Chuck sur la route encore: Malaisie et Australie
Vers la fin d’année 2014 j’ai dû une fois de plus ressortirdu Myanmar pour renouveler mon visa et passer cette fois une semaine de congéssavamment minutée entre Kuala Lumpur et Sydney, avec un saut à Canberra.
Je prends enfin le temps de déverser quelques notes duvoyage ici. C’est du réchauffé mais c’est les souvenirs sont meilleurs quand c’est réchauffé, oui, comme le cassoulet.
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Cette agglomération n’est pas vraiment conçue pour les piétons et pour se rendre d’un endroit à l’autre, pourtant géographiquement proches, il est souvent obligatoire de prendre un taxi. Et les taxis de là -bas ne sont pa vraiment sympas, refusant systématiquement de mettre leurs compteurs en marche et pratiquant des tarifs prohibitifs (alors qu’à Yangon, des compteurs, y’en a pas. le problème est réglé). Je classe donc sans peine ces sinistres individus dans la catégorie des professions dont certains membres ternissent l’image de par leur propension a pratique des "rapports affectifs douloureux" : garagistes, banquiers, assureurs, agents immobiliers, conseillers d’orientation, William Leymergie, taxis malaisiens.
« […] mettez le compteur en marche svp –boaaarf non – ben si. Aller s’teuplait  – hmmm… Non. –attends un peu. *Chuck sort de la voiture et montre ce qu’il y a écrit sur la portière* là c’est marqué « taxi avec compteur », alors, compteur, merci – haaa ! mais non – ha mais si – je suis en vacances – et ?– ben pas de compteur – ok je vais marcher un peu… et te souhaite de marcher sur un lego® au réveil sur 10 générations ».
A part ça les gens parlent plutôt bien anglais, paraissent discrets mais sympas. C'est un peu la différence avec l'Australie où la sympathie est présente mais très superficielle, où tout le monde est d’office ton "mate" sans pour autant chercher à te connaître.
   Il y a des malls gigantesques un peu partout. Vous savez ce que c’est qu’un mall ? Vous voyez les Galeries Lafayette de la place de la République de Limoges (mètre-étalon de l’établissement commercial) ? Vous en empilez une petite dizaine en incluant de temps en temps un étage rempli de restaurants de gastronomie rapide prédigérée et cela vous donne une idée de ce qu’est un mall.
Parfois ces établissements sont couplés à des tours de bureaux, c’est notamment le cas des tours Petronas, du nom du groupe pétrolier national en Malaisie. On n’imaginerait pas comme ça, mais à la vue de ces 2 tours colossales on réalise que le pétrole, ça paye. Je suis inquiet pour eux avec la baisse du prix du baril, si ils ne peuvent plus se permettre le loyer de ces tours là j’ai un copain qui a un bon plan, il cherche à sous-louer un T2 en Picardie.
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Etant plutot court sur pattes, j’en profite pour taquiner les sommets dans quelques restaurants de ces gratte-ciels. Non, je n’ai pas le vertige, c’est juste qu’il ne faut pas que je regarde le sol. c’est haut en fait. Ils sont sérieux vos maçons ? et plus sérieusement, il vous reste des côtelettes d’agneau ? c’est pas mauvais ça, j’avais oublié.
  Je me promène et me retrouve, non loin du centre-ville, sur une route désertique bordée d’une dense végétation. J’apprécie le calme. Plus loin je rencontre des singes, patibulaires mais presque. Derrière eux de larges filets m’indiquent que je suis presque arrivé au « plus grand parc d’oiseaux en captivité du monde ».
Loin d’être dingue d’animaux en captivité j’avais un doute, mais l’endroit parait assez grand pour ne pas rendre les piafs zinzins. Et puis quelle chance pour les enfants ! La chance d’observer ce magnifique paon en semi-liberté, cet animal majestueux, ici perché noblement sur une branche, et… et…. Et en train de déféquer (majestueusement) sur des touristes chinois.  Je termine ma visite et suggère aux réceptionnistes de renommer le parc en « plus grand stock de guano sous filets du monde ».
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" Les habitants de Malaisie s’appellent les Malaisiens. À ne pas confondre avec les Malais, groupe ethno-linguistique qui tout en constituant la population majoritaire et historique, n’en sont pas les uniques citoyens, et se trouvent aussi en Indonésie et à  Singapour. Il y a environ 25 % de Malaisiens de descendance chinoise et 10 % de Malaisiens de descendance indienne. Ils sont établis depuis plusieurs générations. La population est jeune et en bonne santé." Copié-collé de Wikipedia, Houellebecq style !
Tout ça ne nous mène pas très loin, je voulais en fait introduire que j’avais visité un vieux marché, très très typique, indiqué dans les guides touristiques et tout, qui te vend des babioles que tu dois négocier si tu veux pas qu’on te les vende au prix de la poudre de licorne. Et au milieu de tous ces petits stands tous très très typiques, je tombe sur l’enseigne éclatante d’un Subway. Subway, mais si, le vendeur americano-americain de sandwichs dont on aurait honte de se servir du pain pour y étaler du paté. Je plaisante hein, le paté je le mange avec n’importe quoi. Une cuillère par exemple. Mais je suis un peu étonné de trouver cette enseigne ici, n’importe quel snack local aurait été préférable même.
 Il y aussi un chinatown, sympa pour acheter des montres presque vraies, et un peu plus loin un quartier indien, très coloré. Jolie petite balade.
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Le monorail se distingue étrangement du rail habituel par sa quantité singulière de 1 rail. Est-ce qu’on a plus de chance de tomber ? J’ai posé la même question.
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Australie – Sydney et Canberra
 Kangourous ! évidemment, Australie, alors Kangourou. Equation logique.  Je voulais en voir et cela a finalement été très simple, dès qu’on sort de Canberra on se trouve rapidement dans le bush et il suffit de se promener 10 minutes pour tomber sur ces glandeurs ces très dignes et très occupés marsupiaux. De couleur pierre ils sont assez difficile à voir sur les photos, parce qu’il y a aussi des pierres, sur les photos…  Je voulais voir des ornithorynques aussi, animal mythique s’il en est, mais là c’est plus dur. C’est d’ailleurs un peu LA déception du voyage, merci de compatir.
Pour en revenir à nos kangourous, ceux-ci paraissent assez inoffensifs et finissent par s’éloigner si on s’approche de trop près. Une inoffensivité apparente seulement, car ces loubards du bush peuvent vous éventrer d’un puissant coup de patte bien placé, ou bien vous enchainer crochet, uppercut, crochet, jeu de jambe et direct du droit pour finir en beauté, ça je l’ai vu dans un dessin animé c’est forcément vrai. Il n’empêche que le bestiau fait vachement moins le fiérot quand il se retrouve dans mon assiette. Sa viande est plutôt bonne et comme me dit un ami : « C'est extrêmement sain, parce qu’avant de nourrir un kangourou aux OGM, il faut courir vite ».
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Sydney bénéficie de plusieurs plages. Pour les rejoindre depuis le centre-ville il suffit de prendre un bateau comme on prendrait le métro, et nous y voilà bientôt. Oui, la vie doit parfois être douce dans le secteur.
   Dans un registre moins pipou c’est, je crois, juste derrière ces bâtiments qu’a eu lieu la prise d’otage à Sydney moins de 2 semaines après mon passage.
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 L’opéra de Sydney. Oui bon, c’est une grande bicoque un peu bizarre, mais est-ce que ça vaut tout ce tapage ? Idem pour la Tour Eiffel hein, ce n’est un grand machin vaguement typique, rien à voir avec la gare de Limoges humpfff. Enfin, du coup je me promène dans le parc à coté et tombe sur des oiseaux se dégobillant dans la bouche, ce qui me plonge derechef dans de nouvelles réflexions philosophiques à propos de ce qui parait dégoutant à certains mais tout à fait normal à d’autres. Un petit piaf me tire de mes pensées en piaillant sur son ainé afin de recevoir son dégueuli nourricier, bon appétit mon petit.
  Il semble que l’Australie ait un problème avec l’alcool, avec pour preuves les très nombreuses campagnes de sensibilisation à la « consommation raisonnée », et ce jusque dans le métro : des posters immenses allant même jusqu’à rappeler l’existence d’un site internet « howtodrinkproperly.com »… On m’explique que certains quartiers ont un large passif de bagarres de bars, d’agressions motivées uniquement par l’alcool, de concours de bourre-pif qui tendrait visiblement à définir celui qui a la plus grosse. Malheureusement cela a fait quelques décès ces dernières années.
Le fait est que j’en ai croisé quelques-uns, des types largement imbibés, ultra-baraqués, et dont le front doit rapidement se barrer d’un trait soucieux et d’une veine palpitante face au premier challenge intellectuel insurmontable, comme une soustraction à 2 chiffres par exemple. Certains ne semblent attendre qu’une bonne ou une mauvaise raison pour aller asticoter leur prochain.
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L'art aborigène mêle souvent paysages géographiques et oniriques. Ces grandes toiles parsemées de points et lignes colorés représentent en effet des cartes: des lieux et les rêves qui leurs sont associés. D’ailleurs, cela avait-il pour intention d'être de l'art? Cette toile n'est-elle pas plutôt un document technique, un guide du routard ou un plan Bison Futé ? Un mode d'emploi issu d’un mysticisme d'une rare poésie ? Qu’est-ce que l'art ? Vous avez 3h, ensuite je ramasse les copies.
(la photo ci-dessous n’est pas de moi mais il fallait bien illustrer le propos)
  Dans un bar de Canberra nous assistons à une représentation de « Magic Rob Universe ». Mon pote m’explique que le rock psychédélique a eu beaucoup de succès en Australie dans le passé. Et à voir les 3 ou 4 loulous qui font les zouaves en transe devant la scène, il y a visiblement des restes...  ou des remontées d’acides tardives. Je vous invite quand même à cliquer sur leur nom un peu plus haut, j’ai bien aimé la musique et les capes des types, on ne porte plus assez de capes de nos jours (ce n’est peut-être pas la meilleure chanson que j’ai mis là , mais elle a bizarrement été filmée le jour où on y était).
 De grandes étendues de rien, l’ombre des nuages.  Je suis dans l’avion, reparti de Sydney, au-dessus de l’Australie centrale. De là où nous volons je ne distingue évidemment pas le sol, peut-on apercevoir des humains depuis nos nuages? Des arbres ? Des maisons? Je finis par repérer une route, longue scarification rectiligne sur ce paysage désolé. Ensuite je plisse les yeux sur ce regroupement de taches minuscules, me concentrant sur 2 d'entre elles. Si je finis par les voir bouger l’une par rapport à l’autre c'est que c'est un troupeau. Un troupeau de quoi? Ça ne bouge pas… des arbres donc, ou quelque chose comme ça.
Oh Là ! Une exploitation (minière ?) au milieu du désert, avec sa courte piste d'atterrissage. D'ici ce sont 3 routes qui en repartent, vers l'est mais dans 3 directions différentes, tels les 3 employés du meunier dans un conte de Grimm, à la recherche de quelque trésor.