Les Chroniques de Livaï #525 ~ DANS LE DOUTE, ABSTIENS-TOI (juillet 846) Livaï
L'histoire de Livaï comme vous ne l'avez jamais lue. Le personnage le plus populaire de L'Attaque des Titans, le soldat le plus fort de l'humanité… Qui est-il vraiment ? Qu'a-t-il dans le coeur ? Qu'est-ce qui a fait de lui ce qu'il est ? Je me suis mise en devoir de répondre à ces questions en vous livrant ma propre vision de sa vie, de ses pensées, des épreuves qu'il a traversées, ainsi que celles des personnes qui l'ont côtoyé, aimé, admiré, craint, détesté. Si j'essaie le plus possible de respecter le canon, quelques libertés seront prises sur les aspects de sa vie les plus flous. Quelques personnages seront également de mon invention. Livaï, un homme que l'on croit invincible et inatteignable… Est-ce bien sûr ? Jugez-en par vous-mêmes.
Cette bicoque n'est pas si mal finalement. J'ai presque réussi à y dormir plus de trois heures. Erwin nous a alloué un budget serré pour nos déplacements, et ça ne devrait pas trop l'entamer. Je vais oublier l'idée de déjeuner et me rendre directement à l'arrêt de la diligence. Je peux être à Krolva en milieu de matinée.
Je jette un oeil dans le petit miroir de ma chambre, arrange mes cheveux, et resserre mon foulard autour de mon cou. Je n'ai pas pu me laver et je me sens plutôt crasseux après ma journée d'hier, mais ce ne sera pas trop gênant. Je suis là pour recruter parmi les brigades d'entraînement et ils ne feront pas leurs difficiles. Changer de vêtements devrait suffire.
J'ai passé l'après-midi d'hier à répondre à des questions de jeunots impressionnés - ou effrayés - par ma venue, à arpenter les baraquements, à donner des conseils pratiques aussi. J'ai évité de peu la démonstration de vol, je n'avais vraiment pas envie de m'y coller. J'ai du inventer un bobard, comme quoi j'étais blessé de notre dernière expédition, et ça a eu l'air de passer, les instructeurs ont pas insisté. Erwin pourra pas dire que j'ai pas donné du mien ; je crois même avoir lâché un ou deux sourires pour la forme.
Il y'en avait des motivés dans cette promo, et je dois bien admettre que j'ai malgré moi tenté de dénicher de nouvelles têtes pour mon escouade. Personne ne sortait vraiment du lot à Yarckel ; j'aurais peut-être plus de chance à Krolva. Je peux au moins me dire que certains nous rejoindrons le moment venu.
Je descends les escaliers de l'auberge et fais signe au tenancier, qui accourt alors vers moi. J'aime pas quand ils se comportent comme ça… J'ai vraiment pas l'habitude. Ils peuvent pas simplement faire comme si j'étais un être humain normal ? Je soupçonne certaines rumeurs de m'avoir précédé, car ce type semble m'avoir reconnu tout de suite quand je suis venu prendre la chambre. Je lui lance les clefs et aussi que la piaule était agréable. Il s'incline très bas, les mains ouvertes devant lui, la clef sur ses paumes, et je quitte l'établissement sans me retourner, ma minuscule valise sous le bras.
Je resserre mon manteau autour de moi dès que je passe le seuil, car l'air de Yarckel est bien plus frais que dans le sud. Les dômes dorés du centre-ville flamboient sous le lever du soleil, et seul résonne le pas tranquille des chevaux menés par les marchands. Les boutiques n'ouvriront pas avant une bonne heure. Par contre, je peux tenter de choper la diligence dans trente minutes. L'arrêt n'est pas loin, j'ai tout mon temps, alors je flâne un peu.
Les rues sont presque désertes, et le pavé nettoyé par une pluie récente. Tout semble extrêmement propre dans cette ville, ce qui ne me déplaît pas. Il y a moins de chevaux qu'à Ehrmich et les gens circulent davantage à pieds. Les trottoirs sont larges et entretenus, jalonnés d'arbres, et c'est assez agréable de s'y promener. La vie est si normale ici… Il semble impossible d'imaginer d'autres causes de décès que l'extrême vieillesse… Mais j'ai quand même emmené un couteau avec moi, au cas où. On est jamais trop prudent.
La demie-heure s'est écoulée sans que je m'en rendre compte et je me dirige rapidement vers l'arrêt. J'aperçois les passagers qui commencent à grimper dedans, et je leur emboîte le pas. Les hommes portent des longues redingotes, comme à Mithras. Leurs chapeaux ont l'air pas mal ridicules, perchés sur leurs petites têtes… Ca les rend plus grands qu'ils ne le sont. Un complexe à compenser, peut-être ? Ca me traverserait même pas l'esprit de…
Ma colonne vertébrale réagit avant même mon cerveau, anticipant de deux secondes le moment où la main se pose sur mon épaule. Je me retourne d'un seul geste, les jambes tendues, les bras en position de défense, et me retrouve face à un type moustachu, gris, au crâne dégarni, qui semble un peu essoufflé. Il porte un costume noir à cravate et des gants blancs. Mon instinct me dit de suite qu'il ne représente aucun danger, et je constate qu'il essaie de retrouver son souffle. Eh, l'ami, ça se fait pas de surprendre les gens comme ça. J'aurais pu vous blesser. Il s'excuse platement mais m'informe qu'il devait m'atteindre avant que je ne quitte la ville. Ah ? Pour quelle raison ? Vous me connaissez ?
Il répond que son maître me connaît, qu'il est au courant de ma présence en ville et qu'il sollicite une entrevue avec moi afin de discuter de l'avenir du bataillon. Euh… ça m'arrange pas, je devais me rendre à l'ouest… C'est qui, votre “maître” ? Le mot sonne comme une alarme dans ma tête ; les nobliaux sont tous suspects à mes yeux, et j'ai pas envie de faire quoi que ce soit avec eux.
Il m'annonce qu'il travaille pour Messire Deltoff - jamais entendu parler - et que celui-ci est un fervent admirateur du bataillon. Voyez-vous ça. S'il veut nous faire un don, il n'est pas nécessaire que je… Le vieux insiste en précisant que son maître est très riche et serait prêt à faire un gros chèque, à condition que j'accepte son hospitalité. En clair, il veut absolument me voir, moi ? Il ne compte pas me retenir toute la journée, seulement jusqu'à midi si ça me convient. Je peux pas dire que ça me convienne, mais… mince, si ce type est vraiment friqué, ça serait trop bête… Erwin se mettrait en pétard s'il savait que j'ai laissé passer une telle occasion à cause de mon sale caractère… Je peux au moins aller jeter un oeil sur place, et si je me fais chier, je m'éclipse poliment. J'ai appris certains trucs à la soirée de Zackley après tout…
Ok, je veux bien venir. Mais je préviens quand même, j'ai aucune manière adaptée à ce genre d'endroit ; je suis un soldat, rien de plus. Le vieux m'assure que ça ne pose pas de problème et que son maître me recevra sobrement. Dans ce cas… menez-moi là-bas. C'est loin ? Il m'indique du doigt un toit pointu plus haut que les autres, vers le nord de la ville. C'est ce palais là ? Je déglutis un peu, conscient de m'être quand même fourré dans le pétrin… J'espère que ça vaut le coup en tout cas…
On marche d'un pas rapide, le vieux montrant encore quelques signes de vigueur, et on remonte vite la rue que je viens de descendre. On s'engage dans un lacis de rues moins larges, et mes réflexes se réveillent dans l'ombre des maisons proches. L'endroit idéal pour une embuscade… Mais le vieux continue sa route et rien de fâcheux ne se passe. J'essaie de me détendre un peu, quand nous débouchons sur une grande place carrée baignée de soleil. Notre destination occupe un côté entier de ce carré, et je distingue de grands arbres par-delà une grille ouvragée.
Je sais pas pourquoi, mais ça me fait penser à la tanière d'une araignée… Allez, Livaï, cesse de te faire des idées comme ça, on verra sur place.
La grille s'ouvre sous sa main et nous parcourons une longue allée traversant un jardin plein d'ombres. J'estime la superficie et me rends compte de l'indécence de disposer d'autant d'espace alors que notre territoire est limité. Combien d'habitations on pourrait construire sur ce seul terrain ? Un bon nombre, j'imagine. Enfin, une façade de pierre apparaît devant nous, et un double escalier menant à une terrasse se déploie. Je note instinctivement les fenêtres, afin d'en faire d'éventuelles voies de fuite au cas où… quoi ? De toutes façons, ce palais a l'air gigantesque, aucune chance que je m'y retrouve de l'extérieur. Pourquoi je me sens si stressé ? C'est sans doute qu'un richard bedonnant gavé de boudoirs, avachi dans un fauteuil.
La porte immense donne sur un vaste hall, décoré de statues de gens à poil - je comprends toujours pas l'intérêt d'avoir ça chez soi - et le vieux me guide là-dedans, les mains dans le dos, l'air digne. Il a l'air fier de travailler ici. En tout cas, le proprio est gras, pas de doute. Tout, depuis le carrelage, jusqu'aux poignets de portes, sent le pognon dépensé sans compter. J'ose même pas toucher quoi que ce soit. Heureusement, on ouvre tout à ma place.
On avance dans une enfilade de pièces de plus en plus petites, et je situe plus du tout où je suis. Kenny me rousterait s'il voyait le piège dans lequel je me suis laissé enfermer comme un débutant… Enfin, le vieux pousse une énième porte et on se retrouve dans un salon, de taille assez modeste comparée au reste. Une longue table de bois brillant trône au milieu, et à une extrémité, un homme est assis, portant une tasse à sa bouche. Messire Deltoff, je présume.
Il se lève aussitôt et vient à notre rencontre. Je suis étonné de son apparence. Il est un peu plus petit qu'Erwin, mais aussi bien bâti. J'avais encore jamais vu un richard aussi athlétique. Je lui donnerais la bonne quarantaine, ses cheveux blonds commencent à tirer sur le gris. Il est sapé simplement, sans chichi ni tout le fourbis que les nobles apprécient d'habitude. Il faut dire qu'il est encore tôt.
Deltoff se montre beaucoup trop poli pour ne pas m'alerter et m'invite à prendre place à sa table pour partager son déjeuner. C'est vrai que je n'ai rien mangé ce matin… et je sens l'odeur entêtante d'un thé chaud. Quoi qu'il en soit, si je suis venu jusqu'ici c'est pour aller au bout. Autant éviter de se faire prier. Mais je tiens à garder mon manteau ; ce serait fâcheux qu'il constate la présence du couteau glissé dans un étui à ma ceinture. Je me glisse alors sur la chaise près de la sienne, hésitant à parler avant qu'il ne m'ait interrogé lui-même.
Il se rassoit et m'observe intensément, comme si j'étais un animal étrange. Je tapote des doigts sur le bois, dans l'attente de quelque chose, quand il se décide enfin à me dire qu'il a longtemps souhaité me voir en personne. Pourquoi moi ? Je n'ai rien de si spécial, comme vous pouvez le constater. Il répond qu'il ne faut pas se fier aux apparences, et que ma réputation est loin d'être usurpée. Oh. Je ne me soucie pas de ça, mon unique travail, c'est de me battre. La célébrité… je ne suis pas né pour ça, voyez ?
Deltoff se lève, se dirige vers la fenêtre derrière lui, les mains dans le dos, et avoue enfin qu'il ne m'imaginait pas comme ça. Je fais cet effet à beaucoup de gens, je m'en indigne pas. Et vous, vous êtes un membre du Parlement ? De la cour ? J'ai jamais entendu parler de vous. Pourtant avec la bara… euh, la demeure où vous habitez, vous avez l'air important. Que me vaut cet honneur ?
Il soupire et m'explique avec de faux trémolos dans la voix à quel point c'est dur de soutenir le bataillon, de vanter nos mérités constamment devant les nobles, et que cela lui a valu une certaine mise à l'écart. Je vois. Pourquoi le faire alors ? Vous y avez un intérêt ? Vous avez des terres à récupérer au-delà du Mur ? Il revient s'assoir face à moi, plante ses yeux dans les miens et affirme être fasciné par les explorateurs, depuis son enfance. J'ai presque envie de le croire, dis donc. Notre héroïsme désintéressé, notre dévotion sans faille à l'humanité, ce sont des valeurs qu'il comprend et chérit lui-même, et selon lui, je les incarne à la perfection. Il donne lui-même beaucoup d'argent aux pauvres, paraît-il.
Ces bourges qui se jettent des fleurs parce qu'ils distribuent quelques piécettes aux mendiants en se branlant sur leur générosité me filent la gerbe. Mais je vais penser aux intérêts du régiment et ne rien laisser paraître. Jouons le jeu. Il est temps de l'orienter vers ce qui m'intéresse. Votre altruisme vous honore, messire. La misère se répand de plus en plus de nos jours. Un peu comme les titans… On ne combat pas l'un ou l'autre sans argent, je ne vous apprends rien.
Deltoff ne répond pas mais pousse vers moi un petit plateau de gâteaux secs. Au-delà du fait qu'ils ne me paraissent pas franchement appétissants, je vais pas cracher à la gueule d'un des premiers enseignements de Kenny : ne jamais avaler quoi que ce soit offert par un étranger ou quelqu'un dont on est pas absolument sûr. C'est une règle de survie élémentaire en bas. Et y a pas de raison que ce soit différent ici. Je refuse poliment en disant que j'ai déjà déjeuné et un très petit appétit. Il semble me croire. Il attrape un gâteau et le croque devant moi. Bon, apparemment, ils sont sans danger mais je vais pas changer d'avis.
Il murmure qu'il a toujours eu peur de sauter le pas et de faire un don d'importance à notre régiment. Il craint que cela se sache. Je vous comprends, nous sommes infréquentables. Mais vous qui affirmez admirer les actes d'héroïsme, cela vous permettrait d'être un héros à votre tour, non ? C'est sans doute le moment de montrer à notre régiment votre gratitude et l'estime que vous portez aux explorateurs. Nos expéditions coûtent cher, et… notre major vous offrirait lui-même ses remerciements.
Deltoff sourit malicieusement en plissant les yeux et j'aime pas du tout cette expression. Il tape dans ses mains et le vieux serviteur déboule alors, aux ordres. Puis il me fait de nouveau face, et demande si je suis bien le fin amateur de thé noir qu'on dit que je suis. Inutile de mentir, s'il le sait… Effectivement, même si je me contente du bas de gamme en général. Nos finances, vous savez… Il affirme collectionner les thés de tout le Royaume et sa collection est fameuse ; il y'en a sûrement des tas que je n'ai pas goûtés, et celui qu'il veut me proposer est parmi les plus rares et chers. Sérieusement ?
Le vieux sort de la pièce et revient trois minutes plus tard avec une tasse fumante - j'en déduis que le breuvage attendait d'être servi. Deltoff affirme qu'une fois que j'aurais goûté et fais ma critique de ce thé, il me signera un gros reçu, car il trouve ma compagnie très agréable, C'est ça, oui… Il pose le thé devant moi et j'admire sincèrement la belle couleur profonde qui tourbillonne un instant dans le récipient. C'est bien du thé… mais il y a comme une odeur étrange. Je ne connais pas celui-là, je me fais peut-être des idées, c'est sans doute son parfum habituel. Mais le regard fixe du maître des lieux, qui semble me dévorer des yeux, attendant que je boive une gorgée, ne me laisse guère de doute.
Il y a quelque chose là-dedans. Quelque chose qui va me faire du mal. Mon instinct me le gueule très fort, et il me trompe rarement. Je dois juste trouver une excuse pour ne pas le boire sans passer pour le dernier des connards. En admettant qu'il n'y ait rien dans ce thé et que ce mec ait réellement eu l'intention de nous signer un gros chèque… mais je vais pas jouer ma vie pour du fric. Trouve un truc, Livaï.
Je reste les yeux baissés sur la tasse, à titiller l'anse distraitement, mais en fait, je note en détail les éléments de mobilier, cherchant une idée, un indice. C'est alors qu'un son étrange, un “ding-dong” cristallin, se fait entendre dans la pièce, et je lève le regard malgré moi pour en dénicher l'origine. C'est une petite pendule, sous une cloche de verre posée sur le manteau d'une cheminée, qui s'est mise à tinter. Je n'attends pas la fin de la série de coups, car ça me donne l'excuse toute trouvée pour refuser le thé. C'était la plus simple finalement.
Je repousse la soucoupe sur la nappe, me lève lentement afin de ne pas montrer que je suis pressé, et attrape ma valise. Ils se précipitent tous les deux - Deltoff et son larbin - comme si j'étais soudainement pris de malaise, mais je les rassure vite. Le temps a passé et il est l'heure d'attraper la diligence. Je suis en retard pour la mission que le major m'a confiée, je dois me rendre dans un autre district au plus vite. C'était une discussion très agréable et je m'en veux de laisser le thé, il avait l'air délicieux, mais… je ne peux pas l'apprécier si je n'ai pas tout mon temps. Ce genre de merveille réclame une dégustation minutieuse. Je suis sûr qu'il y aura une autre occasion. Si vous venez à Trost déposer un don pour notre régiment, nous trouverons bien le temps de boire ensemble. Je dois m'en aller à présent, merci pour l'invitation.
Je m'incline légèrement pour couronner le tout et me dit avec satisfaction qu'Erwin aurait apprécié la scène. C'est tout à fait le genre de truc qu'il aurait pu sortir lui-même. Enfin, j'crois…
L'expression de Deltoff est indéfinissable. On dirait qu'il se retient d'éclater de rage. Mon prétexte est tout à fait valable et à sa place dans un monde comme celui-ci, et il ne peut rien y redire. Je me suis montré poli et bienveillant, il doit donc ravaler sa déception et faire bonne figure, c'est comme ça qu'on éduque ces types depuis leur naissance. Il se redresse avec dignité, toussote avec gêne, et affirme qu'il comprend ma situation. Son majordome va me raccompagner à la sortie, et même jusqu'à l'arrêt de la diligence pour s'assurer que j'arrive à bon port. Pas de ça, bonhomme, hors de question que tu sois au courant de ma destination… Je réponds que je suis un soldat aguerri et que je n'ai nul besoin d'escorte pour être en sécurité. De plus, je préfère épargner à ce pauvre vieil homme une nouvelle course par les rues de Yarckel, car à l'allée, il est arrivé à bout de souffle et j'ai eu peur qu'il ne s'écroule. Du coin de l'oeil, il me semble saisir une expression de soulagement sur le visage du concerné.
Je quitte la pièce derrière le majordome sans plus de cérémonie, laissant Deltoff et sa tasse de thé dans le salon. Nous remontons alors la succession de couloirs et d'antichambres - une vraie tanière d'araignée, comme je l'imaginais - puis il me salue en s'inclinant une fois arrivés au portail. Il l'ouvre pour moi et m'indique brièvement le chemin de retour vers l'arrêt de la diligence. Merci, mon brave. Et… essaie de pas te surmener, le laisse pas te crever avant l'âge… enfin, tu vois ce que je veux dire. Il semble ricaner dans sa grosse moustache, comme s'il avait saisi le sarcasme sans s'en indigner. Si complot il y a ici contre moi, il ne me semble pas être de mèche. Il fait juste ce qu'on lui dit, ce bougre.
Je redescends la rue vers l'ouest, espérant bel et bien qu'une diligence ne va pas tarder. Mais quand j'y repense… ce thé avait vraiment l'air exceptionnel. Dommage.
mais ce chapitre~ Il était franchement super ! Long (et bon) comme il faut, en tout cas sur une chapitre de Levi, j’avoue que long comme ça tu le chapitre d’un connard ça aurait été plus dur :’) Bref, merci !! Super taf encore une fois :P















