Je crois au Réel, à la douceur, aux chansons, et chaque voix sur les vibrations des cordes d'une guitare me le rappelle : Je crois aux braises endormies cent ans qui se réveillent dans la seconde à la magie, des flammes d'un mot spontané, juste, libre et gentil. Je crois aux soirs d'été la nostalgie, au soleil en hiver, et au mois de juillet la pluie. Quand la bise, en un frisson, frôle mes bras, même si j'ai froid, je crois en la forêt, et puis ; Je crois aux balades sous un ciel, sur nos têtes et sur nos vies, bien plus que grand que nous, à la terre, sous nos pas, mère de patience infinie. Et près de mes pieds abîmés, aux rivières. Je crois que les âmes ne se rencontrent pas par hasard, je crois à ceux que j'aime dont la tendre folie n'existe que pour le soupir amusé d'un feint ennui, c'est vrai, je crois à rire. Je crois à l'Intuition, à l’Emotion, au Pardon et au Paradis qui nous suit. Je crois au réconfort dans la sagesse comme aux fulgurances de l'esprit et de la bonté ; au génie. Passé vingt ans ? On s'en fiche bien, viens et crois encore : aux contes de fées, aux sorcières et aux fins heureuses qui aux pragmatiques, donnent envie. Moi, je crois aux rêves d'enfants qui se réalisent le jour levé, après l'ombre géante d'une petite nuit. Ne t'inquiète pas, je t'en prie. Je crois en nous, en eux, en elle, en lui. Je crois en toi, qu'importe le passé, le présent, il n'y a que le futur qui compte, que l'avenir qu'il faille dessiner en cet instant précis. Et croire est si fragile, non je ne crois pas, je sais, aujourd'hui.
Cha (via lejournaldecha)




















