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Oum Malep - Prologue
J'ai décidé d'écrire un livre. Pourquoi? je ne le sais pas. J'aurai pu choisir d'être l'ingénieur en chef d'une grande firme, d'être un simple employé de bureau, d'être serveur dans un de ces restaurants proches de chez moi, ou d'être un mendiant. J'aurai même pu prendre le suicide en compte. Mais non, j'ai décidé d'écrire un livre, pas d'être écrivain. Juste d'écrire un livre.
*
C'était une journée sans neige de Mars 2015. J'étais confortablement assis dans mon balcon, quelques rayons de soleil me parcourant le visage. Le week-end était entamé depuis un certain temps, mais je ne saurais dire combien exactement. Regardant dans le blanc de mon plafond, je me contentais de profiter du calme du rivage.
Le bruit des vagues allait et venait et, au rythme du vent se courbait la balancelle. Dans un crissement roque, le bois - rendu humide par les dépôts continus de H20 - avait l'air quant à lui, de se plaindre de tout ce manège. C'était mon premier meuble de collection… si je puis dire. Acheté à 1000$ dans un marché opus - 1000$ quand même dans un marché opus ! - je l'aimais parce qu'il me rappelait les balançoires de ma jeunesse. De plus à l'époque, je me disais qu'un prix élevé était obligatoirement synonyme de qualité. Je fus donc très satisfait de cette acquisition, du moins l'étais-je à ce moment là. Il était situé à l'avant d'une terrasse de 7*3 mètres carrés de teck, entouré par des palmiers de tailles moyennes. L'éclairage, œuvre d'un ingénieur dont j'ai oublié le nom, était plutôt réussi. Les nuances des déclinaisons de rouge et de jaune étaient un véritable spectacle à la tombée de la nuit. On aurait dit un Nightclub chic, comme ceux que je fréquentais depuis quelques années déjà. Je le savais parce que plusieurs invitées me l'avait fait remarquer, avant de me faire découvrir d'autres lumières, encore plus intimes.
Je venais fréquemment sur cette terrasse. Comme Hector Barbossa, du haut de la proue de son navire se tient pour décider de la direction à suivre, chiadant l'horizon et les vents. Il sait quel fardeau est le sien, et a en tête le poids de la vie de chacun de ses matelots. Ainsi je me tenais sur ma terrasse, affalé. De toutes les heures que j'avais eu à passer là, celles-ci étaient assurément les plus longues, les plus vides, les plus exceptionnelles. Mes pieds nus fouettaient dans le sable fin, des sillons se formant et se déformant à chaque coup. Mon esprit était dans l'attente de l'idée de génie qui me donnerait accès à une gloire comme jamais un livre n'en avait eu. Mieux que les aventures de cette bande de petits sorciers, mieux que les péripéties d'une apprentie sado-maso de 2011, mieux que les vampires. Et pourquoi pas, au Nobel de littérature ? Je refusais de me donner des limites, quitte à paraître fou devant l'étrange étranger qui me regarde à chaque fois que je passe devant une glace.
Un de mes meilleurs amis, d'une morphologie toute particulière me tenait compagnie. Lui, ne m'avait jamais laissé tomber, mais moi oui, quelques fois. Très silencieux, il savait comment me faire parler. Fort d'un blanc vampirique, il ne m'avait rien apporté de spécialement bon depuis des années qu'on se connaissait; à bien sur part quelques nuits dans des caniveaux, quelques bagarres déraisonnées et autres aventures du genre. Mais que voulez vous, c'était mon ami, et comme on dit on n'abandonne pas ses potes. Je me souviens d'une fois où, ayant passé toute la soirée avec lui et deux camarades d'université, nous finîmes au lit tous les quatre … Je ne vous raconte pas: ce liquide partout comme si nous nous en étions oint, mélangé à de la sueur et à … Beurk vraiment dégueulasse! Fort sur ses 750 ml d'un blanc vampirique, il est reparti sur quelques 30 centimètres, 31 tout au plus. Mon pote, cet Alcool à la noix de coco rimait parfaitement avec l'atmosphère idyllique de ce coin des Bahamas.
Je crois que je devais avoir bu quelques verres, sinon comment être sur une plage à cette période de l'année ? En plein mars ? Qui plus est aux Bahamas ?
Bref j'avais beau regarder mon plafond depuis des heures, il ne me répondait toujours pas. Peut être aurais-je une réponse si je regardais le ciel songeais-je alors ? Si je faisais appel à DIEU ? Il doit bien exister quelque part, ce DIEU qui souffla à Moshé l'idée de graver les fameuses pierres au Mont Sinaï. Même de nos jours, encore il doit bien exister ! Hein ?! Si je priais le ciel, peut être que … Mais le ciel était derrière le plafond, et mes pieds traînaient dans le sable, et j'avais bu trop de verres. Aussi grande que fût mon envie d'une réponse venue d'en haut, elle se heurtait à cette incapacité à me mouvoir. Ironiquement, je gardai les pieds sur terre.
Placide, muet, se contentant d'être blanc, le mur au dessus me regardait dans le blanc des yeux. Vous me prenez peut-être pour un fou. Mais si les murs ont des oreilles, ce truc en haut là, il devrait bien avoir des yeux... Non ?
C'est alors que mon œil fut attiré par une fourmi marchant le long du lambris. Elle avait l'air de faire quelque chose d'important. Vive, l'allure constance et aucun arrêt, on aurait dit un boxeur à l'échauffement. Ce petit truc travaillait pour un but commun, pour la survie de la fourmilière. Même dans mes moments forts, je n'aurai surement pas parié qu'un humain puisse faire pareil. Je méditais encore sur cette petite chose qui s'étirait au dessus de moi, quand tout à coup je remarquai une activité plus importante. La fourmi était l'arbre qui cachait la foret, ou plutôt celui qui la dévoila. Je vis les insectes proches du lampadaire, je vis des éphémères, des libellules un peu partout, des cafards voletant péniblement du coin à l'autre du jardin. J'entendis les sifflements diffus des lucioles, le cris d'un cagou - j'en avais obtenu un par un employé d'un zoo insatisfait de son chèque mensuel. Mes oreilles crurent même ouïr le hululement inquiétant d'un Grand-duc.
Le vent soufflait toujours aussi fort. Pour autant qu'on puisse appeler 7 m/s un vent fort. Par contre, il était déjà minuit, et j'avais passé mon après-midi, puis ma soirée sur une balancelle.
Mon nom est Oum Malep, j'ai 27 ans et je fais des paris sportifs. De gros paris. Je suis riche, enfin je l'étais jusqu'à la publication des résultats de La course hippique de la décennie, qui m'a vu perdre ma fortune, sur le plus gros pari de ma vie. Nous sommes le 17 Juin 2015, j'ai bu et je vous raconte cette histoire.
Religion ?
J'ai eu une discussion des plus intéressantes récemment à ce sujet. Il s'agissait de savoir parmi les religions que connaissons, s’il y en avait une qui se démarquait comme étant celle à adopter. Bien sur vous connaissez la réponse. Vous vous êtes déjà surement lancé dans ce genre de discussion 1 ou 2 fois dans votre vie... - Si ce n'est pas le cas, faites-le cela vous sera utile pour la suite - pour savoir qu'il n'y a pas de bonne réponse. De mon point de vue aucun argument n'est suffisamment fort pour propulser l'une d'entre elles au dessus des autres. Il est difficile, voir déconseillé, d'essayer de faire entendre raison à un chrétien - catholique, protestant... - que la religion islamique est meilleure, à un Judaïsant - différent d’un juif - que le bouddhiste détient la VRAIE vérité, ou encore à un animiste que sa nature n'est en rien divine et vice-versa et etc...
Chacun selon sa croyance, convaincu par des années de pratique et d'endoctrinement s'avancera vers vous tel une radio en vous récitant ce qui lui a été dit et ou expliqué. Si un effort de remise en question n'est pas fait, cette routine se répétera encore et encore, qu'importe le nombre de discussions qu'il pourrait bien avoir. Comment pourrait-on réellement lui en vouloir ? Cet ainsi qu'il a grandi, qu'il a été éduqué dès le plus bas âge. Ses parents le lui on sagement mit dans la tête, patiemment le moule à été fait comme leurs parents avec eux. Mais voila, réflexion faite il me parait clair que faire un choix de ce genre est une décision plus ou moins floue.
Je m'explique : pourquoi chercher à chaque fois une erreur dans les traditions spirituelles de l'autre ? Et fermer les yeux sur leurs qualités ? Parce que disons le nous la religion d'autrui n'est pas en tous points malsaine, pas plus que la notre n'est parfaite. Le but principal de la religion, semble se perdre avec le temps. La religion est censée apporter une certaine quiétude d'esprit à ses pratiquants, elle est censée permettre de rapprocher les hommes de leur DIEU (ou dieux on y reviendra dans un autre texte). Elle est censée apporter un certain bonheur qui se veut universel pour l'individu et pour la société.
Prenons le cas des religions à un seul DIEU, si selon elles il n'existe réellement qu'un seul DIEU c'est donc dire qu'il est forcement le même pour chacune d'entre elles. La différence fondamentale ne devrait donc se faire qu'au niveau de l'interprétation et de la manière de le vénérer. A l’image des titres honorifiques qui différent selon les pays mais qui dans le fond représentent souvent le même pouvoir : Un roi, un Tsar . . . Pourquoi dire que l'Islam par exemple interprète mal cette vision du créateur ? Pourquoi dire que le Christ n'est qu'un imposteur si dans le fond cela permet à chacun dans son domaine, d'avoir une certaine paix intérieure ? Pourquoi essayer d'imposer qui plus est de FORCE, sa religion à une personne qui ne t'a jamais rien demandé ? Pourquoi, pour citer un de mes amis " renier les traditions africaines qui a base de plantes réussissent à soigner telle ou telles chose sous prétexte que c'est "sorcier" " ? (Vous ne l'aviez pas vu venir cela la ?)
Croire en DIEU à la manière chrétienne, Juive, islamiste ou bouddhiste (et je ne parle pas ici des différentes déclinaisons de chacune d'elle qu'on pourrait rencontrer), cela devrait il avoir une si grande différence ? Selon moi non ! D’abord parce que le but ultime reste de faire le bien, et ensuite parce que nous ne sommes rien pour juger, nous ne sommes pas prophètes pour reconnaitre une parole supposée non-divine. Nous ne sommes ni Mahomet, ni Jésus, ni Moise pour nous permettre de dire que cette pratique n’est pas la bonne. Et je crois d’ailleurs qu’aucun d’entre eux n’a craché sur toutes les autres. Attention, je ne suis pas entrain de dire que toutes les religions existantes sont bonnes, le mal existe et donc il y en a forcement parmi elles, certaines qui sont dans le faux. Ce que je dis c’est que le monde dans lequel nous vivons actuellement, a tellement de repères biaiser que ne nous ne sommes pratiquement sûrs de rien. A l’époque d’Élie par exemple, il a pu rétablir l’ordre par un conflit direct avec le dieu de l’époque qui ne laissait place à aucun doute ! Je ne crois pas qu’une telle chose soit possible aujourd’hui… Et encore cette stratégie n’est pas forcement la meilleure. Pourquoi ? Parce que c’est exactement de cette manière que ce dernier c’était mis en place. En trompant les populations locales qui ne savaient – faute de foi peut-être – plus en qui croire et se sont donc tournés vers lui.
Cela m’amène sur mon dernier grand point : La spiritualité est d'abord quelque chose de personnel. Avant de se lever chaque jour en se disant je dois faire ce que mon église me dicte de faire, on devrait se dire je veux agir pour le bien aujourd’hui et mon église m’i aidera - et c’est mon point de vue après chacun sa vision - Convaincu de cela, et en l’utilisant comme un moyen de transport et non pas comme la destination on se rend compte que l'église à un rôle de guide, de fil conducteur. Et ce fil conducteur comme nos câbles électriques peut être de différent type (waw la comparaison !), types ici représentés pour moi par les religions.
Parce que chaque religion s'est vue créée si vous me permettez l'expression, dans des circonstances particulières, chaque religion est donc propre à ces circonstances: elle leur est circonscrite. Comment voulez vous qu'un câble téléphonique marche sur un port USB ? Pensez y un peu et cela vous semblera peut être plus clair. La religion est inhérente au mode de vie des populations, essayer de l'imposer revient à vouloir changer les mœurs d'une société qui à pris des générations à se mettre en place. Et ca, je ne crois que ce soit légitime.
Le problème est beaucoup trop complexe pour y répondre en quelques lignes, ceci n’était qu’une remise en question.
If love is blind I'll die you eyes that you love me more
My head: Where amazing happens
Always think after blundered... this is not to think
I don't care about you... The only one i can hate is me... But i'm too good for that
When you feel like giving up, remember why you kept holding on in the first place.