#NowPlaying the only issue with smoking while ironing early in the morning is the dancing habit
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Sade Olutola

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Aqua Utopia|海の底で記憶を紡ぐ

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@chemincritique
#NowPlaying the only issue with smoking while ironing early in the morning is the dancing habit
Richard III par Thomas Jolly
Sous-Macaigne, le bruit.
Thomas Jolly jaillit comme un oiseau lugubre et inquiétant. Son Richard nous prend à partie dès la première scène et ne nous lâche plus. Des néons, de beaux clairs-obscurs, un escalier qui flotte, et la cour qui se toise sur des échafaudages... la sauce prend. Puis Richard accède au trône, il doit maintenant assoir sa légitimité. Nous avons lu le livret pendant l’entr’acte. Et tout nous semble ampoulé. Le spectacle pop devient kitsch et l’ennui nous gagne. Alors quand le roi débarque sur son cheval en polystyrène, je me réveille pour rendre les armes à cet assaut du ridicule.
Gerry de Gus Van Sant
Trilogie de la mort. Amitié. Perte du chemin.
Saurons-nous donner un corps à l’immensité blanche. Sans jamais qu’il fût question de manger, de trouver. Saurions-nous encore nous perdre et ne pas cesser d’espérer.
Chanson de saison
Le Carillon, vivement qu'on y retourne!
Nous avions pris nos habitudes au Carillon quand nous habitions rue Marie et Louise. Mon fils y a bu ses premières grenadines assis sur le comptoir tandis que je discutais avec Hassan le patron des nuits de sa fille qui avait le même âge. Café crème le matin. Boulot en solo quand j'étais poète, et rendez-vous occasionnels avec les zozos du même acabit. Apéro bière et mojito avec les copains avant de filer à la Madonnina. De jolies filles et de beaux gars. J'y ai même sans doute fait l'amour en rêve. Croisé souvent la folle du quartier, prophète inquiétante et drôle. Comme on s'attache à un lieu, à sa faune, à ses couleurs, à ses matières. Surtout quand, comme là, l'histoire transpire du carrelage décati comme du zinc du comptoir. Maintenant c'est sûr, nous ne pourrons pas nous contenter de boire des coups. Il va aussi falloir en donner, et surtout s'engager pour construire un monde qui nous ressemble. Un peu foutraque, un peu branque. Ouvert, joyeux, intense, avide de découvertes, et respectueux de l'Histoire. Un monde où Paris et Beyrouth partagent bien plus que les morts du 13 Novembre. Ah Alep! ma chambre moisie, mon haleine verte. Vivement qu'on y retourne!
I’m not there de Tood Haynes
Portrait d’une légende
Cate Blanchett merveilleuse en Bob Dylan noir et blanc.
Orfeu Negro de Michel Camus
Tragédie classique à la favela
Dans un Rio de Janeiro de carte postale, vintage et authentique, le bel Orphée rencontre Eurydice. Ils tombent amoureux dans un coucher de soleil mielleux et chaste. Mais Eurydice est poursuivie par une ombre, Orphée par ses femmes, et la folie du carnaval finira par tout emporter: Orphée tue Eurydice par accident, échoue à la ramener des enfers (une cérémonie candomblé avec force tabac), et se laisse tomber dans le précipice du morro où ils vivent.
Le film est baigné par la grâce des années 1950, par l’ambiance débridée d’un carnaval où l’on se déguise et où l’on danse encore pour de bon. Le mythe transpire de cette transposition tropicale.
Valérie Jouve au Jeu de Paume
Symphonie photographique
Pour Valérie Jouve, l’oeuvre apparait au moment de l’accrochage, quand les photos commencer à dialoguer entre elle. Ici le cri se répercute d’un cadre à l’autre en un écho silencieux. Là, les cicatrices de la pierre sont sulignés d’une superposition d’image. Plus loin encore, les écrans s’allument et s’éteignent, parcourant une paroi grise que l’on admire dans un canapé et dans la lumière, débarassé de l’austérité du cube blanc comme de celle du cube noir.
C’est intelligent et féminin. Humble, besogneux, sensible, totalement dénué de grandiloquence, mais pas d’affirmation. Il y a quelque chose de très aimable dans cette assemblage hétéroclite et sincère, qui raconte bien l’histoire des corps en fusionnant subtilement le documentaire avec l’art contemporain.
Pasolini d’Abel Ferrara
Sublime portrait de l’engagement
Dernier jour sur terre pour le cinéaste italien. Café, journal, mamma, tribulations d’un livre et de son fils au paradis (moyennement convaincante en hallucinations bouffones dans le film...), interview qui devient dialogue de sourd avec un journaliste - cœur du film. Puis la chute. Virée nocturne avec un adolescent. Passage à tabac sur une plade d’Ostie.
Willem Defoe souligne de son visage aux traits acérés la pertinence de celui qui souligne que la profession qu’il déclare sur son passeport est celle d’écrivain: tout art est politique, toute action est politique, et même paré des atours de la plus grande poésie, elle ne peut en être exempte.
C’était pas mal cette expo. Il y avait un léger doute instillé par l’insistance avec laquelle les médias disent le propos de l’artiste ne se limite pas à celui d’une réfugiée palestinienne c’est une vraie artiste. Il vaut mieux pour s’étaler de la sorte au Centre Pompidou.
Bon je n’aime pas trop les racleuses géantes, les planisphères. Mais il y avait un espèce de générateur de jardin japonais, une vidéo intestine, une lampe qui bouge au milieu d’une cage, et pour finir un tapis de lumière.
Derniers jours à Tanger de Tahar Ben Jelloun
Lourd et mal écrit, même pas fini
Quel plaisir de jeter un mauvais livre par la fenêtre. Celui-ci indigeste de bout en bout, narre les derniers jours d’un vieil homme à Tanger, et se pique de faire le portrait en creux de la ville.
Loupé.
En finir avec Eddy Bellegueule
Roman d’été, idéal pour croisière en bateau, partage avec vos amis.
Honnête, social, bien écrit, vite lu. Je me souviens de la scène du passage à l’acte, véritable basculement dans l’homosexualité pour le jeune pré-adolescent, dans une grange, avec les cousins, les copains. Le faire pour rire. Le faire comme une blague. Le faire pour de vrai quoi.
Les musiques (bo) du film Pasolini (Abel Ferrara) en écoute gratuite : Bach Wir setzen uns mit Tränen nieder Passione secondo Matte...
#NowPlaying la musique qui va avec
#Nowplaying une chanson clandestine
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