L'ineffaçable stupidité des médias continuera de polluer nos paysages audiovisuels, déjà appauvris par la télé-réalité.
Plutôt que de parler de vrais problèmes de fond qui tâchent, pourquoi ne pas aller emmerder ces vilains étudiants, qui osent, pendant que certains enchaînent les torchons sur papier, développer une culture et un folklore propre et une joie de vivre que malheureusement beaucoup de gens perdent avec les années, dilués dans leur monotonie sans saveur, mélange de travail, stress et décrépitude. C'est vrai hein, pourquoi vouloir diversifier ses contacts et apprendre quand on peut rester tranquillement dans ses bottes et marcher au pas.
Nos rites de passage n'ont aucun but dégradant, messieurs les journaleux qui pourraient nous lire, il s'agit là de marquer l'entrée dans un monde d'une richesse extraordinaire, capable de grandes choses, à l'image des étudiants qui le composent et le font vivre. Nous sommes fiers de cette différence qui offusque le bien-pensant et l'autoritaire. Cette joie de vivre et ce besoin de se lâcher, cette petite flamme, tout étudiant de par son statut la possède (et souvent par sa précarité), il y a un mot pour le décrire : être "jeune", et donc par définition l'inverse de "vieux". Nous ne sommes que le tremplin qui lui permettra de faire de cette flamme un brasier et de profiter pleinement de ce que nos parents appelaient autrefois "les meilleures années de ta vie p'tit con".
Mon baptême ? un grand moment de stress, un sketch, une pièce de théâtre qui s'adapte à chacun, qui rend hommage à nos esprits farceurs et notre amour des bonnes choses. Un moyen qui m'a permis de voyager plus que je n'aurais jamais cru, de découvrir le reste de mon pays sous tous ses angles et progressivement nos confrères des pays satellites. Sans oublier l'ouverture d'esprit que celle-ci peut amener, ainsi que la culture au sens large, tout cela loin des normes et des restrictions morales. Là, maintenant, ici et partout où je vais, je sais que ce sont les meilleures années de ma vie. Et que je n'arrête jamais de découvrir encore des traditions, des histoires, des ambiances et des folklores. Mais ça messieurs, vous ne le connaîtrez jamais. Vous ne connaîtrez jamais cette magie, cette chaleur d'être accueillis à bras ouverts par des étrangers lorsque vous arrivez dans une endroit totalement inconnus et d'apprendre, enlever vos œillères.
Qui serait assez bête pour trouver ça répréhensible ? ceux qui se laissent abrutir par vos reportages, tous justes bons à appauvrir l'esprit le plus vif et le coeur le plus tendre. "les cons, ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnait". Pour quelques boulettes de farine... Et le proctologue, quant il vous fait un toucher rectal, vous lui faites un procès ?
Je n'oublierai jamais tous ces sourires, ces pleurs, cette richesse, fussent-ils brefs, cette entraide fraternelle que nous tentons de conserver dans une société de plus en plus individualiste et servile, qui parquent l'humain dans un moule dont il est difficile de s'extirper. Le problème ce n'est pas nous, c'est vous et ceux qui pensent comme vous, et le troupeau ne fait que croître. Nous serons toujours là, les moutons noirs, pour vous rappeler que vous êtes capables d'être heureux tout en réussissant votre vie, car oui, nous ne sommes pas simplement un ramassis d'alcooliques et d'obsédés, on aime bien avoir des diplômes, pour avoir un salaire, se payer un meilleur pinard et un meilleur morceau de viande !
Aux collègues qui lisent ce message, je lève mon godet à vous où que vous soyez. Ces ordures n'auront pas notre peau. C'est nous qui vendront la leur, et leur prépuce pour le dessert.