STASI 2.0 : LâAllemagne de Merz officialise le retour de la police politique
LâAllemagne de Friedrich Merz est en train de ressusciter les pires mĂ©thodes de la Stasi est-allemande. Le projet de loi du ministre de lâIntĂ©rieur Alexander Dobrindt veut accorder Ă lâOffice fĂ©dĂ©ral pour la protection de la Constitution (BfV) des pouvoirs orwelliens inĂ©dits : modifier secrĂštement des donnĂ©es numĂ©riques, pirater ordinateurs et tĂ©lĂ©phones portables privĂ©s, pĂ©nĂ©trer dans les domiciles Ă lâinsu des occupants, recruter des adolescents de 16 et 17 ans comme informateurs et espionner les citoyens sans jamais les en informer.
Ce texte liberticide ne se contente plus de permettre la simple collecte de renseignements. Il autorise une intervention active : interruption, redirection ou falsification de communications, suppression ou manipulation de donnĂ©es stockĂ©es. Les entreprises de tĂ©lĂ©coms et les gĂ©ants du numĂ©rique pourraient ĂȘtre contraints de collaborer. Dans les cas « urgents », la direction du BfV pourrait mĂȘme autoriser elle-mĂȘme ces opĂ©rations sans contrĂŽle prĂ©alable.
Le gouvernement justifie ces mesures par la « montĂ©e des menaces » quand il sâagit clairement dâune formidable extension de lâĂtat policier. Lâopposition et les dĂ©fenseurs des libertĂ©s dĂ©noncent un dangereux prĂ©cĂ©dent. La possibilitĂ© de perquisitions secrĂštes Ă domicile et surtout le recrutement officiel de mineurs comme « balances » ont particuliĂšrement choquĂ©.
Wolfgang Kubicki (FDP) a jugĂ© la mesure « moralement et Ă©thiquement inacceptable », rappelant lâhypocrisie dâun Ătat qui juge les ados trop immatures pour les rĂ©seaux sociaux mais assez matures pour servir dâespions. Alice Weidel (AfD) a Ă©tĂ© encore plus tranchante : si lâĂtat se met Ă mentir, falsifier et utiliser des deepfakes, « lâĂtat de droit est mort ».