeux des autres pour comprendre? sûrement que oui parce que même si on prend garde à respecter un mètre de distance, on peut toujours y voir notre reflet. Quand les yeux des autres sont vides, on s’y voit toujours et même si on ne veut pas les comprendre, les autres restent des choses vivantes qui ont bien du ressentir quelque chose de similairement aigu quand ils se sont mordus la langue pour la première fois.
Chercher sa place dans le monde
Quand on naît, on devient le membre d'une famille, que l'on a certes pas choisie, mais ça on y peut rien. Quand on naît, la vie nous offre donc une toute petite place plus ou moins confortable et de plus ou moins longue durée dans une famille. Néanmoins, les choses ne sont pas simples très longtemps car la prospérité de celle-ci est soumise à de nombreux facteurs souvent indépendant de la volonté des principaux concernés. Avoir une place dans le monde quand on naît en Syrie ce n'est pas une place enviable. Ce que tout être humain serait en droit d'aspirer, serait sans doute de choisir sa place pour faire partie d'un tout qui nous éloigne de la souffrance et la crainte quotidienne. Il n'en est rien car les syriens qui fuient la guerre se retrouvent dans des camps insalubres. Dans ce monde, les Hommes ne naissent ni ne demeurent libres et égaux. Mais ce qu'il y a de bien avec le monde, c'est qu'il change tous les jours et qu'on peut par bien des façons réparer les torts commis. Enfin espérons.
Le visage de mémé
Dans les histoires pour enfant, il y a toujours une vieille avec une espèce de verrue sur le visage, et souvent cette vieille rabougrit est une horrible sorcière. Ma mémé, elle a un grain de beauté poilu sur le bas de sa joue, presque sur l'os de sa mâchoire. Je détestais quand elle me faisait des bises parce que j'avais trop peur que la verrue ne saute sur ma joue et que je sois totalement défigurée. Au fond, j'étais convaincu que sa verrue était le signe et même la preuve qu'elle était une vraie sorcière. Sauf qu'elle, à moins de faire semblant d'être sourde comme un pot, elle n'avait pas l'aire d'avoir envie de manger des enfants. Elle n'avait plus de dents mais en plus, elle avait de jolies rides aux coins des yeux, si bien que lorsqu'elle souriait ses joues remontaient pour en former plus encore. C'était bien étrange de continuer à penser qu'elle pouvait transformer des vers de terre en chocolat et j'ai l'ai compris le jour où elle m'a offert une robe de princesse qu'elle avait cousu aussi délicatement qu'une araignée.
Écriture: L’Autobiographie
Je suis née un dimanche;
J’ai grandi à Limoges et quand je n’y étais pas, j’étais partagée entre la mer et les forêts;
Je préfère la mer sous le soleil de 15h en Août parce que la dune sent les vacances;
Je n’aime pas le changement mais j’essaie de m’y habituer; J’ai eu une petite sœur mais elle n’est plus du tout petite; J’ai eu un chien, trois chats, des poissons, un oiseau et même un mouton;
Je suis nostalgique du parfum de ma maman alors j’achète les mêmes crèmes pour pas oublier;
J’aime bien la pluie mais encore plus l’orage la nuit;
Les bisous papillons;
J’aime les souvenirs bons ou mauvais;
“Cet amour” de Jacques Prévert récité par Jeanne Moreau;
Le bruit des ciseaux chez le coiffeur;
Craquer des pâtes pas cuites sous mes dents;
Je dis que je n’aime pas lire dans l’espoir d’avoir encore droit aux histoires le soir;
et je n’aime pas attendre
surtout les gens que j’aime
pourtant j’y arrive bien je crois.
Note sur “Alphabet” d’Inger Christensen
Il y a une tension lente qui avance en répétant chaque mot ou presque dès le début.
Le poème coule comme une petite rivière sans rapides ni torrents. La nature et la vie cohabitent, c’est doux et on est même pas frappé par la mort qui s’immisce entre les mots parce qu’elle fait partie du tout intrinsèquement. On accepte la tension qu’apporte la mort, même si elle est parfois dure et crue quand on lit les chiffres des victimes d’Hiroshima et Nagasaki. Il n’y a pas de point, pas d’absolu ni de hiérarchie. L’abricotier est aussi nécessaire au texte que le héron. C'est apaisant et presque calme.
J’aime ce poème sûrement parce qu’il est délicat et rude comme le vent du matin qui parfois est si froid qu’il glace les narines encore indolore.
Quand elle évoque le souvenir de sa grand-mère, on sent le poids de tous les mots accumulés tomber sur le texte mais ça n'est pas lourd et on vit avec parce que c’est là . Et les phrases et le temps deviennent flous et s’en vont vers le rêve.
Inger Christensen
ALFABET (utdrag)
aprikostrærne finnes, aprikostrærne finnes bregnene finnes; og bjørnebær, bjørnebær og brom finnes; og hydrogenet, hydrogenet cikadene finnes; sikori, krom og citrustrær finnes, cikadene finnes; cikadene, seder, cypress, cerebellum duene finnes; drømmerne, dukkene dreperne finnes; duene, duene; dis, dioxin og dagene; dagene finnes; dagene døden; og diktene finnes; diktene, dagene, døden ettersommeren finnes; ettersmaken og ettertanken finnes; og enerommet finnes, englene, enkene og elgen finnes; enkelthetene finnes, erindringen, erindringens lys; og etterlyset finnes, eiketreet og almetreet finnes, og einebærbusken, ensheten, ensomheten finnes, og ærfuglen og edderkoppen finnes, og eddiken finnes, og ettertiden, ettertiden
Musée de l’image 25sept2020
Le mythe de la première image raconté dans les textes de Plines au 1er siècle après J.-C. :
La fille d’un potier de Sicyone en Grèce, était amoureuse d’un jeune homme qui partait à la guerre. Pour se souvenir de lui, elle traça, avec un charbon de bois, le contour de l’ombre de son visage sur le mur. D’un trait sur un mur naquit la première image par amour.