l’injuste CSG sur les retraites:  les retraités vaches à lait d’un gouvernement prodigue
Les retraites ne doivent pas subir une baisse de CSG non compensĂ©e. Il n’y a aucune raison de leur faire subir cette hausse. il n'ont pas Ă ĂŞtre concernĂ©s par une hausse de CSG qu'elle que soit leur retraite. Ils n’auraient jamais du subir cette dĂ©cote de leurs pensions. Si le budget n'est pas Ă©quilibre c'est sur les prestations accordĂ©es sans contreparties de cotisations antĂ©rieures, comme sur les RSA, les Allocations familiales,les APL, les prestations de toutes natures versĂ©es sans contrepartie de cotisations et d’impĂ´t, l’ASPA , les subventions.Â
Cette hausse de CSG sur les retraites est du racket qui n'a pas de fondement d'Ă©quitĂ©. On atteint un niveau d'abus de droit et de pouvoir de la part du gouvernement en place jamais Ă©galĂ©.Â
RetraitĂ©s salariĂ©s Ă taux plein, de plein droit, sans complĂ©ment ASPA,nous n’avons perçu que la moitiĂ© de notre rĂ©munĂ©ration toute notre carrière, si l’on prend en compte tout ce qui est rattachĂ© au travail : les charges patronales, salariale et mĂŞme notre contribution à l’impĂ´t sur les revenus correspondant souvent Ă un mois de paie. Nous avons souvent payĂ© de notre poche notre mutuelle, nous avons rarement bĂ©nĂ©ficiĂ© de chèque repas ou prime de transport, et nos employeurs n’ont pas bĂ©nĂ©ficiĂ© d’allègement de charges patronales sur nos salaires.les 13 14 15 mois nous ne connaissions souvent pas.Â
La CSG a été créée et appliquée sur notre salaire et nous avons payé des impôts sur sa part non déductible fiscalement. La part de CSG non déductible fiscalement a gonflé notre revenu fiscal de référence et donc notre seuil d’inéligibilité aux droits sociaux .  La petite diminution des charges de sécurité sociale qui intervenait en balance inéquitable a vite été oubliée.
Les primes bloquées 5 ans, exonérées à leur création comme la participation, pour favoriser l’investissement des entreprises, ont été à leur tour assujéties  à la CSG qui de son coté a grossit de façon exponentielle au fil des années.
Les femmes sont particulièrement lĂ©sĂ©es par la CARSAT/CRAM pour leurs congĂ©s maternitĂ© et pĂ©riodes de chĂ´mage , qui Ă©liminent du calcul en valeur absolue en annĂ©e civile sans glissement ni pondĂ©ration en fonction du temps de travail,  les annĂ©es concernĂ©es par tout ou partie du congĂ© maternitĂ© ou toute pĂ©riode de chĂ´mage et ce sont parfois les annĂ©es qui avaient la meilleure rĂ©munĂ©ration mensuelle. De mĂŞme pour les temps partiels, l’annĂ©e civile est pĂ©nalisante.Â
Le changement de calcul utilisant la demi moyenne des 25 meilleures années au lieu de celle des 10 meilleurs années a abouti à une baisse conséquente de pensions. Rien à voir du coté des fonctionnaires qui reçoivent une retraite calculée sur les 6 derniers mois de traitement, avec ou sans prime,  c’est tout de même plus avantageux et susceptible de manoeuvres favorables reposant sur le dernier employeur..
Le passage à l’euro et le regroupement des caisses avec des calculs discutables ont entrainé des discordances importantes selon les regimes et de grandes incohérences.
Les  pensions de retraites étaient exonérées de cotisations, elles sont désormais assujetties à la CSG soit une amputation de nos retraites au profit de l’état.  Nos retraites sont bloquées en valeur points et coût de la vie depuis plus de 5 ans.
Le choix de l’indice le plus faible qui soit parce qu’aucun n’a été précisé dans la loi contribue à figer les retraites.
La réévaluation Ă©tant bloquĂ©e par l’état , aggrave encore cete dĂ©valuation.Â
Le rĂ©gime des independants, suivi du RSI privĂ©, n’accorde pas non plus des retraites favorables.  Â
Nos retraite supplĂ©mentaire par capitalisation octroyĂ©es par certains employeurs, versĂ©es sous forme de capital calculĂ© sur 10 ans seulement, et non de rente parce que considĂ©rĂ©e trop faibles sont Ă leur tour, amputĂ©e de la CSG sans abbatement, lors du dĂ©blocage.Â
Nos petites économies placées, sont frappés de CSG et les intérêts proches de zero ne compensant même plus les frais bancaires de tenue de compte devenus indispensables pour nos virements et prélèvements administratifs.
Nous devons continuer Ă nous assurer, Ă payer nos mutuelles plus chères en raison de l'âge pour moins de couverture, sans participation d’un tier employeur ou Ă©tat, pas de CMU ni de  CMUC pour nous. Â
Si nous avons fait en sorte de devenir propriĂ©taire pour sĂ©curiser notre vieillesse, nous payons la taxe foncière qui va augmenter de 30%. pour compenser une taxe d’habitation qui doit ĂŞtre supprimĂ©e, mais  pour laquelle notre situation maritale et charges de famille et pension de retraite faible  nous Ă©xonère dĂ©jĂ . Et nous devons faire face aux obligations de travaux prescrits par l’état en matière d’ascenseur, economies d’énergie, renovation, ravalement, accessibilitĂ©, eTC...Â
Grace Ă la rĂ©duction des pensions, par changement de calcul, regroupement de de caisses , d’organismes, les caisses regionales ne consacrent plus que 50% de leur budget aux pensions acquises, le reste est rĂ©parti entre gestion, personnel de la caisse, maisons de retraites et de service, voyages organisĂ©s trop chers, et activitĂ©s et voyages gratuits pour certains bĂ©nĂ©ficiaires de tarifs preferentiels ,les formateurs, les conferences parfaitement inutiles, les Afsa, les residences de retraite et lieux de vacances de privilegiĂ©s. Il serait bon de ne pas dĂ©tourner l’argent des cotisations et de laisser Ă chaque retraitĂ© la libertĂ© de ses activitĂ©s de loisir. Â
La CSG vole notre épargne et le travail que nous avons fourni en cotisant pendant 175 trimestres, les études que nous avons faites pour une meilleure remunération qui nous écartait des aides de l'état, ne comptent pas, ne rapportent rien, nous avons seulement été des pigeons, des nigauds.
lire : L’érosion du pouvoir d’achat des retraités:  https://www.cairn.info/revue-gerontologie-et-societe1-2006-2-page-45.htm
- 1200€ de pension de droit subirait donc  l’augmentation de CSG alors que les pensions sont dévaluées depuis plus de 10 ans, fait regretter d’avoir travaillé.
Un retraitĂ© de pleins droits , Ă partir de 1200€ de pension  devrait donc chercher Ă retravailler encore pour financer ses frais fixes , compenser la hausse de la CSG et les dĂ©valuations et les blocages de réévaluation, sans parler du renouvellement de vehicule, de travaux d’entretien et mise aux normes du logement, de frais dentaires non pris en charge.Â
Le minimum vieillesse , l’ASPA,exonĂ©rĂ© de CSG et fortement réévaluĂ©e, qui est versĂ© Ă des personnes qui n’ont pas ou peu cotisĂ© et pour certains jamais travaillĂ© en France, jamais versĂ© d’impĂ´t. (Il suffit en effet de prĂ©senter un permis de sĂ©jour qui a Ă©tĂ© accordĂ© pour 10 ans) est une insulte, une honte, pour tout ceux qui ont aliĂ©nĂ© leur vie pour s'offrir une retraite dĂ©cente et qui ont agit en adulte responsable.Â
 - 803.20€ de minimum vieillesse ou ASPA  pour une personne seule,  exonĂ©rĂ© de CSG  mais fortement réévaluĂ© et portĂ©e Ă 900€ en 2018 soit +12%..Â
 - 1246.87€ le minimum vieillesse ASPA pour un couple, soit + 55% exonĂ©rĂ© de CSG mais fortement réévaluĂ©e, il sera portĂ©e Ă 1400€ en 2018 soit +12.28%, cumulable avec le revenu RSA et d’autres allocations.Â
. Noter que la majoration pour conjoint à charge a été supprimée pour les retraites acquises de plein droit après 2011. et un enfant majeur à charge n’octoye pas de majoration dans le régime régime général, 2 enfants non plus, et le fait d’avoir élevé au moins 3 enfants n’accorde que 10% de majoration.
 Un bĂ©nĂ©ficiaire de minimum vieillesse, lui, verra son allocation réévaluĂ©e selon un indice “electoral “, sans amputation de CSG, continuera Ă profiter du système et cumulera avec son conjoint , retraite APSA APL RSA.  Â
La hausse du seul minimum vieillesse promise lors des elections est contraire au bon sens, Il est plus Ă©levĂ© que le revenu d’un agriculteur en activitĂ© . Le minimum vieillesse est le double en France de celui pratiquĂ© en Allemagne,.Â
La CSG augmentĂ©es sur les retraites non réévaluĂ©es, mais non prĂ©levĂ©e sur le  versement de  l’APSA aussi nommĂ© le minimum vieillesse fortement rĂ©evaluĂ© est une injure. Â
la majoration du minimum de vieillesse en prĂ©sence d’un conjoint est de 55% quand un enfant encore Ă charge d’un retraitĂ© pensionnĂ© n’ajoute aucun complement au rĂ©gime gĂ©nĂ©ral et seulement 2% pour le rĂ©gime complĂ©mentaire, pourtant, un couple n’a en principe besoin que d’une seule chambre tandis qu’il en faut deux pour un adulte et un adulescent.Â
Peut on imaginer que bientĂ´t une banque aura plus confiance en face d’un bĂ©nĂ©ficiaire du minimum vieillesse,  garanti de voir son indemnitĂ© augmentĂ©e, qu’en face d’un retraitĂ© Ă 1200€ de pension de droit que l’on ampute de son revenu un peu plus chaque annĂ©e. Â
Par ailleurs,  une retraite étant déjà calculée, elle ne peut être diminuée ou modulée pour tenter  échapper à cette hausse .
Le projet de retraites par capitalisation qui remplacerait le regime actuel de retraite par répartition prôné par les conseillers de Mr Macron,  videra , coupera l’entrée de fonds pour nos retraites acquises sous le régime de la répartition.
Manifester on n'est pas tous aptes Ă le faire, c'est parce que nous sommes dispersĂ©s et vulnĂ©rables qu'ils s'attaquent Ă nous. Ils s'imaginent que nous ne sommes plus utiles Ă la croissance ni Ă la consommation alors que nous rĂŞvons de rĂ©nover nos logements, de voyager, aller au restaurant, sortir,acheter, des vĂŞtements,  des parfums, recevoir,vivre, tout ce que nous n'avons pas pu faire en travaillant et en Ă©levant nos enfants.Â
Le gouvernement se comporte avec les retraités comme un employeur qui cherche à vous faire partir dès 45 ans, ne veut pas vous embaucher, qui vous harcèle, vous prive peu à peu de vos droits, de votre travail, pour vous faire démissionner, avant d’avoir à vous verser une indemnité de départ en retraite, vous démunir, bloquer votre salaire, vous dispenser de prime, vous écarter de la vie, de peur que vous ayez des besoins qu'ils doivent satisfaire. Il croit favoriser le salariat en changeant le système de retraite, au lieu de s’attaquer à tout ce qui n’encourage pas le non travailleur à abandonner ses droits à l’oisiveté : la prodigalité de l’état autant que sa stupidité, son appétit insatiable et son gaspillage en faveur de ses pairs, l’injustice et l’inequité des mesures d’aide, en face des risques du RSI, de la carence de droits, des petits avantages ajoutés découverts en bas de l’échelle , mais les petits ruisseaux font de grandes rivières.
avant de gonfler le taux de la CSG il conviendrait de l’appliquer à tous les revenus, même ceux qui reste exonerés, et la liste est encore longue.
 https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=1353CC95291179EEA9FAE43C68221C1D.tplgfr25s_1?idArticle=LEGIARTI000035588570&cidTexte=LEGITEXT000006069577&categorieLien=id&dateTexte=20180101
Mais à bien réfléchir,  nous faire partir , n'est ce pas ce que ce gouvernement jeuniste souhaite ? se débarrasser des vieux ?
Nicolas Sarkozy était un jeune président, Emmanuel Macron encore plus jeune , il ne faut pas s'étonner.
Le but de ces gouvernements est de diriger notre consommation, de nous priver de nos libertĂ©s et de sĂ©lectionner des bĂ©nĂ©ficiaires reconnaissants, qu’il arrose d’avantages sans contrepartie ni obligations, avec pour consĂ©quences, de racketer nos revenus acquis de droit, de dĂ©valuer notre mode de vie et d’encourager l’assistanat, de nous contrĂ´ler, nous sommes en route vers un communisme macroniste Ă©rigĂ© par un adulescent attardĂ©. Â
 N’oublions pas qu’avec un gouvernement de gauche, les caisses sont généralement vides en fin de mandat. pourtant beaucoup de services de l’état ont été privatisés, livrés à la concurrence, sous traités, de monuments vendus, d’énormes subventions sont accordées pour des opérations commerciales pour distraire le peuple, à l’image des arênes de Romains. Mais il n’y en aura jamais assez pour ces élus , préemptés, accoquinés, qui se réunissent en secret hors les murs officiels, pour mieux nous broyer.
C'est un sentiment très amer, beaucoup de dĂ©goĂ»t  et l'envie d'Ailleurs , d'un pays juste qui n'encourage pas l'assistanat non imposable, le pique assiette, l’opportuniste et oblige chacun en pĂ©riode active Ă se bouger. Les retraitĂ©s ont donnĂ© leur part et sont aussi utiles et très prĂ©sents dans le bĂ©nĂ©volat.Â