âJe l'ai appelĂ©e broâ, je l'ai appelĂ©e et j'ai jamais eu aussi mal, elle a refait sa vie. Quand j'ai appelĂ©, je suis tombĂ© sur sa petite voix, et elle m'avait manquĂ© sa voix, je me souviens de ces soirs au tĂ©lĂ©phone oĂč je l'a faisait rire alors qu'elle me rĂ©pĂ©tait Ă chaque fois âarrĂȘte de me faire rire je vais faire rĂ©veiller mes parentsâ, mais moi je continuais parce que son rire je peux te jurer que c'Ă©tait le meilleur son qu'on peut trouver sur Terre, et que cette phrase montrait que je la rendais heureuse. Maintenant c'est quelqu'un d'autre qui s'occupe de ça, c'est quelqu'un d'autre qui l'a fait rire aujourd'hui et je donnerai tout pour ĂȘtre ce gars, je donnerai tout pour l'avoir de nouveau Ă mes cĂŽtĂ©s. Quand elle a dĂ©crochĂ©, j'ai entendu une voix derriĂšre, c'Ă©tait la voix d'un homme, elle a trouvĂ© un autre, c'est avec un autre qu'elle partage sa vie. J'ai pu entendre un âc'est qui chĂ©rie?â Et cette phrase m'a anĂ©anti, ça devait ĂȘtre Ă moi de dire ça, ça devait. Mais le pire c'est la suite, sa rĂ©ponse Ă elle, son âC'est rien, j'en ai pas pour longtempsâ j'Ă©tais considĂ©rĂ© comme ârienâ aprĂšs ce qu'on a vĂ©cu, j'Ă©tais rĂ©duit Ă un âj'en ai pas pour longtempsâ comme si j'Ă©tais une gĂȘne, une tĂąche qu'on voudrait se dĂ©barrasser. Elle m'a parlĂ©, et pas qu'un âallĂŽâ comme au dĂ©but, c'Ă©tait bien plus dur, bien plus convaincant, c'Ă©tait de ces mots qu'on ne veut pas entendre de la personne qu'on aime encore. Elle m'a dit âC'est finit, c'est finit et ça depuis longtemps, oui je t'aimais, oui pour toi j'aurais pu tout donner, t'Ă©tais celui qui Ă©clairait mes nuits obscures, qui chassait mes dĂ©mons, le seul que j'avais dans ma tĂȘte, parce que oui il n'y avait que toi, ça aurait pu ĂȘtre le cas encore mais non, t'as foirĂ©, t'es partis voir ailleurs, tu les trouvais sĂ»rement mieux que moi, c'Ă©tait pas dur de me remplacer non? C'Ă©tait pas dur de profiter pendant que moi je m'inquiĂ©tais pour toi, que je pleurais pour toi, de ce que tu me faisais subir? Sinon ça, elles vont bien ces filles avec qui tu t'amusais quand t'Ă©tais avec moi? Elles sont encore lĂ ? Ah oui c'est vrai, ce sont des filles de passage, maintenant tu te retrouves seul et tu te rends compte que je serais restĂ©e, mais c'est trop tard, tu peux pas revenir aprĂšs tout ce temps et faire comme si c'Ă©tait normal, comme si tu n'avais rien fait parce que si tu as fais quelque chose, et j'espĂšre pour toi que tu regrettes, mais au fond j'espĂšre quand-mĂȘme que tu trouves la bonne et que cette fois tu ne gĂąchera pas tout, les filles ne sont pas lĂ que quand t'as besoin, prends conscience de ça. Sur ce je te laisse, et s'il te plaĂźt, ne m'appelles plus, j'ai refais ma vie, j'ai pris du temps mais j'ai rĂ©ussi, et tu devrais faire pareil, je te souhaite bon courage pour la suite et du bonheur car malgrĂ© tout tu le mĂ©rites, byeâ Et elle a raccrochĂ©. Un vide s'est installĂ©, autant dans la piĂšce que dans mon coeur. Jâai merdĂ©, j'ai perdu la fille qui aurait tout fait pour moi, j'ai perdu celle qui passait sur mes bĂȘtises mais qui a finit par partir, je l'ai perdu et ça fait mal, j'ai fais le con, elle mĂ©ritait que je l'a traitĂ© mieux et c'est lui qui va le faire Ă ma place. Il va faire ce que j'aurais dĂ» faire. Il a gagnĂ© et j'ai perdu, je l'ai perdu.â