Fin de partie
AprĂšs deux ans dâactivitĂ© le carnet buissonnier des chercheurs de la fondation Braillard met un terme Ă son activitĂ© en cette fin janvier 2015. Le blog sera nĂ©anmoins archivĂ©.
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Fin de partie
AprĂšs deux ans dâactivitĂ© le carnet buissonnier des chercheurs de la fondation Braillard met un terme Ă son activitĂ© en cette fin janvier 2015. Le blog sera nĂ©anmoins archivĂ©.
Malaise dans la profession. Les urbanistes suisses face aux transformations de leur métier
Parution de Matthey, L. 2015. « Malaise dans la profession. Les urbanistes suisses face aux transformations de leur métier ». Métropolitiques.eu, janvier [en ligne].
La dĂ©finition du pĂ©rimĂštre des mĂ©tiers de lâurbanisme fait depuis longtemps lâobjet de controverses, actualisĂ©es ces derniĂšres annĂ©es par lâĂ©mergence de nouveaux paradigmes Ă lâintĂ©rieur du champ. Laurent Matthey analyse, Ă partir de lâexemple genevois, comment les transformations rĂ©centes des conditions de lâexercice produisent des conflits autour des savoirs, des compĂ©tences et des identitĂ©s professionnelles des urbanistes [lire la suite].
Petits arrangements spatiaux. Ce que lâobservation dâun collectif au travail fait aux modĂšles
par Laurent Matthey
Un collectif au travail
Dans un Ă©trange dĂ©doublement, je mâobserve en train dâagir. Nous sommes rassemblĂ©s autour dâun plan sur lequel nous plantons de petits drapeaux, qui figurent les potentiels acquĂ©reurs des parcelles mises au concours dans le cadre dâune procĂ©dure dâattribution de terrains en droit de superficie. Nous permutons des drapeaux, faisons circuler des lots de logements, sur un plan localisĂ© de quartier prĂ©alablement dessinĂ© par un important bureau dâarchitectes-urbanistes genevois. Nous cherchons Ă faire correspondre de maniĂšre optimale les possibilitĂ©s du site telles que les a arrĂȘtĂ©es le plan dâurbanisme avec les vĆux des acquĂ©reurs potentiels. Nous considĂ©rons lâexpĂ©rience quâils ont dâopĂ©rations similaires. Nous nous intĂ©ressons Ă ce quâils projettent, tant du point de vue architectural que du point de vue social, pour la parcelle convoitĂ©e. SimultanĂ©ment, nous cherchons Ă composer une urbanitĂ© qui rĂ©siste Ă lâĂ©preuve des plans financiers, puisque le projet Ă©noncĂ© doit passer lâĂ©preuve de ces faits-lĂ .
Selon lâorganigramme de la procĂ©dure, nous sommes un « groupe technique ». Nous avons pour mission dâĂ©laborer des scĂ©narios dâoctrois des droits de superficie en question, qui seront ensuite transmis au pouvoir politique. Ce nous est composĂ© de deux chefs de service, de deux architectes libĂ©raux, dâune urbaniste-sociologue libĂ©rale, dâune spĂ©cialiste de lâĂ©conomie immobiliĂšre, du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la commune concernĂ©e, du chef de projet, dâun architecte-paysagiste qui, a titre dâassistant Ă la maĂźtrise dâouvrage assure le secrĂ©tariat du groupe technique, dâun gĂ©ographe et puis moi. En ma qualitĂ© de directeur dâune fondation genevoise, on mâa en effet demandĂ© de prĂ©sider le groupe en question. Et, en ma qualitĂ© de gĂ©ographe, jây vois Ă prĂ©sent une excellente occasion dâobserver un segment de la chaine de la production de la ville.
Un modĂšle urbain est-il en train de conduire notre action ? Sommes-nous plutĂŽt en train de produire un cadre dâaction, en articulant diverses rĂ©fĂ©rences qui, prises isolĂ©ment, ne font toutefois pas un rĂ©fĂ©rentiel ? Peut-on encore parler de modĂšles en urbanisme alors que le domaine des bonnes pratiques est, de longue date, entrĂ© en extension ?
Le modĂšle absent
La configuration dans laquelle nous nous trouvons, la pratique qui est la nĂŽtre est trĂšs Ă©loignĂ©e de la reproduction de solutions Ă©prouvĂ©es en dâautres lieux et temps. Nous sommes un segment de cette chaĂźne dâassemblage dite de production urbaine. Permutant nos drapeaux sur notre plan, nous tĂąchons de prendre la mesure site tel quâil a Ă©tĂ© prĂ©alablement saisi et traduit par le plan localisĂ© de quartier. Ce qui cohĂšre notre pratique semble plus incertain, plus mouvant quâun modĂšle qui se diffuserait au grĂ© de dispositifs propres Ă en assurer la consolidation. Ce qui fait la consistance tant de notre collectif que de lâexpertise que nous sommes en train de formuler, relĂšve de la plasticitĂ© et de la circulation. Nous participons Ă un processus au long cours, qui sâapproche dâune « rĂ©vĂ©lation programmatique » (Fromonot, 2011) : agissant aprĂšs dâautres, mais avant dâautres encore â dans une sĂ©quence dont chacun des moments fait rĂ©sonner de maniĂšre singuliĂšre, et Ă chaque fois renouvelĂ©e, le lieu de lâintervention â nous participons partiellement Ă lâĂ©mergence du pĂ©rimĂštre urbanisĂ© et de ses qualitĂ©s futures. Mais ce mouvement sâinscrit dans un champ plus vaste qui est celui de lâensemble des rĂ©fĂ©rences que nous saisissons, selon des modalitĂ©s diverses (une Ă©tude lue rĂ©cemment, des expĂ©riences urbanistiques ressemblantes, la lecture dâun article dans une revue professionnelle, une conversation, lâexpĂ©rience des plans financiers, la rencontre Ă venir dâun des nĂŽtres avec un expert de lâimmobilier commercial qui doit estimer les potentiels de ce nouveau bout de ville, et cĂŠtera), pour Ă©tayer notre diagnostic. En somme, collectif hybride, nous assemblons nous-mĂȘmes des Ă©lĂ©ments hĂ©tĂ©rogĂšnes (catĂ©gories de logements prĂ©vus, type de public visĂ©, type dâactivitĂ©s programmĂ©es, capacitĂ©s financiĂšres, souci de la qualitĂ© architecturale, prĂ©occupations environnementales des postulantsâŠ).
La fabrique des assemblages
Ainsi, ce qui me frappe, alors que je nous observe en train de travailler, câest  lâirrĂ©ductible empirisme (pour dĂ©tourner une expression de Olivier Schwarz, 1993) qui est le nĂŽtre. Nous cherchons Ă faire au mieux avec un ensemble de contraintes hĂ©ritĂ©. Travaillant Ă notre tour Ă poser de nouvelles contraintes aux intervenants qui auront la charge de rĂ©aliser les programmes architecturaux. Articulant des expĂ©riences dont chacun dâentre nous a eu connaissance (telle opĂ©ration en cours Ă GenĂšve), acclimatant au contexte local (« ici » nâest pas « lĂ -bas ») des rĂ©fĂ©rences internationales (tel dispositif technique de gestion des appels dâoffres), entrelaçant des codes architecturaux (telle innovation typologique propre Ă accueillir de nouveaux modes de vie), nous avons en tĂȘte une grille de lecture multicritĂšre ouverte qui ne contraint pas ce quâil est convenu dâappeler la rĂ©ponse spatiale, ce dâautant que le nouvel Ă©vangile rĂ©gional en matiĂšre dâamĂ©nagement consiste en une injonction sourde à « laisser les potentialitĂ©s ouvertes » (Matthey, 2014), autrement dit ne pas figer les possibilitĂ©s de transformation du projet en cours de processus.
Dâailleurs, missionnĂ©s pour Ă©laborer des scĂ©narios de distribution de lots fonciers, qui sont eux-mĂȘmes des espaces de projet (les postulants ont dĂ» expliciter leurs intentions architecturales, sociales, environnementales), nous agençons nous-mĂȘmes une urbanitĂ© qui mitige celle attendue par les auteurs du plan localisĂ© de quartier. Il me semble ainsi, alors que je nous observe, que la notion de modĂšle(s) nâaurait pas grand sens pour penser ce qui guide la production de ce nouveau quartier. Nous balançons, entre ces deux postures canoniques que sont le « modĂšle » et la « rĂšgle » (Choay, 1980). GuidĂ©s par une intention (celle de participer Ă la fabrique dâun quartier durable exemplaire), inspirĂ©s par des expĂ©riences pilotes de notoriĂ©tĂ©, des bonnes pratiques largement publicisĂ©es, nous sommes sensibles au lieu de lâintervention. Ce qui se consolide progressivement relĂšve du bricolage au sens le plus Ă©troit du terme de Claude LĂ©vi-Strauss (1962) : dĂ©veloppant une poĂ©tique du concret, nous produisons, Ă partir dâun rĂ©pertoire hĂ©tĂ©roclite (de mots, de choses, dâexpĂ©riences, de rĂ©fĂ©rencesâŠ), des assemblages nouveaux nĂ©s au grĂ© des opportunitĂ©s. Cet empirisme opportuniste, cette habilitĂ© Ă construire un rĂ©fĂ©rentiel Ă partir de rĂ©fĂ©rences multiples conduit Ă prendre au sĂ©rieux les capacitĂ©s dâinvention des diffĂ©rents acteurs Ă lâorigine dâune forme urbaine, leur crĂ©ativitĂ© ordinaire en somme. Une crĂ©ativitĂ© qui se dĂ©ploie dans le cadre dâune grammaire, qui nâest pas assimilable Ă ce que lâon entend communĂ©ment par modĂšle, Ă savoir un rĂ©fĂ©rentiel stabilisĂ© reproductible.
Lâarrangement des choses
Si lâon assiste Ă une multiplication de labels, si lâon observe une propension croissante Ă la normalisation de la fabrique des formes de la ville, sâil existe une volontĂ© de canaliser la production urbaine au moyen de processus issus des dĂ©marches qualitĂ©, si lâon aspire Ă la dĂ©finition de standards, il paraĂźt aventureux dâĂ©voquer un retour des modĂšles urbains, Ă moins de juger des produits a posteriori et non pas alors quâils sont en train dâĂȘtre produits. Tout au plus peut-on parler de formes gĂ©nĂ©riques hybridĂ©es localement ; de compositions de formes urbaines Ă©laborĂ©es Ă partir dâun vocabulaire hĂ©tĂ©roclite, dans un goĂ»t certain pour les syntagmes ouverts, câest-Ă -dire les formulations issues dâune appropriation individuĂ©e dâune langue. De lĂ , la nĂ©cessitĂ© de sâengager, pour les gĂ©ographes qui sâattachent Ă une analyse critique des savoirs et pratiques de la fabrique urbaine, dans des ethnographies de projets. Façon renouvelĂ©e de thĂ©matiser le projet au long cours de la discipline : comprendre les processus Ă lâorigine des formes du monde, questionner « lâordonnancement des choses » (Raffestin, 2007) à la surface de la terre (Raffestin, 1986, p. 180).
 Bibliographie
Lévi-Strauss Claude, 1962. La Pensée sauvage. Paris, Plon.
Fromonot Françoise, 2011. « ManiĂšre de classer lâurbanisme ». Criticat 8 : 41-61.
Choay Françoise, 1980. La rÚgle et le modÚle. Sur la théorie de l'architecture et de l'urbanisme, Seuil, Paris.
Gaillard David, Matthey Laurent, 2011. « La norme et le label. Production de la norme et logiques dâhybridation dans la fabrique de la ville durable: le cas des Ă©coquartiers ». Lieux communs : les cahiers du LAUA, 14 : 113-129.
Matthey Laurent, 2014. « Lâurbanisme qui vient », Cybergeo â European Journal of Geography : http://cybergeo.revues.org/26562 ; DOI : 10.4000/cybergeo.26562
Matthey Laurent, 2013. « Les faiseurs de paysage. Ethnographie dâun projet urbain ». LâInformation gĂ©ographique 77(1) : 6-24.
Raffestin Claude, 2007. « La ville dans tous ses Ă©tats ». In Da Cunha Antonio, Matthey Laurent, 2007. La ville et lâurbain : des savoirs Ă©mergents. Lausanne, Presses polytechniques et universitaires romande : 155-174.
Raffestin Claude, 1986. « EcogenÚse territoriale et territorialité ». In Auriac François, Brunet Roger, Espaces, jeux et enjeux. Nouvelle encyclopédie des sciences et des techniques, Paris, Fayard : 173-183.
Schwartz Olivier, 1993. « Lâempirisme irrĂ©ductible », postface Ă Anderson Nels, Le Hobo, Paris, Nathan, pp. 265-308.
Building up stories. Sur lâaction urbanistique Ă lâheure de la sociĂ©tĂ© du spectacle intĂ©grĂ©
Vernissage de l'ouvrage Building up stories. Sur lâaction urbanistique Ă lâheure de la sociĂ©tĂ© du spectacle intĂ©grĂ© (GenĂšve, A-type Ă©ditions). Vendredi 19 dĂ©cembre 2014, 16 h 45 Ă la Fondation Braillard Architectes.
Lâurbanisme qui vient. Usage des valeurs et du storytelling dans la conduite contemporaine des projets urbains (un exemple suisse)
Parution de Matthey, L. 2014. « Lâurbanisme qui vient. Usage des valeurs et du storytelling dans la conduite contemporaine des projets urbains (un exemple suisse) ». CybergĂ©o â Revue europĂ©enne de gĂ©ographie. DOI : 10.4000/cybergeo.26562
Depuis moins dâune dizaine dâannĂ©es, le double registre des valeurs et du rĂ©cit de communication prend une importance croissante dans la conduite des projets urbains. Câest cette transformation de la production urbanistique, co-occurrente dâune transformation de la condition dâurbaniste, que discute cet article. Pour ce faire, il revient sur lâavĂšnement dâun urbanisme de coordination consĂ©cutif Ă la gĂ©nĂ©ralisation de lâidĂ©ologie du projet urbain. Dans un deuxiĂšme temps, lâhypothĂšse dâune dĂ©matĂ©rialisation de lâurbanisme corrĂ©latif Ă lâĂ©mergence dâun paradigme du mouvant est discutĂ©e. Enfin, lâĂ©mergence des valeurs et du rĂ©cit dans la conduite de projet urbain, simultanĂ©ment Ă un affaissement de la rĂšgle et de la regula, est envisagĂ©e du point de vue de la reconfiguration du champ de la pratique professionnelle quâil occasionne. Mobilisant librement le matĂ©riau dâune recherche rĂ©cente consacrĂ©e aux mĂ©tiers du territoire, il montre que les transformations en cours ne sâeffectuent pas sans accroc, contrairement Ă ce quâen disent les apologistes du nouvel urbanisme. [lire la suite]
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Lâurbanisme, rĂ©alitĂ©s et utopies
Conférence de Françoise Fromonot
Mercredi 10 décembre 2014, 12 h 15, à la Fondation Braillard Architectes
A lâheure oĂč pointent des interrogations sur lâĂ©volution du âprojet urbainâ, il semble utile dâĂ©largir le dĂ©bat en le replaçant dans la situation plus gĂ©nĂ©rale de lâurbanisme dâaujourdâhui. Cette confĂ©rence se propose dâen clarifier les tendances, dâĂ©lucider leurs visĂ©es et dâĂ©valuer leur sens. Quelles rĂ©fĂ©rences, quelles logiques, quels modes dâarticulation entre architecture et ville informent ces polaritĂ©s projectuelles et thĂ©oriques ? Quels sont leurs atouts, leur portĂ©e mais aussi leurs limites ? Et si dâautres voies commençaient Ă se dessiner ?
ConfĂ©renciĂšre Françoise Fromonot, architecte de formation, est professeur Ă lâENSA Paris-Belleville. Auteur de nombreux articles et de plusieurs ouvrages sur lâarchitecture et lâurbanisme contemporains (Glenn Murcutt, 1995/2003; JĂžrn Utzon et lâopĂ©ra de Sydney, 1998, La campagne des Halles, 2005âŠ), elle est aujourdâhui co-rĂ©dactrice de la revue indĂ©pendante criticat, dont elle a Ă©tĂ© lâune des co-fondatrices en 2008.
Zone indécise
Conférence-vernissage de l'ouvrage de  Filippo Zanghi : Zone indécise. Périphéries urbaines et voyage de proximité dans la littérature contemporaine.
Mercredi 3 dĂ©cembre 2014, 12 h 15 â 13 h 45 Ă la FBA
LâidĂ©al participatif Ă©branlĂ© par lâaccueil de lâĂ©tranger. LâhospitalitĂ© et lâappartenance en tension dans une communautĂ© militante
Conférence de Joan Stavo-Debauge
Jeudi 20 novembre 2014, 12 h 15, UniversitĂ© de GenĂšve (bĂątiment UniMail), salle 6220Â
Conférencier
Chercheur affiliĂ© au CEMS (EHESS, Paris), au CriDis (Louvain-la-Neuve) et au LabSo (Unil), Joan Stavo-Debauge travaille Ă articuler une sociologie gĂ©nĂ©rale des tensions de lâhospitalitĂ© et de lâappartenance, Ă diffĂ©rentes Ă©chelles de communautĂ©s, avec une attention rĂ©cente Ă la question de la place des convictions religieuses dans la vie publique. Il a publiĂ© rĂ©cemment Le loup dans la bergerie. Le fondamentalisme chrĂ©tien Ă lâassaut de lâespace public (Labor et Fides, 2012). Il a assurĂ©, avec Philippe Gonzalez et Roberto Frega, la coordination dâun volume de la collection « Raisons pratiques » (EHESS) sur le post-sĂ©culier (2015). Un ouvrage issu de sa thĂšse sur lâhospitalitĂ© et lâappartenance est en voie de publication, dans la collection « Ătudes sociologiques » chez Economica.Â
Les actions additionnées
Conférence de Christian Dupraz
Mercredi 26 novembre 2014, 12 h 15, Fondation Braillard Architectes
Au travers dâune prĂ©sentation de divers projets, le confĂ©rencier explique sa dĂ©marche des âactions additionnĂ©esâ et son engagement pour une architecture ordinaire, mais exigeante, puisant dans lâensemble des champs du vĂ©cu. Une architecture qui privilĂ©gie le dialogue avec les divers usagers, entreprend des expĂ©rimentations sur les questions de mĂ©moire, de forme et de distanciation. Une architecture, en somme, qui par le projet â et dans des contextes contraignants â se pose comme un dispositif de lâexpĂ©rience. La constance des prĂ©occupations thĂ©oriques et constructives de cet architecte lâamĂšne ainsi Ă souligner le caractĂšre profondĂ©ment original de chaque rĂ©alisation.
Conférencier
Christian Dupraz dirige lâagence ChristianDupraz Architectes Ă GenĂšve. Il est aussi professeur Ă la Haute Ă©cole dâart et de design de GenĂšve (HEAD). ParallĂšlement Ă ses activitĂ©s dâarchitecte indĂ©pendant et dâenseignant, il poursuit un engagement culturel, Ă©crit dans diverses revues, conçoit et Ă©dite du mobilier dans le cadre de 36furnituresystem.ch. Il est actif dans de nombreuses associations professionnelles.
GenĂšve, projet pour une mĂ©tropole transfrontaliĂšreConfĂ©rence de GenĂšve, 500 mĂštres de ville en plus dans le cadre de la session dâautomne 2014 du cours public de la FBA. Mercredi 8 octobre 2014, 12 h 15 â 13 h 45 Ă la FBA.
LâidĂ©al participatif Ă©branlĂ© par lâaccueil de lâĂ©tranger. LâhospitalitĂ© et lâappartenance en tension dans une communautĂ© militante
Conférence de Joan Stavo-Debauge
Jeudi 20 novembre 2014, 12 h 15, UniversitĂ© de GenĂšve (bĂątiment UniMail), salle 6220Â
Conférencier
Chercheur affiliĂ© au CEMS (EHESS, Paris), au CriDis (Louvain-la-Neuve) et au LabSo (Unil), Joan Stavo-Debauge travaille Ă articuler une sociologie gĂ©nĂ©rale des tensions de lâhospitalitĂ© et de lâappartenance, Ă diffĂ©rentes Ă©chelles de communautĂ©s, avec une attention rĂ©cente Ă la question de la place des convictions religieuses dans la vie publique. Il a publiĂ© rĂ©cemment Le loup dans la bergerie. Le fondamentalisme chrĂ©tien Ă lâassaut de lâespace public (Labor et Fides, 2012). Il a assurĂ©, avec Philippe Gonzalez et Roberto Frega, la coordination dâun volume de la collection « Raisons pratiques » (EHESS) sur le post-sĂ©culier (2015). Un ouvrage issu de sa thĂšse sur lâhospitalitĂ© et lâappartenance est en voie de publication, dans la collection « Ătudes sociologiques » chez Economica.Â
Les actions additionnées
Conférence de Christian Dupraz
Mercredi 26 novembre 2014, 12 h 15, Fondation Braillard Architectes
Au travers dâune prĂ©sentation de divers projets, le confĂ©rencier explique sa dĂ©marche des âactions additionnĂ©esâ et son engagement pour une architecture ordinaire, mais exigeante, puisant dans lâensemble des champs du vĂ©cu. Une architecture qui privilĂ©gie le dialogue avec les divers usagers, entreprend des expĂ©rimentations sur les questions de mĂ©moire, de forme et de distanciation. Une architecture, en somme, qui par le projet â et dans des contextes contraignants â se pose comme un dispositif de lâexpĂ©rience. La constance des prĂ©occupations thĂ©oriques et constructives de cet architecte lâamĂšne ainsi Ă souligner le caractĂšre profondĂ©ment original de chaque rĂ©alisation.
Conférencier
Christian Dupraz dirige lâagence ChristianDupraz Architectes Ă GenĂšve. Il est aussi professeur Ă la Haute Ă©cole dâart et de design de GenĂšve (HEAD). ParallĂšlement Ă ses activitĂ©s dâarchitecte indĂ©pendant et dâenseignant, il poursuit un engagement culturel, Ă©crit dans diverses revues, conçoit et Ă©dite du mobilier dans le cadre de 36furnituresystem.ch. Il est actif dans de nombreuses associations professionnelles.
Dans son livre âGraffiti GĂ©nĂ©ralâ, Karim Boukercha raconte l'histoire du tag Ă travers les lieux abandonnĂ©s. Du terrain vague de...
Nuits urbaines et collectifs. Régulation et résistance dans la fabrique des nuits genevoises
Conférence de Raphaël Pieroni
Jeudi 13 novembre 2014, , 12 h 15, Université de GenÚve (bùtiment UniMail), salle M6220
Conférencier
Chercheur au dĂ©partement de gĂ©ographie et environnement de lâUniversitĂ© de GenĂšve et boursier Doc.Mobility rattachĂ© au groupe de recherche Tourism, Space & Culture du dĂ©partement de gĂ©ographie de lâUniversitĂ© de Lisbonne, RaphaĂ«l Pieroni sâintĂ©resse Ă la nuit et plus particuliĂšrement Ă sa mise en scĂšne et son institution (conflictuelles ou touristiques) pour interroger le rapport des Hommes Ă lâurbain et aux transformations sociĂ©tales. RaphaĂ«l Pieroni a Ă©galement travaillĂ© dans diffĂ©rents bureaux dâamĂ©nagement, organisations internationales et administrations publiques en lien avec la planification et la gestion des ressources collectives. Enfin, il est co-fondateur du collectif Across Photography qui rĂ©unit anthropologue, gĂ©ographe, historien et photographe pour penser les forces et les usages des images (www.acrossphotography.ch).
La restauration de lâordinaire urbain
Conférence de Cyrus Mechkat
Mercredi 29 octobre 2014, 12 h 15 â 13 h 45 Ă la Fondation Braillard Architectes
Résumé
Le domicile, le quartier, la ville actuels relÚvent largement du modÚle des « 30 Glorieuses », conçu en zoning et tributaire de la pendularité logement-emploi. Ce modÚle spatio-temporel entrave la plasticité des mutations socio-démographiques et économiques en cours. Comment restaurer un ordinaire urbain adapté à ces mutations ?
Conférencier
Cyrus Mechkat dĂ©veloppe, avec Bill Bouldin, des projets en lien avec la fragilisation des usages et des usagers de la ville, aux trois Ă©chelles du domicile, du quartier et de la ville. Son activitĂ© dâarchitecte et dâurbaniste se dĂ©ploie Ă©galement dans le champ humanitaire (situation dâurgence, post-catastrophe). Il a enseignĂ© Ă lâĂcole dâarchitecture de lâUniversitĂ© de GenĂšve et Ă lâInstitut des Ă©tudes du dĂ©veloppement. Il est actif dans diverses associations: FAAG, 500MV+, RĂ©alise.
âLes natures de la villeâ. Colloque conclusif du programme FNS NAVILLE. 28 novembre 2014. Théùtre de lâUsine, dĂšs 8 h 30. EntrĂ©e est libre mais inscription obligatoire (avant le 21 novembre), par e-mail auprĂšs de : [email protected] Plus amples dâinformations: https://www.unige.ch/naville-colloque/fr/