“« Il faut représenter la vie non pas telle qu’elle est, mais telle qu’on la voit en rêve. »”
— Anton Tchekhov, La Mouette (Чайка) (Acte I)
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“« Il faut représenter la vie non pas telle qu’elle est, mais telle qu’on la voit en rêve. »”
— Anton Tchekhov, La Mouette (Чайка) (Acte I)
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Lubricité? Et pourquoi pas? Je ne vois pas en quoi je nuis davantage à une femme en lui faisant l'amour qu'en dansant avec elle… ou même en lui parlant de la pluie et du beau temps. C'est un échange de sensations au lieu d'un échange d'idées. Alors, pourquoi pas? - L'Amant de Lady Chatterley - D.H. Lawrence
“[Le roman] peut canaliser le flot de notre sympathie. C’est la manière dont notre sympathie se répand, ou se retire, qui, réellement, détermine nos vies. Et de là l’immense importance du roman, s’il est bien employé. Il peut canaliser notre sympathie vers de nouveaux endroits et le retirer des choses devenues caduques. Ainsi le roman, bien employé, peut révéler les endroits les plus secrets de la vie.”
— D.H. Lawrence, L'Amant de Lady Chatterley (1928)
Anton Chekhov photographed by his brother Alexander
“Don’t tell me the moon is shining; show me the glint of light on broken glass.”
Elle ne pouvait pas bien, pas tout à fait, aimer sans espoir. Et lui, toujours sans espoir, ne pouvait jamais aimer tout à fait.
D.H. Lawrence, L'Amant de Lady Chatterley (Lady Chatterley's Lover)
Mais lui, le garde, avait compris qu'il n'y avait rien à faire, que l'on ne peut pas se débarrasser de sa solitude, et qu'il faut vivre avec elle. Par instants, mais par instants seulement, le vide est comblé. Mais, ces instants-là, on doit les laisser venir. On doit consentir à sa solitude, y consentir toute sa vie. Et, quand ils se présentent, accepter les instants de plénitude. Mais on doit les laisser venir, on ne peut pas les commander.
D'un seul coup, le désir sanglant qui l'avait attiré vers Connie se brisa. Il l'avait brisé, car cela devait être ainsi. Pour se rejoindre, chacun doit faire le même bout de chemin, et si elle ne venait pas vers lui, lui ne la poursuivrait pas. Il ne le fallait pas. Il n'y avait plus qu'à s'en aller et attendre qu'elle le rejoigne.
Il repartit lentement, la tête lourde, résigné à son isolement. Il le savait, c'était mieux ainsi. Il fallait que ce soit elle qui vienne; inutile de la poursuivre. Inutile!
L'Amant de Lady Chatterley - D.H. Lawrence
"Une fois dans sa chambre, elle flottait encore dans le vague et la confusion. Elle ne savait que penser. Quel genre d'homme était-il vraiment ? Est-ce qu'elle lui plaisait vraiment ? Pas beaucoup, à son avis. Pourtant, il était gentil. Il y avait chez lui une sorte de gentillesse chaleureuse et naïve, singulière et soudaine, qui lui donnait presque envie de lui ouvrir ses entrailles. Mais elle avait l'impression qu'il pourrait avoir cette gentillesse avec n'importe quelle femme. Et pourtant il apportait un curieux sentiment d'apaisement et de réconfort. Et c'était un homme passionné, entier et passionné. Mais peut-être n'était-il pas assez personnel ? Il aurait pu être le même avec n'importe quelle femme, tel qu'il avait été avec elle. Ce n'était vraiment pas une relation personnelle. Pour lui, elle n'était rien d'autre qu'une femelle."
L'amant de Lady Chatterley
Peut-être seuls les gens capables d'une profonde intimité ont-ils cet air d'être seuls au monde, dit Connie. Il y a chez les autres quelque chose de gluant; ils collent à la masse.
L'Amant de Lady Chatterley - D.H. Lawrence
"Une fois dans sa chambre, elle flottait encore dans le vague et la confusion. Elle ne savait que penser. Quel genre d'homme était-il vraiment ? Est-ce qu'elle lui plaisait vraiment ? Pas beaucoup, à son avis. Pourtant, il était gentil. Il y avait chez lui une sorte de gentillesse chaleureuse et naïve, singulière et soudaine, qui lui donnait presque envie de lui ouvrir ses entrailles. Mais elle avait l'impression qu'il pourrait avoir cette gentillesse avec n'importe quelle femme. Et pourtant il apportait un curieux sentiment d'apaisement et de réconfort. Et c'était un homme passionné, entier et passionné. Mais peut-être n'était-il pas assez personnel ? Il aurait pu être le même avec n'importe quelle femme, tel qu'il avait été avec elle. Ce n'était vraiment pas une relation personnelle. Pour lui, elle n'était rien d'autre qu'une femelle."
L'amant de Lady Chatterley